Pièces complète 2 euro commémorative et accessoires protection pièces

Quels sont les moyens de contraception pour l'homme ? – Le Figaro

Outre le très célèbre préservatif, il en existe d’autres bien que la plupart soient toujours en phase d’essai clinique.
Contrairement aux contraceptifs féminins, ceux destinés aux hommes restent méconnus en raison de facteurs socioculturels, des mentalités lentes à changer, d’un manque d’investissements dans la recherche et des problèmes d’allocation de budgets pour les industriels. Néanmoins, un virage semblerait s’opérer, selon Geoffroy Robin, maître de conférences des universités, praticien hospitalier en médecine de la reproduction et de la gynécologie médicale au CHU de Lille, secrétaire général du collège national des gynécologues et obstétriciens français. « En tant que professionnel, je n’ai jamais autant parlé de contraception masculine que ces deux dernières années. » Un engouement qui s’expliquerait par la hausse des demandes chez les hommes, prenant conscience que les femmes ne doivent pas à elles seules assumer la contraception. Quelles alternatives masculines sont actuellement disponibles en France ? Le « Figaro » fait le point.
Le préservatif masculin est une gaine en latex ou en polyuréthane (en cas d’allergie au latex) qui se déroule sur le pénis en érection avant la pénétration de sorte à empêcher le passage des spermatozoïdes dans le vagin. Dispositif à usage unique, il reste aussi le meilleur moyen pour se protéger contre les maladies sexuellement transmissibles. Globalement c’est une méthode qui fonctionne bien avec un taux d’échec de 2%. « Cependant, dans la vie courante, il existe souvent des erreurs d’utilisation (glissement de préservatif, rupture, insertion trop tardive au moment du rapport) qui font grimper le taux d’échec à 15% », explique Geoffroy Robin. Il peut s’utiliser avec du lubrifiant pour un meilleur confort et pour limiter le risque de déchirure.
Le slip thermique : À l’aide de ce sous-vêtement adapté, il est possible d’augmenter légèrement la température des testicules grâce à la chaleur corporelle emprisonnée par le tissu. L’environnement testiculaire naturel ne dépasse pas les 32 à 35°C. Au-delà, les spermatozoïdes, très sensibles à la chaleur, sont neutralisés. Si cette méthode fait l’objet d’un fort engouement, elle possède néanmoins quelques limites. D’une part, elle est contraignante puisqu’il faut porter le slip 15 heures par jour, de préférence pendant les heures d’éveil. Elle peut également induire des douleurs au niveau des testicules à cause de la chaleur. Enfin, « plusieurs études ont montré que la chaleur impacterait la qualité du sperme en altérant leur ADN », s’inquiète le Pr Robin. Le risque est alors double lorsque l’homme souhaitera procréer : un sperme de moins bonne qualité favoriserait le développement de malformations à la naissance, voire ne donnerait pas du tout lieu à une naissance s’il est trop altéré. C’est pourquoi il ne faut pas utiliser ce dispositif en continu plus de 4 années consécutives.
L’androswitch : encore en phase de test, ce moyen contraceptif attire de plus en plus l’attention. Il se présente sous la forme d’un anneau en silicone que l’on insère à la base du pénis afin de maintenir les testicules à l’entrée du canal inguinal. « Il faut le glisser jusqu’à la base de la verge en tirant délicatement ce qui entraîne la remontée mécanique des testicules dans le corps », explique le gynécologue. Comme toutes les méthodes thermiques, l’androswitch doit se porter 15 heures par jour pour devenir opérant afin de freiner le cycle de maturation des spermatozoïdes. Son avantage est qu’il s’agit d’une méthode sans hormones donc plus naturelle, peu coûteuse et réutilisable. De plus, l’élasticité de l’anneau ne le rend pas douloureux en cas d’érection. Cependant une consultation médicale s’impose pour déterminer si le patient n’est pas concerné par certaines contre-indications (anomalie de la descente des testicules, hernie inguinale, cancer du testicule etc.)
La vasectomie est une méthode de stérilisation définitive qui consiste à couper et bloquer les canaux déférents transportant les spermatozoïdes à partir des testicules. L’opération, qui dure environ un quart d’heure, est pratiquée sous anesthésie locale par un spécialiste. Cependant elle doit faire l’objet d’un encadrement médical qui impose au patient un long délai de réflexion d’approximativement 4 mois. « Cet encadrement est primordial : il laisse le temps d’intérioriser toutes les informations nécessaires liées à la pratique, et offre la possibilité de se rétracter dans le cas d’un doute ». Il s’agit de l’un des moyens de contraception les plus fiables avec un taux d’efficacité estimé à 99,8%.
