Vivre ensemble :« Il faut enseigner l'empathie dans nos écoles » – Paris Match Belgique

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Bruno Humbeeck : « N’est-ce pas là l’enjeu majeur de l’éducation que d’inviter les enfants à grandir en leur indiquant un chemin qui peut conduire au bonheur ? » | © Didier Lebrun/Photo News
 
Paris Match. L’empathie, c’est la capacité de se mettre à la place de ceux avec qui on interagit, sans pour autant se confondre avec eux ?
Bruno Humbeeck. C’est une bonne définition : se mettre à la place des autres, sans prendre leur place. Il s’agit d’apprendre à reconnaître ses émotions, à les réguler sans les refouler tout en s’ouvrant aux ressentis de ceux avec qui on partage une expérience de vie collective, que ce soit en famille, en classe, en entreprise… On voit bien que cette thématique est d’une grande actualité alors que dans nos sociétés, de plus en plus de personnes questionnent l’idéologie de la compétition, dont l’appendice est une concurrence permanente et très destructrice entre les individus. On est en train de redéfinir énormément de paradigmes en matière de consentement, de genre, de diversité, d’entraide et de coopération pour essayer de mieux vivre ensemble. Nombreux sont ceux qui aspirent à une société nouvelle, plus respectueuse des personnes et de l’environnement. À ces égards, l’empathie est un outil formidable. C’est le sésame qui peut ouvrir les portes d’un monde moins conflictuel.
La Belgique devrait donc s’inspirer du Danemark, où l’empathie est un cours obligatoire pour les enfants de 6 à 16 ans ?
Sans aucun doute ! Il faut enseigner l’empathie dans nos écoles. À mes yeux, c’est une compétence aussi essentielle que la première langue ou les mathématiques. Ce serait une formidable avancée que de cultiver l’intelligence émotionnelle des enfants dès la maternelle et de poursuivre cet apprentissage pendant le primaire et le secondaire. L’école ne doit pas seulement être un lieu où l’on apprend à restituer des matières théoriques, elle doit être celui d’une expérience collective qui favorise le vivre-ensemble.
 
Les cours de citoyenneté ne font-ils pas déjà le job ?
Ces cours de citoyenneté sont théoriques. Ils amènent certainement à réfléchir à nombre de questions de société. Mais l’empathie, ce n’est pas une idée qu’on apprend dans les livres, c’est quelque chose que l’on éprouve ou que l’on peut apprendre à éprouver par des exercices de groupe, des exercices pratiques très spécifiques. En d’autres termes, ces cours de citoyenneté gagneraient énormément à devenir des cours de stimulation de l’empathie. Tant il est évident que pour être un citoyen à part entière, il faut être conscient de ce que peuvent ressentir les autres. De plus, il est démontré par de nombreuses études que le goût des autres débouche sur une plus grande estime de soi. Et que cette aptitude à l’empathie est corrélée à l’altruisme, une démarche qui rend les gens beaucoup plus heureux. On touche là à l’idée sous-jacente de ces cours d’empathie, à ce projet de société enthousiasmant et plein d’espoir qui consisterait à faire éclore des générations d’humains qui seraient plus aptes au bonheur que les précédentes. D’ailleurs, n’est-ce pas là l’enjeu majeur de l’éducation que d’inviter les enfants à grandir en leur indiquant un chemin qui peut conduire au bonheur ? Mais actuellement, dans notre système scolaire, hormis quelques expériences sporadiques, on est loin du compte. Dans les écoles, on a tendance à parler de démocratie sans en appliquer les principes.
Autrement dit, on aborde théoriquement la question cruciale du vivre-ensemble, sans passer par ce préalable incontournable que constitue l’expérimentation par les enfants des immenses ressources de leur intelligence émotionnelle ?
