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Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer … – LeFaso.net

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Politologue et africaniste de formation, Frédéric Lejeal est l’auteur d’ouvrages sur les relations franco-africaines. Dans cette interview accordée à Lefaso.net, ce fin connaisseur du continent africain décrypte les relations parfois houleuses entre la France et ses ex colonies. L’ancien rédacteur en chef de La lettre du continent, qui a vécu plusieurs années au Burkina Faso, livre également son analyse sur les dernières décisions des autorités burkinabè à l’égard de la France, avec notamment la demande de changement d’ambassadeur et le départ des forces spéciales.
Lefaso.net : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Frédéric Lejeal : Je suis politologue et africaniste de formation. Mes études se sont intéressées à la genèse et au fonctionnement de l’État, et de toutes les notions associées, en Afrique, mais aussi au mode d’insertion internationale de ce continent. J’ai été ensuite journaliste spécialisé, notamment le rédacteur en chef, pendant 10 ans, de La Lettre du Continent, lettre confidentielle réputée sur les cercles de pouvoir politique et économique franco-africains.
Vous avez publié en 2020 un ouvrage sur le déclin franco-africain ; ouvrage réédité en 2022 au vu de son succès en librairie ; pouvez-vous nous rappeler les grandes conclusions de cet ouvrage ?
Ces conclusions après 459 pages d’analyse et trente ans d’observations de terrain ont été de dire que la France doit, de manière impérative, changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit, de la visibilité et si elle souhaite encore donner à sa voix un certain écho, en particulier auprès des générations montantes de ce continent jeune, qui accueillera 2 milliards d’habitants à l’horizon 2050.
La France a une longue et diffuse histoire avec le continent, mais des décennies d’interventionnisme maladroit et malvenu, de maladresses dans les discours et de pesanteurs ont sérieusement détérioré son image. Elle n’en comprend plus les évolutions et ne semble plus avoir les moyens de ses ambitions ; ambitions qui, au demeurant, ne semblent plus se cantonner qu’au facteur militaire.
Les erreurs fondamentales que j’évoque en les décrivant par le menu sont la permanence d’éléments qui ont progressivement accentué le ressentiment anti-français. Militairement, elle se traduit par le maintien, en Afrique, d’un dispositif unique de bases pré-positionnées quadrillant encore tout le continent, du Sénégal à Djibouti en passant par le Gabon ou le Tchad. Ce phénomène est sans précédent pour une ex-puissance coloniale et de moins en moins toléré par les opinions publiques.
Du point de vue politique, Paris continue de cautionner aveuglément des régimes autoritaires et répressifs rejetés localement. Économiquement, le système du franc CFA, hérité de la période coloniale, persiste malgré une réformette du président Macron en 2019. Du point de vue symbolique – qui n’en est pas moins important – la France est remplie d’une morgue moralisante, un discours teinté de condescendance intimant aux Africains comment ils doivent vivre, vers quel régime politique ils doivent tendre, combien d’enfants ils doivent faire, etc.
Tous ces éléments mis bout à bout sont de nature à exaspérer les ressortissants de l’Afrique francophone. Non seulement le passé de la France ne passe plus, mais les modalités de sa politique africaine sont rejetées. A fortiori lorsque l’on sait que ce continent est désormais mondialisé et qu’il n’y a que l’embarras du choix comme partenaire.
On peut dire alors que les dernières évolutions de ces relations confirment vos analyses…
En quelque sorte. Elles sont les manifestations de la énième perte d’influence de Paris face à des juntes, certes isolées, mais qui affirment dans leur expression non seulement la volonté de changer la donne mais aussi d’interlocuteur, notamment en matière sécuritaire. Il ne s’agit pas de ressentiment contre les Français mais contre la politique française telle qu’elle s’exprime. Au Burkina, cette défiance et ce rejet symbolisé par l’attaque de l’ambassade de France à Ouagadougou ne sont pas nouveaux. Ils remontent à la période sankariste, laquelle est revenue en force dans l’inconscient collectif burkinabè après la chute de Blaise Compaoré, en 2014. La lutte anti-terrorisme l’a accéléré. Les Burkinabè considèrent, à tort ou à raison, que Paris a échoué dans sa mission après des années de déploiement militaire via Barkhane. Cette force a été progressivement assimilée à une force d’occupation incapable, malgré les moyens déployés, de lutter efficacement contre les groupes djihadistes.
