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Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ? – Final … – Final Fantasy Dream

Comment regagner la confiance des joueurs après avoir livré ce qui est encore considéré aujourd’hui comme l’une des plus grande déception vidéoludique de la franchise Final Fantasy ? Pour répondre à cette difficile question, Luminous Productions a annoncé en juin 2020 Project Athia, une nouvelle licence presque exclusive à la PS5. Après plusieurs mois de trailers et de reports, le jeu, entre-temps renommé Forspoken, est enfin arrivé chez nous le 24 janvier. Alors pétard mouillé ou vraie bonne surprise ?
 
Test réalisé à partir d’un code PS5 fourni par Square Enix.
 
 
Souvenez en 2015, bien avant le chaos engendré par FF XV et ses multiples DLC/films/romans/etc…, Hajime Tabata déclarait que son équipe et lui planchaient sur un projet de jeu AAA destiné à devenir l’un des nouveaux piliers de Square Enix aux côtés de FF, DQ et KH. Puis Noctis est arrivé et a chamboulé les plans d’un peu tout le monde en commençant par Tabata lui-même qui a quitté Luminous Productions. Le studio sera repris par Takeshi Aramaki et cette envie de créer une nouvelle licence se vit enfin concrétisée avec l’annonce du mystérieux Project Athia en 2020. Un jeu se présentant comme une révolution visuelle avec un scénario captivant auquel de grands noms d’Hollywood allaient contribuer. Un programme alléchant qui allait vite virer au cauchemar au fur et à mesure des trailers et communiqués…Le jeu n’a en effet eu de cesse d’être repoussé au fil des ans mais surtout d’enchaîner les bandes annonces et vidéos de gameplay sans jamais réussir à faire comprendre aux joueurs ce que l’on attendait d’eux. Entre les trailers entièrement en CGI, les longues séquences contre des ennemis sacs à PV et les communiqués vantant une histoire incroyable mais aussi du parkour et des combats fous dans des environnements photoréalistes, il n’est pas exagéré de dire que la communication a été catastrophique. Les développeurs se tireront une ultime balle dans le pied en mettant à disposition une démo à quelques jours de la sortie. Ce qui devait être un moyen d’enfin convaincre les joueurs a eu l’effet contraire et nombre de ceux qui ont testé cette version d’essai en sont ressortis plus que déçus… Il faut dire que lâcher les joueurs en plein milieu du jeu, sans contexte, et avec énormément de magies disponibles mais pas de vrai tutoriel était clairement une mauvaise idée et le spectre de la fameuse Platinum Demo de FF XV est revenu hanter certains d’entre nous… Malheureusement, les réseaux sociaux ayant la fâcheuse habitude de juger (très) vite, Forspoken fut directement catalogué comme étant le futur énorme bide de Square Enix. À cela se sont ajoutés discours racistes envers l’héroïne, accusation de wokisme et autres débilités du genre et s’en était fini de Frey. Jugé avant même sa sortie, Forspoken sera étrillé par les journalistes et autres influenceurs, dégommé par les joueurs (ceux-là même qui n’ont probablement pas dépassés la première heure de jeu) et deviendra la cible de toutes les moqueries. Et pourtant, c’est un bon jeu.
 

 
 
Alfre « Frey » Holland est une jeune New-yorkaise de 21 ans. Orpheline et quasi-SDF, elle enchaîne petites magouilles et passages au tribunal. Heureusement, elle peut compter sur son chat et sa collection de baskets pour tenir le coup. Jusqu’au jour où son squat est brûlé par un gang rival et que notre belle se retrouve sans rien. C’est à ce moment précis qu’elle tombera sur un étrange bracelet doré qui la téléportera dans un monde inconnu : Athia. Un univers à la beauté mortelle puisqu’un fléau, appelé la Brume, a été libéré sur ces contrées par celles qui en étaient autrefois les protectrices : les Tanntas. Après un accueil mouvementé de la part de la faune locale, Frey et Krav, le bracelet magique parlant désormais soudé au bras droit de l’héroïne, se retrouvent à Cipal, dernier bastion de l’Humanité. C’est au sein de cette cité que nous nous rendrons compte que Frey est peut-être bien la seule à même de mettre fin au règne de terreur instauré par les Tanntas…
 
Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ?
 