Exactement. Notre école a un train de retard alors que, par nature, étant destinée à former les adultes de demain, elle devrait anticiper les grandes évolutions sociétales. Schématiquement, on pourrait résumer la situation en disant que des adultes généralement nés pendant le XXe siècle mettent en œuvre des méthodes du XVIIIe siècle pour former les adultes du XXIe siècle. Cela n’a pas beaucoup de sens. Bien sûr, si le projet politique est de continuer dans un modèle de compétition à tout crin, quitte à user les corps et les esprits, il n’est pas vraiment nécessaire d’apprendre l’empathie aux enfants.
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À décharge, la déclaration de politique générale de la Fédération Wallonie-Bruxelles prévoit de « généraliser l’éducation à la vie relationnelle et affective (…) via des professeurs agréés extérieurs à l’école, dont les centres de planning familial » et de donner des « formations de base » en la matière aux enseignants… Est-ce trop peu concret ?
C’est très vague, en effet. Surtout, c’est trop peu ambitieux. Les décideurs politiques créent un cadre très large, une sorte de catalogue de bonnes intentions. Mais après ? Si la volonté politique était là, il serait possible d’avancer bien plus vite et bien plus loin. Car des techniques précises et éprouvées existent pour stimuler l’empathie des élèves. Plutôt que de faire intervenir ponctuellement des personnes extérieures dans les écoles – ce qui pourrait donner l’impression aux enfants que l’intelligence émotionnelle est une matière secondaire –, il faut inscrire l’empathie dans le tronc commun des compétences essentielles et donner des outils aux enseignants pour l’enseigner. C’est tout à fait possible de mettre cela en place sans qu’il soit nécessaire d’imposer aux professeurs de lourdes formations complémentaires.
À quel type d’outil faites-vous référence ?
Je pense notamment aux espaces de parole régulés, qui sont de nature à stimuler l’empathie. Il s’agit de créer les conditions pour que tous les enfants d’une classe osent exprimer leurs émotions tout en respectant celles des autres. Aussi, chaque membre du groupe doit pouvoir dire ses colères, ses joies, ses tristesses, sans que cette verbalisation puisse être contestée, dénigrée ou moquée. C’est évidemment un travail d’échange, de partage. La contrepartie est que chaque membre du groupe est invité à entendre les ressentis des autres sans les juger. Permettre à chacun d’exprimer ses différents états émotionnels donne d’excellents résultats.
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Chacun découvrant qu’en chaque autre, il y a une possible version de soi ?
Vous venez de définir la notion même de ce qu’on appelle un semblable. L’école, c’est un groupe d’élèves dans lequel on doit apprendre à vivre avec des semblables, pas avec des adversaires. C’est tout un paradigme qui doit changer. Quand un parent demande à son enfant s’il est premier ou deuxième de sa classe, il renforce l’idée de l’école compétitive. Il y a d’autres questions plus constructives : qu’est-ce que vous avez appris ensemble, quels projets construisez-vous ensemble ? Mais il y encore du chemin. Quand vous dites à des parents de « surdoués » que tous les enfants le sont d’une manière ou d’une autre, certains d’entre eux vous regardent comme si vous étiez un extraterrestre. Parce qu’en fait, leur idée sous-jacente est que leur enfant est supérieur aux autres. Ce type de croyance est lié étroitement à notre modèle scolaire.
C’est fou le nombre de parents qui clament désormais avoir au moins un enfant dit « HP ». Une vraie mode…
Et c’est vrai au point que l’échec scolaire est devenu dans la bouche de beaucoup de parents, ceux des beaux quartiers en tous cas, comme l’indice d’un haut potentiel. Cette manière de voir s’inscrit dans un modèle de compétition. « Vanitas vanitatum et omnia vanitas » : en réalité, tous les enfants sont singuliers et en même temps semblables aux autres. Ce qui les réunit, ce qui nous réunit, ce sont les émotions.
Or les émotions sont contagieuses ?
