Le grand écart entre l'augmentation des coûts et celle des salariés – Les Échos Business

Réunis le 25 novembre autour de François Asselin, patron national de la CPME, les dirigeants vendéens des PME et TPE se disent inquiets pour leur avenir malgré des carnets de commandes florissants. Sur les 22.000 PME et TPE de Vendée, un tiers sont en effet en renouvellement de contrat énergétique au 1er janvier 2023 et, suivant les estimations nationales, 18 % d’entre elles pourraient voir leur facture énergétique dépasser le montant de leur résultat. « Si elles signent, elles se pendent », s’alarme le patron de la CPME.
En attendant le coup de pouce promis par l’Etat aux PME, les entreprises vendéennes font le dos rond et s’organisent pour trouver des solutions. « Entre la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières, jamais l’avenir n’a été aussi incertain », résume Laure Rautureau, codirigeante de la société Sofareb , fabricant de bâches de protection sur mesure qui emploie 37 salariés à Longèves.
La société familiale a répercuté une partie de la hausse sur les prix de vente mais, attentive au pouvoir d’achat de ses salariés, elle a dans le même temps procédé à trois hausses de salaire en 2022. « J’ai des salariés qui ont du savoir-faire et je ne veux pas risquer de les perdre », indique Laure Rautureau. Résultat, la société a réduit ses marges et réorganisé la production pour que les machines à souder haute fréquence soient utilisées en heure creuse.
Même son de cloche chez Plasti Pêche (18 salariés), constructeur et réparateur de bateaux de pêche à l’Aiguillon-sur-Mer touché de plein fouet par une hausse de 15 % des prix sur le polyester et l’acier. Plasti Pêche a aussi rogné sur ses marges pour augmenter ses salariés (+7 %) faute de pouvoir renégocier ses ventes déjà signées. Mais la TPE n’a pas été épargnée par le dumping salarial. « Un soudeur et un stratifieur, des compétences rares sur le marché, ont quitté l’entreprise », témoigne Marie-Agnès Mandin, codirigeante du chantier naval.

Plasti Pêche, constructeur et réparateur de bateaux de pêche à l’Aiguillon-sur-Mer, a rogné sur ses marges pour augmenter ses salariés.


Quant à Blandin Taxi, société de transport de personnes et de marchandises employant 49 salariés à Aizenay, son dirigeant a certes réussi à répercuter une partie de la hausse de l’essence sur ses factures mais il a toutes les peines à se fournir en pièces détachées pour entretenir ses 40 véhicules. Et leurs prix ont bondi jusqu’à 30 % pour les pneumatiques. Blandin Taxi a de surcroît vu 10 de ses conducteurs être débauchés par des concurrents malgré une hausse de 12 % des salaires. Pour maintenir ses marges, la société espère avoir trouvé la parade et développe une nouvelle activité de logistique peu énergivore en réponse à l’essor des besoins de stockage des entreprises vendéennes.
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https://netsolution.fr/gestion-de-la-production/

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