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Pays basque : Gurruchaga marée salue des « bonnes nouvelles » pour la filière de la pêche à la civelle – Sud Ouest

La négociation des quotas de pêche, menée du 10 et 13 décembre à Bruxelles par les représentants des États membre de l’Union européenne, remet en lumière la société familiale Gurruchaga marée, spécialiste de la civelle.
Joint ce mardi 13 décembre à midi, à l’issue des débats, son président Jérôme Gurruchaga, respire. Menacée par une interdiction des prélèvements dès le 30 janvier, la filière a, selon ses informations, été « bien défendue » par le secrétaire d’État chargé de la Mer, Hervé Berville.
Joint ce mardi 13 décembre à midi, à l’issue des débats, son président Jérôme Gurruchaga, respire. Menacée par une interdiction des prélèvements dès le 30 janvier, la filière a, selon ses informations, été « bien défendue » par le secrétaire d’État chargé de la Mer, Hervé Berville.
« La partie n’est pas totalement gagnée, il y aura peut-être une diminution des quotas, et ça ne va pas être simple pour les pêcheurs d’anguilles. Mais en ce qui concerne les civelles, les nouvelles sont bonnes puisqu’on va pouvoir continuer la pêche et que le plan de gestion de l’espèce va se poursuivre, avec les mois de février et mars qui seront dédiés au repeuplement », confie-t-il.
Le soulagement est d’autant plus grand à Hendaye que Gurruchaga marée est leader d’un marché français qui représente plus de 90 % de la production européenne et compte uniquement trois collecteurs. L’entreprise d’aquaculture établie sur la route de la Corniche récupère chaque année près de 60 % des 65 tonnes de civelles pêchées en France et 40 % de la totalité des quotas européens.
Avec 21 employés, dont six de la famille, et un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros en 2021, l’entreprise créée dès 1967 à La Rochelle, associée à la holding européenne Nijvis depuis 2011 et implantée à Hendaye depuis 2013, récupère des civelles auprès de plus de 400 pêcheurs labellisés et assure à elle seule environ 20 % de la production européenne.
Elle en rachète ensuite à d’autres sociétés, via sa station de transformation basée aux Pays-Bas, pour au final exploiter 40 % des anguilles d’élevage consommées dans l’Union européenne. Pas rien quand on sait que la consommation annuelle en Europe est d’environ 12 000 tonnes, avec des marchés particulièrement porteurs en Allemagne, aux Pays-Bas, en Autriche ou encore en Pologne.
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Preuve de sa confiance en l’avenir, la société hendayaise met en avant des locaux agrandis et un tout nouveau circuit fermé de l’eau pour son activité d’élevage. Ce système innovant repose sur des mini-centrales d’épuration. Un recyclage permanent qui permet d’alimenter les bassins en consommant 95 % moins d’eau. Une modernisation de l’outil de production venue réduire son impact sur l’environnement, pour laquelle l’entreprise a investi 2,5 millions d’euros en 2014 puis 1,5 million d’euros en 2021.
Autre fondamental rappelé depuis Hendaye, le plan de gestion de l’espèce mis en place au niveau européen en 2007 et appliqué depuis 2009 prévoit que 60 % des civelles pêchées sur le sol français doivent être remis dans les rivières, en France et dans toute l’Union européenne (Estonie, Allemagne, Pays-Bas…).
L’Urrugnar Jérôme Gurruchaga se montre très attaché à cet arsenal qu’il a lui même contribué à mettre en place. À contre-courant des « ONG qui ciblent la surpêche » et du Conseil international pour l’exploration de la mer (Ciem) qui avait en début d’année 2022 préconisé l’arrêt total des prélèvements, il estime que ce principe de repeuplement, ajouté aux quotas de pêche et à l’interdiction d’exportation ou d’importation hors de l’Union européenne, fait de cette pêche « une activité durable et responsable ».
« Tout le monde tape sur les pêcheurs. Mais ce ne sont pas les pêcheurs qui posent problème. Au contraire, ils sont là pour remonter les informations sur l’état des rivières et là pour réguler les espèces en abondance, comme les silures. Ce dont il faut s’inquiéter, c’est le milieu naturel », plaide-t-il. Selon l’Hendayais, la capacité de repeuplement des rivières et estuaires dépend avant tout du niveau d’entretien des cours d’eau.
« Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’Union européenne », appuie-t-il, en déplorant qu’on ne protège pas les anguilles au niveau des centrales hydroélectriques, qu’il existe encore trop de barrages sans passe à poissons ou des écluses qui restent fermées par manque d’eau. « Le vrai problème, c’est que les zones de frayage dans les grandes rivières ont été détruites parce qu’on a arrêté de nettoyer les rivières et tout laissé à l’abandon. Si on veut des étangs poissonneux, il faut les curer tous les ans », insiste-t-il.
Alors que la civelle est officiellement considérée depuis 2008 en danger critique d’extinction par l’Office français de la biodiversité, Jérôme Gurruchaga parle, lui, d’« une espèce mystérieuse », « mais pas en danger ». Le professionnel note en effet « des remontées de plus en plus abondantes dans les estuaires français », au détriment des rivières. « Ce que nous défendons c’est qu’il ne s’agit pas d’une espèce en danger mais d’une espèce qui a changé son mode de vie. Toute la question est de savoir pourquoi ? »
Sur l’estuaire de la Gironde (France), très importante présence d’anguillettes… Du jamais vu, il y a plus d’anguilles que de crevettes dans les engins de pêche !!!
L’argument mis en exergue au niveau international par l’organisation professionnelle Sustainable Eeel Group est, selon lui, confirmé par les « prises exceptionnelles » de cette fin d’année en France. « Les indicateurs de la pêche des alevins dans les estuaires français sont hors norme. Le quota de l’Adour a d’ailleurs déjà été atteint, et on en est proche en Gironde. Cela faisait au moins dix ans que ce n’était pas arrivé à cette période de l’année », assure-t-il.
L’an dernier, les pêcheurs de l’Adour ont collecté 2 900 kilos de civelles. Le prix moyen payé au pêcheur oscille entre 300 et 350 euros, le kilo. Comptez a minima 500 euros quand elles sont cuites.

source
https://netsolution.fr/gestion-de-la-production/

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