L’empathie est en effet contagieuse, sauf que ce n’est pas une maladie. C’est plutôt un remède qui favorise grandement l’équilibre personnel et le vivre-ensemble. Mais encore une fois, il ne suffit pas de le dire dans des cours de citoyenneté. Il faut insister sur le fait que, pour être accessible, l’intelligence émotionnelle doit être éprouvée par l’expression de ses émotions intimes au regard des autres. Il faut la construire brique par brique dans les écoles, avec les générations qui écriront le monde de demain.
On s’inquiète beaucoup de la violence qui s’est installée dans les écoles. Des professeurs et des élèves en souffrent. Le sociologue français Omar Zanna estime que la pédagogie empathique est de nature à « apaiser le climat en classe, car la violence naît de la méconnaissance d’autrui. (…) Quand vous savez qui est l’autre, même s’il n’est pas comme vous, il apparaît moins stressant. »
Il nous parle là des mécanismes de mises à distance des uns par rapport aux autres. Camus le disait magnifiquement : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. » Mal exprimer les émotions, c’est la même chose. Or, dans notre société, nombre de mécanismes pervers empêchent leur expression. Si quelqu’un dit sa tristesse parce qu’on se moque de lui, il y a aura toujours quelqu’un d’autre pour lui dire qu’il ne comprend pas l’humour, pour lui dénier le droit d’exprimer son émotion. On a tout faux : il faut protéger les émotions ! Ce n’est pas l’émetteur qui définit s’il y a raillerie ou pas, c’est le récepteur qui doit être en droit de déterminer ce qu’il ressent. En protégeant les émotions, les enseignants vont diminuer les jeux de pouvoir et l’agressivité qui s’installent dans les classes. C’est donc un argument de plus allant dans le sens de cours de stimulation de l’empathie.
Une leçon donnée dans un climat apaisé est plus efficiente ?
Bien sûr. Dans un mauvais climat de classe, tout le monde est en situation difficile. Si vous êtes stressé, si vous vivez des situations difficiles sur le plan de l’agressivité dans le groupe, vous allez générer du cortisol, qui empêche d’apprendre correctement. En ce sens, on pourrait même considérer les cours d’empathie tels un préalable au pacte d’excellence. L’enjeu est prioritaire.
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Apprendre l’empathie dans les écoles, ne serait-ce pas aussi un formidable investissement démocratique ?
La réponse est oui, et en très grandes lettres. Faire découvrir aux enfants toutes ces richesses qui sont en eux et qui prennent encore plus de valeur quand elles interagissent avec leurs semblables, ce serait un adjuvant pour notre démocratie en souffrance. Cette démocratie qui nous est si chère est une construction humaine : aucun animal n’est démocrate. Si vous ne mettez pas en place les outils qui permettent l’éclosion de l’intelligence émotionnelle, vous encouragez une démocratie théorique qui accentue les rapports de force au profit de ceux qui parlent plus fort, qui sont plus habiles, qui apparaissent plus populaires. En revanche, l’empathie est la base d’une démocratie véritable.
 
Il y a une dizaine d’années, une étude scientifique menée par l’Université du Michigan sur 14 000 étudiants américains montrait qu’ils étaient beaucoup moins empathiques que leurs prédécesseurs des générations 1980 et 1990. Ils étaient 40 % de moins à marquer leur accord avec cette proposition : « J’essaie parfois de mieux comprendre mes amis en imaginant à quoi ressemblent les choses de leur point de vue. »
Il n’y a pas que des signaux positifs… Certes, depuis dix ans, le monde a beaucoup changé. On a vu des jeunes dans les rues pour réclamer un monde plus durable. Des revendications plus fortes que jamais se sont exprimées sur les questions liées au consentement, au respect de la diversité. Mais il est vrai que certains constats inquiètent. D’autres études enseignent que l’idéal démocratique est en perte de vitesse. Cela n’est pas du tout étranger à notre propos : quand l’empathie n’est pas stimulée, les circuits cérébraux, ce qu’on appelle les neurones miroirs, ne sont pas sollicités positivement et vous allez finalement cultiver une forme d’indifférence aux autres. Les jeunes Américains de cette étude sont le produit d’une société qui fonctionne dans le mythe du « développement personnel ». Ajoutez à cela une généralisation des écrans qui crée un « effet cockpit » (un terme utilisé en référence au pilote qui a lancé la bombe sur Hiroshima sans percevoir les conséquences de son acte) : quand vous agressez l’autre et que vous ne voyez pas le résultat de votre acte sur le visage de votre victime, cela ne vous fait pas prendre conscience de ce que vous êtes en train de faire. Ce n’est pas pour rien que Primo Levi cherchait à nous faire comprendre que tout homme est un visage.
