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Quels sont les animaux capables de vaincre le cancer et quel est … – GEO

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Le cancer existe depuis aussi longtemps que les êtres multicellulaires, apparus il y a 500 millions d’années. Si le vivant n’a cessé de développer des stratégies contre cette maladie, certains animaux présentent une capacité étonnante à prévenir son apparition ou à ralentir son évolution.
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Cancer. Cette famille de maladies, dont le nom signifie ‘crabe’ en latin, se caractérise par une prolifération anarchique de nos cellules, devenues immortelles. Les masses ainsi formées, appelées ‘tumeurs’, peuvent faire penser à des êtres vivants à part entière – tels des parasites à l’intérieur de notre organisme – tant elles présentent un certain degré d’organisation.
Les cellules cancéreuses vont ‘convaincre’, par des signaux chimiques, les cellules saines autour d’elles de former de nouveaux vaisseaux sanguins pour ‘nourrir’ la tumeur“, explique Frédéric Thomas, Directeur de recherches au CNRS, lors d’une conférence à l’Ambassade d’Australie, dans le cadre du programme d’évènements Australia Now.
Si la localisation d’une tumeur dans un organe vital tel que le cerveau ou le coeur peut, dans certains cas, provoquer la mort, ce sont généralement les métastases – lorsque les cellules cancéreuses migrent depuis la tumeur initiale pour aller s’installer ailleurs dans le corps – qui tuent le patient. Mais cette maladie ne touche pas que les humains, loin s’en faut.
Le cancer existe dans toutes les classes de vertébrés (poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères, NDLR), mais aussi chez des animaux invertébrés, tels que les Cnidaires (groupe auquel appartiennent les méduses, les coraux et les anémones de mer)”, précise l’auteur de “L’abominable secret du cancer“, paru aux éditions Alpha.
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Ainsi, le cancer était déjà présent il y a plus d’un demi-milliard d’années. Depuis, le vivant n’a cessé de développer des stratégies pour prévenir l’apparition du cancer ou pour freiner son évolution. Avec, néanmoins, un “compromis” à faire entre les défenses anti-cancer, forcément coûteuses en énergie, et l’efficacité des espèces à se reproduire – ou “succès reproductif”, sélection naturelle oblige. Ce qui explique pourquoi le cancer n’a jamais disparu.
Puisque les cancers naissent d’une cellule devenue “folle”, alors, logiquement, les animaux les plus gros devraient présenter plus de cancers que ceux de petit gabarit. Pourtant, ce n’est pas le cas. “C’est ce qu’on appelle le ‘paradoxe de Peto’ (formulé par le statisticien et épidémiologiste britannique Richard Peto, NDLR), précise Frédéric Thomas. En fait, les espèces de grande taille ont mis en place des adaptations contre le cancer“.
C’est ainsi que l’un des animaux dotés d’un exceptionnel “secret” contre le cancer fait justement partie des plus imposants vertébrés terrestres : il s’agit de l’éléphant. Dans son génome, le pachyderme “possède 20 copies d’un gène suppresseur de cancer – dont nous, les humains, n’avons qu’une seule copie“, glisse le biologiste.
Outre sa taille – et donc son nombre de cellules, l’éléphant possède une autre “raison” d’avoir développé cette stratégie étonnante, à savoir : sa relative sécurité vis-à-vis des carnivores. “Les animaux qui ont plus de risque de mourir d’autre chose – en particulier de l’attaque d’un prédateur – ne vont pas présenter autant d’adaptations anti-cancer“, observe Frédéric Thomas.
Si les souris ont donc peu d’intérêt évolutif à développer des stratégies anti-cancer, risquant à tout moment de se faire croquer, c’est pourtant parmi les rongeurs que l’on trouve un autre exemple d’animal particulièrement résistant au cancer. Il s’agit du rat-taupe nu, ou rat-taupe glabre, connu également pour son apparence disgracieuse – au regard des critères esthétiques humains, en tout cas.
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Le secret de sa longévité – le rat taupe nu peut vivre jusqu’à 30 ans – se trouverait en fait dans l’épiderme de cet animal à la vie souterraine. “Pour pouvoir se balader dans les galeries, ils sont dotés d’une peau très résistante, formée de cellules enrobées d’un type particulier d’acide hyaluronique, détaille Frédéric Thomas. C’est cet acide hyaluronique qui empêcherait le développement des cancers, du moins au niveau de leur peau.
D’autres animaux, au contraire, ont pu frôler – et frôlent toujours – l’extinction à cause de cette maladie. C’est le cas du Diable de Tasmanie, un animal qui tient son nom de l’île de laquelle il est endémique, au large de la côte sud de l’Australie.
Ce marsupial est victime d’un cancer transmissible – un cas très rare, puisque dans les formes transmissibles de cancer, “c’est généralement l’agent pathogène provoquant le cancer qui est transmissible (papillomavirus humain provoquant le cancer du col de l’utérus, par exemple) et non les cellules cancéreuses elles-mêmes“, souligne Frédéric Thomas.
Le Diable contamine ses congénères à travers les morsures, qui sont monnaie courante chez cette espèce – que ce soit pour gagner l’accès à la nourriture ou aux femelles. Les cellules cancéreuses se trouvant dans la salive de l’individu mordeur parviennent à infecter l’animal attaqué, et à former des tumeurs faciales. Au bout de quelques mois, les masses cancéreuses sont déjà si imposantes qu’elles entraînent la mort de l’animal, devenu incapable de s’alimenter.
Un premier cancer transmissible est apparu il y a 26 ans, éradiquant 85 à 90 % de la population de Diables de Tasmanie“, explique Frédéric Thomas. Si l’espèce est néanmoins parvenue à survivre, en développant une résistance à ce cancer, elle risque toujours l’extinction. En effet, un “deuxième type de cancer transmissible est apparu – de façon indépendante – il y a 7 ans“, note le chercheur.
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Qu’ils soient résistants ou au contraire vulnérables au cancer, les animaux nous permettent de mieux comprendre cette maladie pour, peut-être, développer de nouvelles thérapies. D’autres pistes passionnantes naissent également de la collaboration entre les oncologues et les écologues, respectivement spécialistes du cancer et des écosystèmes. A l’instar de la thérapie adaptative, qui consiste à ne pas appliquer la dose maximale de traitement (chimiothérapie) afin d’éviter de favoriser les cellules tumorales résistantes.
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