Les amateurs d’animes, mangas et autres webtoons reconnaîtront instantanément dans ce court résumé la base d’un isekai. Ce terme japonais désigne toutes ces histoires dans lesquelles un individu lambda va se retrouver propulsé dans un monde inconnu et fantastique dont il deviendra très souvent le sauveur. Pour vous donner une idée, on peut citer Digimon, Overlord ou bien encore Alice au Pays des Merveilles qui est régulièrement référencé dans le jeu. Genre très en vogue en ce moment, il reste assez rare dans le paysage vidéoludique. C’est donc avec une certaine curiosité que j’ai lancé le titre pour découvrir comment Square Enix et les nombreux scénaristes, parmi lesquels Amy « Uncharted » Hennig, ont appliqué cette formule à leur jeu. Et après 16h, je peux vous dire que l’essai est réussi. Le scénario, bien que classique au début, se montre captivant grâce à quelques rebondissements inattendus, des situations visuellement impressionnantes et un dernier tiers riche en révélation. Le titre bénéficie en outre d’une écriture réussie en termes de dialogues et dissémine de nombreux indices sur le passé d’Athia afin de maintenir notre curiosité en éveil. Dommage toutefois qu’une grande partie de cette histoire se trouve dans des descriptions d’objets et des documents à lire. J’aurais souhaité quelques détails un peu plus subtils et une meilleure utilisation de la narration environnementale. Cette manière de raconter son histoire est d’ailleurs le plus gros défaut de Forspoken. Si devoir lire des centaines de lignes de texte dans un menu n’a rien de très passionnant, on ne peut malheureusement pas compter sur la mise en scène du titre pour nous réveiller. Ainsi les premières heures sont très laborieuses et l’aventure de Frey progresse à grands coups de plans fixes et fondus au noir dignes de l’époque PS3/360. Les dialogues, bien qu’intéressants, sont très statiques et on finit malheureusement par se contenter des discussions obligatoires en évitant comme la peste tout PNJ non affublé d’un marqueur de quête. Cette mollesse est accentuée par les problèmes de rythme du titre qui va vous laisser libre de parcourir le monde pendant plusieurs heures avant de vous enfermer dans un tunnel de cutscenes pendant une quarantaine de minutes… Heureusement, Forspoken parvient à s’extraire de cette situation passé quelques heures et les diverses péripéties de Frey seront beaucoup plus travaillées et impressionnantes au fur et à mesure de votre avancée. Je pense notamment à l’introduction de chaque Tannta qui instaure à chaque fois un sentiment de crainte chez le joueur devant la toute puissance de ces femmes devenues folles. Quel dommage que l’on soit obligés de repasser par Cipal entre chaque région et que la montée en puissance de l’histoire soit stoppée par ces habitants casse-pieds… Oui, je parle de toi Pilo.
 
 
Ce constat est d’autant plus triste que l’écriture des personnages est vraiment réussie. Le duo formé par Frey et Krav fonctionne très bien et l’évolution de leur relation est vraiment intéressante à suivre. Les autres personnages ne sont pas en reste et chacun possède son propre passé qu’il vous faudra découvrir pour mieux les comprendre. Contrairement à Final Fantasy XV, Forspoken propose donc un scénario complet, riche en détails pour les archéologues vidéoludiques mais avec juste ce qu’il faut de portes ouvertes et de mystères pour envisager une suite ou un DLC. Luminous Productions a donc fait le bon choix en s’entourant de personnes plus à même de rédiger une histoire et construire un univers sans laisser d’énormes trous scénaristiques… Il ne leur manque plus qu’un expert en mise en scène pour raconter tout cela de manière un plus dynamique.
 
 
Faites un tour sur les réseaux sociaux (mais pas plus de cinq minutes pour préserver votre santé mentale) et vous verrez qu’outre des propos ouvertement racistes, Frey est aussi considérée comme « égoïste, détestable et terriblement vulgaire ». Et au début, c’est totalement vrai. La jeune orpheline a passé sa vie à se débrouiller seule et n’avait personne sur qui compter. Une situation qui l’a amenée à fréquenter des petits gangs et leur langage fleuri. Rien d’étonnant donc à ce que Frey soit un peu brut de décoffrage ! Cette manière de s’exprimer sera d’ailleurs régulièrement la source de répliques assez drôles avec les autres habitants d’Athia. Cependant, comme tout bon personnage principal qui se respecte, Frey va évoluer. Elle passera donc du statut de jeune femme terrifiée par les monstres l’entourant et pleine de remords à l’idée d’ôter la vie à celui de véritable sauveuse. Et encore une fois, le tout est écrit avec justesse et émotion. Contrairement à ces héros de jeux qui enchaînent les hauts faits comme si de rien n’était, Frey s’extasie devant ses pouvoirs, questionne le monde qui l’entoure mais veut surtout retrouver sa vie, son monde et son chat. Elle n’est pas chez elle dans cet univers et ne veut pas de ce rôle d’élue beaucoup trop lourd à porter pour quelqu’un qui ne parvient déjà pas à se sauver elle-même. Frey est touchante, attachante et elle est l’une des réussites du jeu. Quant aux insultes… Depuis quand les joueurs sont-ils devenus si prudes ? Démembrer des ennemis toutes les cinq minutes c’est ok mais lâcher un « M*rde » face à un énorme dragon, c’est trop ? À méditer. Ah et à ceux qui ont dénigré le jeu parce qu’il met en avant des femmes fortes : il serait temps d’évoluer un peu.
 