On parle aussi de l’« effet mandarin chinois » ?
Oui. Beaucoup de gens seraient prêts à appuyer sur un bouton qui leur permettrait de devenir instantanément immensément riche et qui garantirait la bonne santé de leur famille, avec pour contrepartie la disparition d’un Chinois inconnu à l’autre bout de la planète. Proposez la même chose en montrant la photo de la personne qui va disparaître et il y aura moins de personnes qui appuieront sur le bouton. Suggérez la même chose encore avec le mandarin présent dans la pièce, et seuls des psychopathes dénués de toute émotion appuieront. Mais les psychopathes sont très peu nombreux. Dans une société de l’écran, les gens voient moins les visages des autres, qui deviennent alors des mandarins chinois. Cela induit une diminution sensible de l’empathie. Donner des cours d’empathie dans les écoles, c’est aussi une manière de briser les écrans.
 
L’empathie ne serait-elle pas une forme d’esperanto, un vrai langage universel ?
La formule est parfaite. L’empathie est une langue universelle. Un Thaïlandais, un Kenyan, un Japonais ou un Belge, quel que soit leur âge, ressentent exactement les mêmes émotions : joie, tristesse, colère, peur, dégoût… Les émotions, c’est ce qui nous rend semblables les uns aux autres. Les états d’âme et les visions du monde qui en découlent, c’est déjà un peu plus compliqué, car interviennent alors des facteurs culturels. Mais les émotions, elles, sont universelles. Elles nous relient à ce que nous sommes fondamentalement en tant qu’êtres humains. L’empathie est donc la langue la plus importante que l’on puisse apprendre. L’être humain est naturellement équipé pour la maîtriser. J’ai fait allusion précédemment aux neurones miroirs. Ceux-ci sont présents dans le cerveau de tous les humains. Ils permettent de se mettre à la place de nos semblables sans se confondre avec eux. Pour autant, il ne faut pas faire montre d’angélisme : être empathique, ça s’apprend, car ces neurones miroirs peuvent tout aussi bien être le moteur de l’envie. On peut prendre l’exemple d’un enfant qui en voit un autre s’amuser avec un jouet : il voudra lui aussi posséder cet objet ; celui-là et pas un autre. Ce mécanisme est puissamment destructeur, car il provoque un sentiment de concurrence et débouche sur l’idée qu’on doit être un dominant plutôt qu’un dominé. Les rapports de pouvoir sont souvent contaminés par ce mécanisme, et c’est d’ailleurs celui-ci qui intervient dans les phénomènes de harcèlement et de cyberharcèlement.
Si on ouvrait plus les enfants à l’intelligence émotionnelle, il y aurait moins de faits de harcèlement ?