Paris paie en cela des décennies d’interventionnisme militaire dans ce qu’on a appelé son « pré carré », à savoir sa zone d’influence. Ce militarisme est de plus en plus décrié et contesté. Et pas seulement par le président Ibrahim Traoré. Lors de ma dernière mission au Faso, en septembre 2021 j’ai été frappé par l’amertume du personnel politique, y compris de la part du président Kaboré lui-même avec lequel je m’étais entretenu, pour lesquels Paris, sous couvert de cette opération, a semblé se comporter en terrain conquis, en refusant notamment de partager de l’information stratégique avec l’État-major de ce pays.
L’impression d’échec est partagée par la junte malienne même si ces jugements ne sont objectivement pas fondés. C’est la même analyse. Il n’est d’ailleurs pas étonnant qu’Ibrahim Traoré ait consacré son premier voyage au Mali. Sans vouloir porter de jugement, l’opération Barkhane était de toute manière intenable à terme. Paris était bien trop isolée sur le plan militaire, avec des soutiens sporadiques et une faible implication des instances africaines, pour inverser le cours des choses. C’est une grave erreur que de penser que les Russes obtiendront de meilleurs résultats. Mais c’est aussi le droit légitime, aujourd’hui, des États africains de faire appel à qui bon leur semble, cette aide dusse-t-elle aggraver la situation.
En ce qui concerne le Burkina Faso particulièrement, la situation semble s’emballer avec la demande de changement d’ambassadeur et ensuite le départ des forces spéciales ; comment analysez-vous cela ?
Cette situation illustre parfaitement le recul de l’influence française et la volonté des partenaires « historiques » de l’Hexagone de se tourner vers d’autres interlocuteurs. Ne plus être dans un face à face permanent avec l’ancienne puissance coloniale de plus en plus mal vue des jeunes générations en raison de son paternalisme ou d’autres stigmates comme le maintien du franc CFA dont la charge symbolique est très forte.
Comme au Mali, que les autorités d’un « pays du champ » puissent remercier un ambassadeur prouve à quel point Paris n’a plus la maîtrise de son agenda africain. Il s’agit aussi, il faut le dire, d’une fuite en avant des autorités burkinabè qui répondent ainsi à leurs opinions publiques dont certaines sont ouvertement manipulées.
Quelle issue voyez-vous à cet emballement ?
Elle dépendra en partie de l’évolution du régime Traoré qui, par sa décision de renvoyer les militaires français signe en quelque sorte l’arrêt de mort de la coopération avec Paris. Soit ce régime se radicalise davantage encore et cela ouvrira sur une période glaciale avec la France. Soit, il considère que la France reste un partenaire nécessaire et des canaux diplomatiques resteront ouverts.
Mais je ne vois guère la France vouloir préserver à tous prix ses relations jadis privilégiées, notamment avec le régime Compaoré et Kaboré -Emmanuel Macron, rappelons-le a effectué son premier voyage en Afrique en tant que président à Ouagadougou, en novembre 2017- avec un pays qui ouvre grand les bras à la Russie.
Au même moment, le président ivoirien est reçu à l’Elysée avec au menu des échanges le dossier Burkina notamment ; comment appréciez-vous cette visite ?
Elle illustre parfaitement ce que je dénonce plus haut : l’arrogance de Paris et l’adoption d’une posture paternaliste. On peut comprendre l’inquiétude d’Alassane Ouattara, un francophile convaincu, qui voit deux de ses pays frontaliers basculer dans l’ornière de Moscou avec, de surcroît, une menace terroriste grandissante. Pour autant, qu’il se précipite à Paris pour évoquer un dossier relevant avant tout des mécanismes africains montre le décalage qui peut exister entre la réalité des relations diplomatiques et le terrain.
De façon générale, comment appréciez-vous la gestion actuelle de la relation franco-africaine par Paris ?