Un point négatif à souligner toutefois : de plus en plus de jeunes pensent à la stérilisation alors qu’ils n’ont pas encore d’enfants. « Si cela fait l’objet d’un choix réfléchi et délibéré, aucune raison de s’y opposer. Néanmoins, bien souvent ces jeunes se lancent sans peser les bénéfices-risques, pensant qu’il existe toujours la solution de congeler leur sperme. Or je ne pense pas que ce soit la bonne mentalité à adopter », s’inquiète le médecin. Pour ce dernier, la vasectomie doit donc être considérée comme définitive bien qu’il existe une possibilité de reconstruction des canaux (qui n’aboutit à une grossesse que dans 40 à 50% des cas) et le recours à la procréation médicalement assistée (PMA).
» LIRE AUSSI – Vasectomie : qu’est-ce qui bloque les hommes ?
Le gel de testostérone : toujours en cours de développement, il s’agit d’une contraception masculine à action hormonale, développée par une équipe de chercheurs américains de l’UCLA Medical Center. Le gel dit « androprogestatif » contient de la testostérone couplée à un dérivé de la progestérone (Nestorone) dont l’association permettrait de faire chuter la production de sperme « en bloquant l’axe hypothalamo-hypophysaire du cerveau impliqué dans le fonctionnement de l’activité testiculaire », précise Geoffroy Robin. C’est en tout cas ce qu’ont montré les résultats préliminaires de l’étude américaine publiée en 2018 : 89% des participants ont vu leur concentration de spermatozoïdes baisser à un seuil qui rend la possibilité de conception extrêmement faible. Méthode plutôt prometteuse, elle présente aussi l’avantage d’être très facile d’utilisation puisqu’elle consiste en l’application quotidienne du gel au niveau de l’avant-bras.
La solution injectable de testostérone : dispositif hormonal validé par l’OMS, il consiste en une injection intramusculaire d’une très forte dose de testostérone toutes les deux semaines. « Comme on est au-dessus du seuil physiologique, cela induit un blocage au niveau de la glande hypophysaire qui stimule les testicules. Au bout de 6 mois de traitement, il y a un arrêt de la production de spermatozoïdes ce qui en fait une méthode très efficace », indique le Pr Robin. Néanmoins, elle n’est recommandée que sur de courtes périodes car les effets à long terme sont encore peu connus et incluent éventuellement l’apparition d’acné, de sautes d’humeur, et d’un risque de polyglobulie(une augmentation anormale du nombre des globules rouges dans le sang). C’est pourquoi « le gel semble offrir une meilleure alternative car la testostérone qu’il contient ne dépasse pas le seuil naturel, ce qui réduit la survenue d’effets secondaires indésirables », estime Geoffroy Robin. La prescription de ce contraceptif se réduit souvent aux situations où la femme ne peut ou ne supporte pas de moyens de contraception, par exemple en cas de chimiothérapie ou après guérison de certains cancers hormonodépendants.
» LIRE AUSSI – La testostérone peut rendre agressif… ou altruiste
Les moyens de contraception masculins sont à ce jour très mal pris en charge par la sécurité sociale. Seule la vasectomie l’est entièrement par l’Assurance maladie. La grande nouveauté de 2023 concerne le préservatif qui, depuis le 1er janvier, est disponible gratuitement en pharmacie pour les jeunes de moins de 26 ans. Néanmoins cela ne concerne que les modèles classiques de la marque « Eden » ou « Sortez couverts ! », souvent jugés peu confortables en raison d’un latex très épais. Le reste des méthodes contraceptives sont à l’entière charge des patients. Comptez en moyenne 40 euros pour le slip thermique, 10 euros l’injection d’une dose de testostérone du protocole de l’OMS (les injections étant à renouveler toutes les deux semaines) et environ 37 euros pour un androswitch.
Les muqueuses génitales, chez l’homme, ne sont pas stériles.
Les informations recueillies font l’objet d’un traitement informatique destiné à nous permettre de gérer votre compte.
Sauf avis contraire de votre part, vos coordonnées pourront être conservées par Société du Figaro et utilisées à des fins de prospection commerciale. Conformément à la loi « Informatique et libertés » du 6 janvier 1978, vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition que vous pouvez exercer en nous écrivant à serviceclientweb@lefigaro.fr.

source

A propos de l'auteur

Avatar de Backlink pro
Backlink pro

Ajouter un commentaire

Backlink pro

Avatar de Backlink pro

Prenez contact avec nous

Les backlinks sont des liens d'autres sites web vers votre site web. Ils aident les internautes à trouver votre site et leur permettent de trouver plus facilement les informations qu'ils recherchent. Plus votre site Web possède de liens retour, plus les internautes sont susceptibles de le visiter.

Contact

Map for 12 rue lakanal 75015 PARIS FRANCE