Oui. Mais force est de constater que notre système scolaire prône plus l’individualisme et la compétition que l’entraide, mis à part quelques expériences menées dans certains établissements. Être en compétition, cela peut inciter à être insensible à ce que vivent vos adversaires. Mais les temps changent, la société évolue. Des images nouvelles font le buzz et je m’en réjouis car elles nous parlent d’empathie. Par exemple, celles qui nous montrent un athlète qui vient en aide à un concurrent, quitte à réduire ses chances de gagner. Souvenons-nous de Jonas Vingegaard attendant Tadej Pogacar lors d’une étape pyrénéenne du Tour de France. Quand on sort du mécanisme de la compétition sans merci, cela délivre un message très positif. Cela envoie le message qu’on est capable de se mettre à la place des autres. On a vu autrefois des coureurs accélérer quand un concurrent direct était tombé et personne ne criait au scandale. Mais cette époque où l’on vivait avec l’idée que la compétition était une raison suffisante pour ne pas se mettre à la place de l’autre est en train de mourir. On voit que se dessine un mouvement vers une société nouvelle. On sent l’espoir d’un monde moins conflictuel, plus respectueux des humains, des animaux, de la Terre. Dans cette évolution, les pays scandinaves ont une longueur d’avance. C’est dans le cadre de cette dynamique qu’ils ont créé des cours d’empathie pour les enfants.
 
Vos mots recoupent ceux de l’écrivaine américaine Jessica Alexander, qui s’est passionnée pour le modèle scolaire danois. Dans un livre intitulé « The Danish Way of Parenting », elle affirme, comme vous, que l’empathie devrait être considérée comme une matière aussi importante que les cours de première langue ou de mathématiques. Elle écrit : « Au Danemark, on entend rarement, voire jamais, des enfants brailler. Il y a une confiance et un respect qui règnent entre adultes et enfants que je n’ai constaté nulle part ailleurs. »
L’empathie, que l’on stimule dès l’âge de 6 ans au Danemark, permet d’accorder de la valeur tant à soi-même qu’aux autres. Puisqu’on a l’aptitude de se mettre à la place de l’autre, il devient alors un semblable. On partage les mêmes émotions. On parle la même langue. Cela débouche – et des études le confirment – sur des attitudes plus respectueuses, plus compréhensives. Cela nous montre encore une fois que le vivre-ensemble n’est pas seulement une belle idée. C’est quelque chose qui se construit à partir d’une volonté collective d’aller vers un modèle de société plus apaisée. Bien entendu, il ne faut pas survaloriser les modèles du Nord, car ils ont aussi leurs failles. Mais il faut tout de même regarder certaines vérités en face. Huit petits Danois sur dix, quand ils lèvent le doigt en classe pour poser une question, ont le sentiment de faire quelque chose de positif. Alors que huit petits Belges sur dix, quand ils lèvent le doigt pour poser une question, ont l’impression de faire aveu de faiblesse. Incontestablement, l’estime de soi est mieux suscitée au Danemark. Et insistons encore une fois sur ce point : cette dernière est fortement corrélée aux attitudes altruistes. C’est un antidote au repli sur soi et à l’indifférence au monde.
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Encore ne faut-il pas confondre l’estime de soi et la confiance en soi…
Exactement. La confiance en soi, cela peut se gonfler de manière un peu artificielle. On peut augmenter la confiance d’une personne très facilement en faisant en sorte de la convaincre qu’elle est « meilleure » que les autres. L’estime de soi, c’est beaucoup plus profond. C’est arriver à comprendre qu’on vaut quelque chose parce que les autres aussi valent quelque chose. La confiance en soi est peu résistante aux échecs, alors que l’estime de soi est plus résiliente. Elle dope l’envie d’agir, d’oser faire des choses, de participer à la marche du monde.
Manquer d’empathie, n’est-ce pas, in fine, se condamner à la solitude ?
Certainement. A contrario, l’empathie est sans doute le meilleur ressort pour devenir heureux, parce que le bonheur se construit dans le rapport aux autres. Rappelons-nous que Robinson Crusoé a dû s’inventer Vendredi pour pouvoir survivre. L’être humain n’est pas équipé pour vivre seul. Pour réfléchir, penser et progresser, il a besoin de ses semblables. Il a un besoin impérieux de se relier aux autres. Vivre ensemble, c’est vivre mieux. À condition toutefois de faire preuve d’empathie.
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https://seo-consult.fr/page/communiquer-en-exprimant-ses-besoins-et-en-controlant-ses-emotions

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