Pour tout dire, elle est catastrophique, car Paris semble s’obstiner à ne pas comprendre ce qui se joue actuellement. Emmanuel Macron convoque la jeunesse africaine présentée comme l’avenir de cette relation. On organise des sommets à Montpellier. On fait amende honorable. On travaille le mémoriel. Très bien. Mais les signaux adressés par l’Élysée sont en totale contradiction avec cette volonté d’avancer, de rompre avec un certain passé et de dépoussiérer cette relation. En premier lieu, la France continue de dorloter des régimes en tout point infréquentables du point de vue des libertés ou de la défense des droits de l’homme. Le fait qu’Emmanuel Macron se rue aux obsèques d’Idriss Déby, en avril 2021, alors que ce dernier est aussitôt remplacé par son fils, quelques heures après son décès via un putsch est le symbole d’une approche qui ne sait évoluer. Et Paris s’étonne d’être ciblé et pris à partie par des manifestants tchadiens hostiles. Cette présence -Emmanuel Macron était le seul chef d’État occidental à N’Djaména – est emblématique du deux poids deux mesures dont les Africains ne veulent plus. Affirmer fermement la défense de principes que l’on viole allègrement dans la pratique.
En second lieu, Emmanuel Macron n’a pas fondamentalement bougé les grandes lignes de cette relation. Il reste dans le registre de la communication. Militairement, il ne remet pas en cause la présence de la France et de ses bases pré-positionnées. Malgré une réformette, le franc CFA, symbole honni des populations africaines, est toujours bien en place. Le discours est toujours aussi péremptoire et professoral, comme le fait de dire que les Africains feraient trop d’enfants. Du point de vue mémoriel encore, qu’observe-t-on ? La France restitue 26 pièces au Bénin quand d’autres puissances coloniales comme la Belgique s’apprêtent à en restituer plus de 40 000 à la RDC, ancien Congo-Belge.
Peut-on en réalité parler de sentiment anti-français en Afrique ?
Ce que l’on nomme « ressentiment anti-français » est en fait un rejet total de la politique de la France avant tout, même si la communauté française a été violemment et ostensiblement prise pour cible au plus fort de la crise ivoirienne. Pour l’écriture de mon livre, j’ai interviewé une centaine de personnalités. Des personnels politiques, des chefs d’État, des ministres, des opposants, des intellectuels, des journalistes. J’ai été extrêmement frappé par la masse de critiques et de rancœurs formulées envers Paris. Ce ressentiment s’exprime également à bas bruit par de nombreuses décisions lourdes de sens quant à la perte d’aura de Paris : en décembre dernier en plein conflit russo/ukranien, le Cameroun a signé un accord de coopération militaire avec Moscou. Le Gabon, autrefois centre névralgique de la Françafrique a rejoint le Commonwealth.
Quelle pourrait être l’implication de la Russie dans l’évolution actuelle des relations franco-africaines ?
Depuis plusieurs années, la Russie réactive d’anciennes relations et compte sur l’Afrique, comme ce fut le cas de la France jadis, pour rayonner au niveau international et se construire une clientèle d’Etats qui lui soit favorable ou qui, du moins, ne la condamne pas. Et cela fonctionne. Peu d’États africains ont pris parti ou ouvertement condamné l’invasion de l’Ukraine par Moscou. La Russie, on le voit, est de plus en plus active et offensive, notamment via son porte-étendard Wagner mais pas seulement. Elle crée des cercles d’affaires russo-africains. Convoque des sommets Russie-Afrique, etc. N’oublions pas que ce pays a un passé glorieux avec ce continent. Et les Africains ne l’ont pas oublié.
Durant la guerre froide, l’ex-URSS a soutenu tous les mouvements indépendantistes soulevés contre les anciennes puissances coloniales. On pense à tous les pays lusophones dont l’Angola où l’ancien président Éduardo Dos Santos, comme beaucoup d’autres hauts responsables ou militaires africains, a fait ses études à Moscou. La Russie a également été à la pointe du combat contre l’Apartheid, là où les puissances occidentales, dont la France, étaient encore timorées. Son absence de passé colonial et la défense des pays de ce continent à disposer d’eux-mêmes sont marquantes. Y compris aujourd’hui. La Russie fructifie ce passé.
Que pensez-vous de l’efficacité de Wagner dans la lutte contre le terrorisme en Afrique ?
Disons-le tout net, cette société paramilitaire constituée de mercenaires et de repris de justice dépasse souvent le cadre de la loi et du respect des normes admises en matière de droit international. Ses modes d’action sont violents et souvent hors la loi. L’Onu a déjà pointé de nombreuses exactions en Centrafrique notamment. Je ne pense pas qu’elle ait les moyens de lutter contre le terrorisme. Surtout, ses membres ne maîtrisent pas le terrain et les dynamiques locales. La Sahel n’est ni la Tchétchénie, ni la Syrie.
