"J'ai 17 ans et j'ai écrit un livre". Rencontre avec un jeune écrivain altiligérien – Zoomdici

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Le Puy-en-Velay

Par EMa sam 03/12/2022 – 12:00 , Mise à jour le 03/12/2022 à 12:00
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Il n’a pas atteint la majorité que Tom Liogier, natif du Puy-en-Velay, publie déjà son premier livre, ce samedi 3 décembre. Zoomdici vous dévoile qui est ce jeune écrivain et les raisons qui l’ont poussé à tricoter ainsi les mots.
Originaire du Puy-en-Velay, Tom Liogier, 17 ans, est en école de commerce à Lyon. Peu de personnes peuvent se vanter d’avoir écrit, illustré, édité un premier livre à l’âge de 17 ans. Tom, lui, le peut.
Dans ce livre de 76 pages, « Les soixante-cinq saisons », qu’il a écrit en un an, on suit l’histoire de deux meilleurs amis qui s’aiment et se connaissent depuis tout petits. Mais malheureusement l’un d’entre eux meurt. L’autre, le protagoniste de l’histoire se met alors à le chercher dans ces rêves. Son inconscient est le seul endroit où il peut retrouver son ami. Pour rester avec son ami le plus souvent possible, le personnage principal doit dormir pour rêver. Il se met donc à boire et tombe dans l’alcoolisme et sombre dans une folie.
Un livre poétique, psychologique et philosophique qui parle de comment retrouver les choses qui nous plaisent à travers les rêves.
« Au collège, j’étais pourri en français et aujourd’hui j’ai écrit un livre. »
Tom à vécu « une scolarité difficile » parfois remplie de tristesses, de pleures et de joies. Il se définit lui-même comme un « cancre » qui n’avait qu’un objectif : faire rire les autres. « Au collège, j’étais pourri en français et aujourd’hui j’ai écrit un livre. Je me décris comme une personne battante, qui cherche à se surpasser ». Passionné de musique, de sport, par l’entrepreneuriat, l’écriture, la lecture, ce jeune étudiant n’a pas peur des obstacles et considère que ces derniers contribueront à atteindre ses objectifs.
L’idée d’écrire ce livre est venue du fait que « l’on passe six ans de notre vie à rêver en moyenne ». Le jeune homme pense donc, que « l’on ne peut pas ignorer six ans de notre existence. L’inconscient, c’est le pilier des réponses du comportement humain », assure Tom.
Pour lui, son objectif à travers cette œuvre, est de provoquer un maximum d’émotions variées chez ses lecteurs.
Écrire un livre d’abord un défi
Comment avez-vous commencé ?
« Il y a un an, j’ai décidé de me lancer un défi : celui d’écrire un livre qui associe la psychologie à la philosophie. J’avais une envie : aborder la thématique du rêve à travers le questionnement de la vie et de la mort. »
Votre déclic ?
« J’avais 16 ans lorsque j’ai commencé à écrire mon livre et j’avais envie de laisser une empreinte de ma personne. L’appartenance est une notion importante pour moi. Quand on achète un objet en magasin, on se dit qu’il nous appartient, mais ce dernier n’est pas notre création. Alors que mes idées, mes pensées, mon livre est vraiment à moi. Et puis, c’est aussi l’idée que j’avais envie de faire quelque chose dans ma vie et de me rendre fier de moi. »
Comment définissez-vous votre style ?
« J’ai un style très soutenu. Je me suis beaucoup inspiré du philosophe Dante, de Nietzsche et de beaucoup de formulations anciennes. Mon livre a des références greco romaine, mais aussi au christianisme, à la mythologie grecque ou encore à l’existentialisme de Sartre. C’est un style très ancien et très contrasté. Il y a un univers religieux mais aussi un univers athéiste, c’est-à-dire la foi que l’homme n’existe que par lui-même. C’est un style complexe, mais qui nous fait apprendre quelque chose. »
Comment avez-vous procédé à l’écriture ?
« C’est l’étude de beaucoup de livres philosophique, comme les lettres philosophique de Voltaire ou encore des ouvrages comme « Ainsi parlait Zarathoustra » de Friedrich Nietzsche. Ce sont beaucoup de lecture d’auteurs anciens mais aussi modernes. »
« Quand on a 17 ans, en tant que jeune homme aussi, ce livre permet de se construire, car on se force à s’instruire, à se dépasser. »
C’est quoi votre méthode de travail ?
« Ce n’est pas très orthodoxe. Je me mettais derrière mon ordi et je travaillais comme un fou. J’attendais l’inspiration. Parfois, ça ne venait pas. Cela a pris près d’un an pour écrire ce livre et presque tous les jours. J’ai consulté plus de 200 références (blog, livre, film, magazine, etc…ndlr) pour écrire cet ouvrage. »
Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre pratique de l’écriture ?
« C’est la fierté d’avoir accompli quelque chose dans la journée et d’avoir mis des mots sur des émotions et de les contrôler. »
Quand on a 17 ans, en tant que jeune homme aussi, ce livre permet de se construire car, on se force à s’instruire, à se dépasser. » À l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus décevant, ou le plus difficile ?
« La peur de l’échec. Écrire un livre ça prouve de ma détermination. Je n’ai jamais abandonné. Parfois, j’étais des heures devant mon ordinateur, devant ma page blanche, incapable de sortir un mot. J’avais mal au dos tellement j’étais assis. Mais je ne suis pas sorti tant que je n’avais pas écrit quelque chose. C’était presque de la torture parfois, mais ça m’a vraiment aidé de ma vie de tous les jours à ne rien lâcher. Enfin, c’est un accomplissement. »
« J’ai écrit plus de 100 pages de mon histoire dans un tout petit carnet rose à fleurs en écriture minuscule. »
Quelle reconnaissance attendez-vous ?
« Je n’attends de reconnaissance que de moi-même. Dans la vie, c’est avec nous-même que l’on passe le plus de temps et donc on doit s’aimer et être fier de nous. Ce livre y contribue grandement. J’attends tout de même un retour de mes lecteurs, mais c’est un livre que j’ai fait surtout pour moi. À la base, je ne voulais même pas le publier. »
Dans ce cas-là pourquoi avez-vous finalement choisi de montrer cet ouvrage au public ?
« Pour moi, on est interdépendants lorsque l’on est heureux. J’ai besoin d’avoir aussi le ressenti des lecteurs. J’ai voulu faire passer un message, mais peut-être que ce message est perçu autrement par d’autres personnes. Tout le monde à un avis différent sur une même chose et on peut apprendre des choses de l’expérience. Le partage d’une œuvre permet des convergences. »
Que voulez-vous exprimer avec ce travail, quel message ?
« J’aimerais bien provoquer des émotions chez mes lecteurs. Je voudrais aussi que mon histoire personnelle inspire. J’ai 17 ans, j’ai écrit un livre et j’ai prouvé qu’il ne faut pas avoir peur de l’échec. Même si c’est dur, il ne faut rien lâcher. »
Avez-vous une anecdote sur la construction de ce livre ?
« J’avais un tout petit carnet rose à fleurs et j’ai écrit toute mon histoire dans un calepin tout petit. C’est plus de 100 pages en écriture minuscule avec de grosse ratures au crayon a papier et aujourd’hui c’est vraiment un livre en format A. »
Le livre « Les soixante-cinq saisons », de Tom Liogier est disponible à partir du samedi 3 décembre à la Fnac et à la Librairie Laïque du Puy-en-Velay, mais aussi en e-book sur Amazon en livre broché.
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