 
 
Bon, l’histoire est chouette mais un peu mal racontée. Quid du gameplay ? Eh bien, il est tout simplement grisant. Frey dispose d’un éventail de magies visuellement impressionnantes divisées en quatre éléments distincts ayant chacun leur spécialité. Ainsi la Terre sera axée sur le combat à distance et le contrôle de foule, le Feu est dédié au corps-à-corps, l’Eau est parfaite pour piéger ses ennemis alors que la Foudre désoriente et harcèle vos adversaires. Chaque école dispose de trois sorts d’attaque, d’une petite panoplie de sorts de soutien et d’une attaque spéciale infligeant de gros dégâts. Vous pouvez naviguer d’un style à l’autre librement en plein combat afin de vous adapter aux forces et faiblesses des monstruosités tentant de mettre fin à vos jours. Ce système de magies est très touffu et il vous faudra un petit moment d’adaptation avant de pleinement le maîtriser. Un temps que le jeu vous imposera de toute manière car les nouveaux styles ne s’obtiendront qu’au gré de votre progression dans le scénario. Un choix audacieux mais risqué puisque cela signifie que vous serez bloqués avec la magie de terre pendant les 4-5 premières heures de jeu. Forspoken est donc un jeu qui se révèle sur la longueur et qui ne cesse de s’enrichir au fil des heures laissant ainsi les joueurs apprendre à gérer cet éventail de techniques à un rythme particulièrement bien géré.
 
Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ?
 
Pour ce qui est de la prise en main de ces combats, tout se joue avec les gâchettes. Côté droit pour l’attaque et côté gauche pour le soutien. Rester enfoncé sur la touche permettra de charger vos sorts afin de modifier vos combos ou charger vos coups. Assez réticent à l’idée de marteler R2, j’ai fini par m’y habituer et les magies fusent sans interruption dans un ballet visuel du plus bel effet. Malgré la profusion d’explosions et d’ennemis envahissant parfois l’écran, on ne perd jamais le fil des combats et la caméra n’est que rarement prise en défaut. Mais parce que le combat ce n’est pas que de l’attaque, Frey possède de nombreuses compétences pour virevolter autour des ennemis et user de l’environnement à son avantage. La touche Rond permet d’activer une course permettant de franchir automatiquement les obstacles mais aussi d’esquiver les assauts tandis qu’une pression sur la touche Carré activera un grappin attirant ennemis ou propulsant notre héroïne vers des hauteurs inatteignables autrement. Encore une fois, ces compétences se débloquent durant l’histoire et je ne peux que vous recommander de faire en priorité la quête principale afin d’avoir tous les outils en main pour appréhender les redoutables mutants et pouvoir explorer Athia librement. Dernier conseil, mettez-vous en quête des fontaines. Celles-ci vous offrent de nouvelles techniques de déplacement dont un vol plané des plus utiles.
 
Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ?
 
À tout ceci s’ajoute des mécaniques de RPG. Chaque ennemi vaincu vous récompensera par du Mana qui servira à débloquer des améliorations pour vos sorts. Vous devrez aussi gérer votre équipement pour augmenter votre vie, votre santé mais aussi vous octroyer quelques bonus via les établis de fabrication/amélioration. Dernier point que j’ai trouvé original, le vernis de Frey peut être personnalisé pour vous conférer des bonus appréciables. Si l’on peut se questionner sur la nécessité d’inclure des composantes RPG dans des jeux de ce genre (il s’agit d’ailleurs d’un des rares défauts des derniers God of War), Forspoken a le bon goût de ne pas le rendre trop envahissant et vous ne serez jamais bloqué par un manque de niveau.
 