Interview réalisée en ligne par Cyriaque Paré
Lefaso.net
Le 31 janvier à 12:21, par la force révolutionnaire En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
et les modes d’action des terroristes sont comment ?
pourquoi l’on ne les indexent pas.
aux grands maux les grandes remèdes.
on répond à la terreur par la barbarie
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Le 31 janvier à 13:40, par pfff En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Le problème n’est pas vraiment qu’ils neutralisent des terroristes (c’est à dire les tuent), les français font a peu près de même. Le soucis c’est que pour un terro réfugié dans un village, ce soit tout le village qui soit rasé sous prétextent qu’ils l’abritent. Comme c’est dit, ils prennent exemple sur la Tchétchénie et la Syrie.
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On peut reprocher beaucoup aux français sur le plan politique, mais leurs militaires connaissent bien le terrain sur lequel ils sont. C’est d’ailleurs un des objets de leur déploiement permanent.
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Par ailleurs, ça a déjà été dit lors des négociations sur le CFA, mais la France ne tient pas du tout à conserver un rôle dans cette monnaie, car outre les reproches des populations africaines, ce sont les Européens qui la critiquent, pour la raison exactement inverse, d’avoir des fonds garantis en € hors de la zone de contrôle de la Banque Centrale Européenne. Tout ça a déjà été dit, mais le vrai problème est celui d’un probable effondrement des cours qui risque d’enrichir fortement certains au dépend de tout le reste de l’économie.
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La sortie d’une monnaie forte est vraiment délicat à piloter, plusieurs pays d’Amérique du Sud en ont fait la malheureuse expérience en sortant de la convertibilité au dollar. Je pense en particulier à l’Argentine, mais aussi à l’Équateur dont la population refuse tout net de revenir à une monnaie nationale. Les symboles sont une chose, le casse-croûte en est un autre.
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Le 31 janvier à 12:35, par numero1 En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Un français qui donne son opinion très critique de la politique de son pays c’est ça la liberté d’opinion, l’une de rare bien de la politique française.
C’est ce que beaucoup de journaliste burkinabè fait et veut continuer de faire : dire la vérité et/ou leurs opinions critiques sur une situation.
Autant les dirigeants français n’ont pas écouté ces opinions (qui ne sonnaient pas bien dans leurs oreilles), autant certains auprès des “princes du moment” ne veulent pas d’entendre d’autres opinions critiques du ’roi du moment’.
Il faut savoir analyser et prendre les bonnes décisions au temps opportun.
Evitons de nous contenter des analyses des autres et de leurs narratifs.
Nous pouvons bien trouver un terrain d’entente avec nos frères perdus dans la violence. Il faut cesser de croire qu’en nous tuant en peuple africain souvent entre fils du même pays que l’on va construire une paix durable.
C’est toujours les autres qui créer les concepts et nomment les choses pour nous et nous enferment dans ces murs.
Nous sommes capables et devons chercher les solutions endogènes et nos problèmes.
Cohésion et Dialogue pour une Paix Durable.
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Le 31 janvier à 12:41, par AMKOULEL En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Une force étrangère(france) installée dans un pays(le Burkina Faso), récolte, traite des informations stratégiques du pays(le Burkina Faso) et “REFUSE” de les partager avec l’Etat-major et les plus hautes autorités du pays(le Burkina Faso). Et avec ça, vous continuez à penser à défendre que le peuple Burkinabé est manipulé par un quelconque pays(La Russie) pour chasser cette force sabre ?! Bref !! continuez dans vos délires.
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Le 31 janvier à 16:57, par Bol Sidnoma En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Wallaï, ngonga !… Quand on n’est plus d’accord avec leur arrogance et leur système d’exploitation, on est manipulé !…
Par ailleurs, leur refrain est : “Wagner est une structure de mercenaires ; Wagner ne respecte pas le droit international ; et patati et patata…”
Ils pensent peut-être que nous devons engager un bataillon de prêtres pour affronter les terroristes ! tchrrrrrrrr !
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Le 31 janvier à 13:09, par Ed En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Une opinion parmi d’autres, très tranchée et qui révèle une forte opposition contre Macron comme d’autres en France.
On peut estimer que la France s’est longtemps senti redevable vis à vis de ses anciennes colonies car elle n’avait pas fait le maximum pour leur permettre de construire leur autonomie.
E. Macron est d’une époque d’après le colonialisme et a hérité du passé, tout en étant peu enclin à s’intéresser aux réalités de l’Afrique dans sa globalité.
Le développement de l’Afrique est nécessaire et devra prendre en compte que la planète Terre est unique et qu’il faut la protéger pour le devenir de l’humanité toute entière.
Comment parvenir à mettre en place ce développement avec la participation des autres continents car ce n’est pas envisageable autrement tout en se respectant les uns les autres ?
Que peut apporter chacun au développement qui n’est pas uniquement lié à l’argent ?
Le développement passe par la formation et l’instruction et la volonté de faire.
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Le 31 janvier à 14:27, par Ka En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
‘’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’’A’’’’’’’’’’’’’’’ mon ami AMKOULEL merci : Tout dont tu dis tient la route pour notre peuple mouton qui se laisse manipuler, mais regrettera par la suite. Ce qui est certain pour toi et moi qui connaissons les couloirs et les escaliers de la politique Burkinabé depuis notre indépendance, la philosophie et notre politique n’ont jamais fait bon ménage. Et ce que tu viens d’éclairer dans ta contribution limpide, montre qu’il ne convient a personne d’autre qu’au peuple de définir ses vrais partenaires, je ne parle pas des jeunes manipulés par quelques compatriotes sans papiers en Europe, mais le vrais peuple vivants dans les villages dont les ONG et les jumelages s’occupent de lui plus que nos militaires alimentaires ou les politiciens aux petits pieds. Ma question est : ’’’’’Quelle est donc la crédibilité de ceux qui veulent sauver le Burkina et copie un pays qui va en ruine avec des criminels comme le groupe Wagner composé des prisonniers et des bandits ?’’’’’’
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Le 31 janvier à 14:58, par Gwandba En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Bon bah… où est KWILGA ??
Vous qui êtes friand de correhpondre avec des occidentaux en qui vous voyez jésus ;
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Le 1er février à 09:36, par Renault HÉLIE En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Gwandba a encore trempé sa plume dans une marmite sale ; oui, celle qu’on utilisait autrefois à la campagne la nuit pour ne pas faire ses besoins dehors sous la pluie…
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Le 31 janvier à 17:45, par Mechtilde Guirma En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Du point de vue symbolique – qui n’en est pas moins important – la France est remplie d’une morgue moralisante, un discours teinté de condescendance intimant aux Africains comment ils doivent vivre, vers quel régime politique ils doivent tendre, combien d’enfants ils doivent faire, etc.
Suite….
De quelle façon nous devrons désormais nous marier pour mériter des bailleurs de fond ou encore à quel sexe (dut-on le changer) devons-nous appartenir ou quelle genre de sexe faut-il avoir pour mériter le développement, les calibres sont balancés à la jeunesse, pendant qu’on nous interdit d’élever nos enfants (camps d’initiation) dans la droiture et dans la fierté de ce qu’ils sont depuis leur naissance et par voie de conséquence une culture devenue folklorique par lavage de cerveau, de leur cerveau pour les retourner contre leur propre et vraie culture, les autels traditionnels détruits pour faire place nette aux fins de la récupération des terres, nos forêts rasées et des essences disparues pour mieux accueillir la coronavirus et autres Ébola comme jadis on a empoisonné les amérindiens avec la variole par les dons d’habits et d’alcool pour les soûler, le culte des Ancêtres ainsi détruit et détruisant du même coup la belle œuvre missionnaire de la France Fille aînée de l’Église, la France-traître. Oui « TRAITRE » du Peuple de Dieu depuis Abraham en Afrique qui vivait dans le dialogue culturel dans la cohésion sociale etc. oui etcetera, comme vous le dites si bien mon cher Monsieur Lejeal.
Encore merci surtout pour nous avoir donné l’occasion à notre tour de nous exprimer.
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Le 1er février à 09:28, par Renault HÉLIE En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
@Mechtilde Guirma
Très honorée Mechtilde Guirma, votre texte est sans queue ni tête. Vous avez vraiment d’étranges griefs !
À par du fiel supplémentaire, qu’apportez-vous au débat ?