 
Vous l’aurez compris, niveau gameplay Forspoken est une véritable réussite et la promesse de combats épiques associés à des déplacements fluides et agréables est amplement tenu. Combattre est un plaisir permanent et la présence de petits défis (frapper trois ennemis d’un coup, esquiver 15 attaques…) améliorant nos sorts une fois réussis sont une bonne raison d’enchaîner les affrontements. Bien que nécessaires pour appréhender totalement les possibilités disponibles, les premières heures à ne pouvoir utiliser que la magie terrestre semblent un poil longues et pourront en dissuader quelques-uns. Là encore on retrouve ce problème de rythme qui plombe le premier tiers du titre. Mais s’arrêter à cette introduction un peu lente serait une erreur tant le jeu se montre généreux sur la longueur.
 

Court extrait montrant un petit aperçu des enchaînements possibles
 
 
Devenues incontournables ces dernières années, les options d’accessibilité permettent de modifier de très nombreux paramètres afin de rendre votre expérience de jeu la plus agréable possible. Luminous Productions se montre exemplaire à ce niveau-là et quasiment tout est paramétrable. Vous pouvez ainsi réduire voire carrément supprimer les dialogues non nécessaires à l’histoire, automatiser le ramassage d’objets ou le changement de magies, ajuster la récupération d’endurance et même modifier la configuration des touches… Bref, vous avez énormément d’options et je me demande sincèrement si la plupart des journalistes reprochant les discussions incessantes entre Frey et Krav ou le manque de fluidité dans les déplacements ont ouvert ce menu…
 
 
Au vu des images émaillant ce test, vous avez probablement constaté que les effets spéciaux sont visuellement bluffants. Le travail sur les particules et la lumière est bluffant et chaque magie déclenche un petit effet « wahou » à la première utilisation. Le tout tourne parfaitement bien sur PS5 et je n’ai souffert d’aucun ralentissements, ni bugs. Donc niveau optimisation, rien à dire, c’est propre. Concernant le reste des graphismes en revanche, il y a quelques petits points à revoir. Si les monstres sont magnifiques, il n’en est pas de même pour les humains qui jouissent d’une modélisation de visage assez… décevante. Là ou FF XV faisait très fort pour son époque, Forspoken flirte un peu trop souvent avec la « vallée dérangeante » et les expressions des différents protagonistes sont un peu trop figées. Une constatation à laquelle échappe un peu Frey qui a bénéficié d’un soin particulier. Un soin que l’on retrouve dans les tenues des personnages qui fourmillent de détails. Les environnements ne sont pas en reste et chaque région offre de beaux panoramas à l’ambiance mystique. Le travail sur les couleurs est d’ailleurs très réussi et contribue à nous plonger dans ce monde ravagé par la guerre et la Brume.
 
Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ?
 
Concernant le design des personnages, il y a du bon et du moins bon. Si Frey et les Tanntas sont charismatiques, il n’en va pas de même pour les habitants de Cipal qui sont un peu plus simples. Encore une fois, c’est cohérent avec le scénario mais un petit effort aurait pu être fait pour les conseillers par exemple qui ont un look improbable. Les créatures en revanche sont toutes très belles et on évite les habituels « swap color ». Seul bémol, le bestiaire est un peu restreint et j’aurai aimé des boss un peu plus nombreux.
 
D’un point de vue purement technique, on reste en deçà des autres gros titres de la PS5. Si c’est visuellement joli, en regardant de plus près on constate quelques assets un peu vieillots et le titre reste moins impressionnant qu’un Horizon. Cela n’entrave en rien l’expérience de jeu et à moins de résumer le jeu vidéo à ses graphismes ou d’être quelqu’un de particulièrement tatillon, vous devriez vous amuser autant que moi dans Athia. Côté interface, le jeu laisse place à l’immersion en affichant le moins d’infos possible. Encore une fois, tout est modifiables dans les menus et libre à vous d’agrandir la jauge de vie si le cœur vous en dit. Qui dit monde ouvert, dit forcément marqueurs à tout va. Si Forspoken a effectivement pas mal de points d’intérêt, ils ont le bon goût d’apparaître de manière discrète et uniquement lorsque vous êtes proches de ces derniers. L’action reste claire en permanence et l’écran n’est pas surchargé d’indicateurs plus gênants qu’autre chose.
 
 
Musicalement parlant, on retrouve Bear Mc Creary qui nous livre une bande son accompagnant parfaitement nos pérégrinations. Plutôt discrète lors de l’exploration, elle se réveille lors des phases d’action ou de scénario et certaines pistes vous resteront assurément en tête. De mon côté, je retiens le thème principal mais aussi celui des refuges, apaisant et entêtant. En termes de doublages, j’ai opté pour les voix anglaises qui sont de qualité. L’ensemble du casting, Frey et Krav en tête, sonne juste même si j’aimerai féliciter tout particulièrement la doubleuse de Tannta Prav qui semblait habitée par le personnage. N’ayant pas essayé les autres voix, je ne me prononcerai pas à leur sujet. La traduction française est quant à elle de qualité même si certains calembours fonctionnent un peu moins bien.
 

 
 
Ces mots ont tourné sur le net en boucle à la sortie du jeu. Outre le fait que ces accusations ont été proférées le jour-même, et sont donc basées sur les 2-3 premières heures et des lives vus ici et là, elles sont totalement fausses. Oui, les environs de Cipal sont ternes et morts. Mais c’est totalement justifié par le scénario. Athia est à l’agonie et toute sa vie a été emportée par la Brume. Il est donc totalement normal qu’il ne reste rien. Et pourtant, certaines zones sont tout de même magnifiques. Avoalet et ses roches flottantes, Visoria et son ciel d’émeraude ou bien encore Junoon et ses teintes violacées sont un plaisir pour les yeux. Mais ces vastes étendues sont aussi un plaisir à parcourir et ce pour deux raisons. La première, c’est l’intelligence du level-design. Les développeurs se sont assurés que chaque région puissent être traversées sans interruption grâce aux capacités de Frey. L’environnement est lisible à tout instant et tel un Yamakasi, on doit en permanence prévoir son itinéraire et user de nos compétences pour rejoindre notre objectif. Cela rend les déplacements fort agréables et grisants lorsque l’on se jette du haut d’une falaise et que l’on voit l’immensité du monde sous nos pieds… L’autre point fort, c’est la parcimonie avec laquelle les points d’intérêts ont été disséminés sur la carte. Villes, ruines, donjons souterrains, chats errants, mutants et épreuves de force vous attendent aux quatre coins d’Athia. Un contenu gargantuesque qui ne se dévoile qu’aux plus explorateurs d’entre vous puisque suivre uniquement le scénario principal ne vous fera visiter qu’une infime partie du monde. Alors certes, ce n’est pas du contenu révolutionnaire mais si on a loué les centaines de cavernes copié-collées et les boss réutilisés d’Elden Ring, pourquoi ne pas faire un effort pour Forspoken ?
 
 
J’ai beaucoup aimé Forspoken. Le titre ne se veut pas être une révolution mais il propose une expérience de jeu maîtrisée en termes de gameplay, un scénario efficace – même si pas toujours bien raconté – et une ambiance générale vraiment réussie. Les équipes de Luminous Productions ont accompli un sacré chemin depuis les errements de Final Fantasy XV et j’espère de tout cœur qu’ils pourront nous proposer un Forspoken 2 tant les bases sont là pour en faire une licence à succès. Ne vous fiez pas aux tendances générales qui ont massacré le jeu avant même sa sortie. Ne vous arrêtez pas à cette note lâchée au pif entre deux cafés par un mec ayant à peine fait la moitié du jeu. Lisez des articles, lisez entre les lignes, faites la part des choses. Et surtout : cultivez votre propre esprit critique, faites vous votre propre avis. Ne suivez pas aveuglément tout ce que l’on vous dit. Le meilleur moyen de savoir si un jeu nous plaît, ça restera toujours d’y jouer vous-mêmes. Et si vous avez un budget limité, cherchez des personnes ayant des goûts similaires aux vôtres et vérifiez si elles ont vraiment joué au maximum du jeu. Cela évitera d’autres vagues de haine injustifiée.
 
Test Forspoken : la rédemption de Luminous Productions ?
 
Forspoken est un jeu d’action-aventure en monde ouvert pas révolutionnaire mais avec de solides arguments pour vous faire passer un bon moment. Avec son gameplay technique et spectaculaire, sa direction artistique de qualité et son scénario intéressant, il saura vous divertir. Respectueux de notre temps de jeu de plus en plus réduit, il propose une quête principale d’une quinzaine d’heures mais a de quoi satisfaire les plus motivés avec son immense cartes aux centaines de secrets. Luminous Productions peut être fier de son travail. Après le chaotique Final Fantasy XV, ils ont su se remettre en selle et oser proposer une nouvelle licence triple A à l’heure où l’industrie s’enferme dans des suites sans risques et des projets indés tellement nombreux qu’ils en deviennent quasi invisibles. Je ne peux que vous conseiller de donner une chance à Frey, son aventure en vaut le coup.
 
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