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Le 31 janvier à 18:05, par Gohoga En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Bonsoir à tous en général et à KA,
Depuis longtemps on a pas les Koro yamyele. Est-il en bonne santé ? Je demande à KA.
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Le 31 janvier à 21:24, par Ka En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Ici comme je le dis très souvent, ce sont nos différences sur ce forum qui font sa richesse : Et madame M. Guirma ne me contredira pas, car ici je confirme sa contribution pertinente. Une contribution qui n’est pas sélective mais unes situations données.
Oui de nombreux jeunes burkinabè connus ou anonymes souffrent silencieusement des erreurs des ainés qui n’ont pas pu les transmettre ce qui devait pour ne pas vivre ce que nous vivons a l’heure actuelle, et qui résume seulement a des crimes de sang, politiques et économiques. Oui l’honorable C. Paré a eu raison de faire ouvrir le cœur de Frédéric Lejeal dont sa vérité perce les cœurs mais ne tue pas.
Quand à l’internaute ’’’ Gohoga,’’’ merci d’avoir pensé à notre ami Kôrô Yamyélé qui en ce moment lutte contre l’injustice et aussi pense certainement nous abreuver un jour avec un livre qui changera les mentalités.
Mon ami Gohaga, comme Kôrô Yamyélé, les internautes de bonne foi se lâchent de internautes manipulateurs, on est là, mais pour combien de temps ? Notre ami Kôrô Yamyélé est là pour un idéal qui est de crédibiliser la justice qui se balance dans le désordre, et il sait très bien comme nous tous que ’’’’’’’le combat pour la justice est celui le plus difficile a mener dans ce bas monde, car, on ne se bat pour personne en particulier, mais pour que la JUSTICE soit pour TOUS (sans exception).’’’’’’ Surtout un pays comme le nôtre profondément corrompu depuis plus de 60 ans n’est pas transformable en un modelé de DEMOCRATIE et de JUSTICE en quelques années. Les mauvaises habitudes des acquises pour au moins 30 ans ne se perdent que par étapes, le tout soutenu par une transformation progressive des mentalités.
Ce qui est certain, Kôrô Yamyélé est parmi nous et se porte bien, comme les internautes de bonne foi a ne cité que mon ami ‘’’’’’ACHILLE DE TAPSOBA.’’’’ Que je salue en passant.
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Le 31 janvier à 23:02, par Baoyam En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Je ŕêve du jour où LeMonde va interviewer un africain europeaniste qui connsît bien l’Europe pour leur expliquer comment les relations Afrique-Europe doivent évoluer. Commencez par supprimer l’africanisme comme domaine d’études et ça sera un bon début.
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Le 1er février à 00:58, par Ossian d’Abidjan En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
Bonne remarque mon frère, tous ceux qui sont pour l’ignorance trouveront ton commentaire très pertinent, bravo.
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Le 1er février à 00:47, par NassaraMoaga En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
En tout cas, Baoyam, c’est la première fois j’entends parler ’d’africanist’.. sans pour autant jeter le bébé avec le bain. Plusieurs analyses de m. Lejean semble pertinent, mais le diplôme est bizarre ! C’est comme ’egyptologue’ ?
C’est malheureux a ma compréhension que africain veut referer son malheur sur le reste du monde, hors qu’on sait le mal est entre nous ici, mais on refuse de l’admetre, donc ca doit etre ’dicté de l’extérieur ’
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Le 1er février à 09:05, par Tengbiiga En réponse à : Frédéric Lejeal, journaliste africaniste : « La France doit changer radicalement de logiciel en Afrique si elle veut encore avoir du crédit »
On fait amende honorable. On travaille le mémoriel. Très bien. Mais les signaux adressés par l’Élysée sont en totale contradiction avec cette volonté d’avancer de rompre avec un certain passé et de dépoussiérer cette relation
C’est tout simplement parce que la France ne peut pas changer. Même le dernier des Français pense qu’il est supérieur aux Africains. Il y a un atavisme colonial prononcé au plus haut niveau chez les français. De plus, si la France change, elle perd énormément et aucun président français ne veut voir la France reculer au quinzième rang mondial des pays développés.
Qu’est ce qui reste à faire aux Africains ? Arrêtez de penser que la France peut changer et prendre leur vraie indépendance (politique, économique, monétaire, militaire, …). Comme le font des pays comme le Kenya, l’Afrique du Sud, le Botswana, l’Ile Maurice etc…
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