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Transition écologique : Benoît Jourdain présente la vision du … – 100% Vosges

La transition écologique est l’une des trois priorités transverses de la politique départementale, notamment au travers du plan VASTE (Plan Vosges Ambitions Spécial Transition Ecologique), Benoît Jourdain, Vice-Président du Conseil départemental des Vosges, délégué à la transition écologique, nous a accordé un entretien au cours duquel nous évoquons le bilan des actions menées et les pistes à développer pour réussir collectivement ce challenge dans les Vosges.
Le Département est pilote dans le domaine de la transition écologique. Quelles sont ses actions ?
Le Département a d’abord une action sur son propre patrimoine et son champ de compétences. Sa structure qui compte 2 000 agents et 250 sites, dont les collèges, le justifie. En outre, nous avons l’obligation légale de publier tous les trois ans notre bilan d’émissions de gaz à effet de serre. Ce que nous avons fait, en décembre, lors du vote du dernier budget. Nous nous sommes également donné des objectifs pour les 3 années à venir, notamment pour savoir quelle trajectoire nous allons prendre en la matière. Globalement en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES), nous surperformons plutôt nos objectifs avec une baisse de 2 à 3 % par an.
Quelles sont les principales actions qui vous permettent ces résultats ?
On peut citer la rénovation des bâtiments, des efforts que nous faisons sur toutes les mobilités en accompagnant nos collaborateurs, mais aussi de la performance des nouvelles constructions, comme la démolition et la construction du nouveau collège de Vagney, conçu avec une consommation d’énergie de 30 % inférieure que ce que nous imposait la réglementation 2012 à l’époque. Elles nous permettent d’afficher un bilan satisfaisant et de nous aligner sur la stratégie la plus ambitieuse : la stratégie bas carbone annoncée par l’État. Pour autant, entre les décisions que nous prenons et leur traduction immédiate, il n’est pas toujours évident de savoir à l’avance si leur impact nous permettra d’être dans la tendance.
Le Conseil départemental se doit d’être valeur d’exemple pour le territoire…
Oui. En fait, au travers de la transition énergétique, nous portons deux sujets : notre patrimoine et l’aide aux collectivités. Une de nos difficultés réside dans le fait qu’il nous est interdit d’aider un acteur de l’économie, aussi nous n’avons pas la capacité à investir dans un projet photovoltaïque d’ampleur. En revanche, en ce qui concerne les acteurs publics, nous avons « verdi » nos systèmes d’intervention. Tous les travaux que le Département aide, dans la mesure des 13 à 15 millions d’euros qui sont destinés aux collectivités, sont aujourd’hui éco-conditionnés par des engagements en matière environnementale, comme favoriser la sobriété énergétique des bâtiments par exemple ou avoir recours à des énergies non fossiles. Depuis le début du dernier mandat, nous avons adopté des critères beaucoup plus favorables à la transition écologique sur toutes ces questions.
Des questions qui relèvent encore d’une analyse prospective à mener par rapport à la configuration du territoire…
Nous menons toute une réflexion sur la stratégie à adopter sur les énergies renouvelables pour savoir s’il faut développer les aides publiques pour le développement du photovoltaïque ou de l’éolien, qui peuvent être des sujets clivants par exemple. Or aujourd’hui il est difficile d’établir une feuille de route. Où faut-il mettre un euro en matière d’EnR (Energies Renouvelables) ? Où est-ce que cela sera le plus pertinent pour le territoire ? Au-delà de l’impact de l’éolien sur le paysage, lorsque l’on observe l’efficacité énergétique de cette technologie dans les Vosges, c’est un gros investissement pour une contribution à la transition énergétique qui peut paraître faible. Les Vosges ne sont pas une région très ensoleillée et venteuse, et je suis plus enclin, en dehors de l’exploitation des toitures existantes en photovoltaïque, à penser que nous devons orienter nos efforts là où c’est le plus efficace : sur la biomasse et les réseaux de chauffage urbains, mais aussi des réseaux de rafraîchissement pour intégrer les besoins futurs en climatisation, liés au réchauffement climatique. Le bois est la ressource essentielle dont nous disposons sur le territoire et nous avons les moyens de réfléchir à la possibilité de détourner certains coproduits de la filière et produits des fauches de bords de routes départementales par exemple, sur de l’énergie plutôt que la valorisation comme nous pratiquons aujourd’hui.
Quels sont les freins que vous observez ?
C’est d’abord l’ingénierie. Je vois bien que les collectivités les plus petites sont désemparées face à ces enjeux. Le Département finance tous les postes des conseillers France Rénov’, en plus des aides à l’acte de la Région via les CEE. Nous finançons également toutes les collectivités qui ont des programmes d’intérêt général (PIG) pour la maîtrise de l’énergie, dont les programmes de rénovation très ambitieux sur Saint-Dié et Épinal. Mais demain, je pense qu’il faut que l’on développe les réflexions sur les EnR et notamment sur l’EnR biomasse.
Les trophées de la transition écologique
Ces trophées mettaient en avant les expériences intéressantes réalisées sur le territoire. Aujourd’hui, nous sommes en train de réfléchir à la manière de faire évoluer cet événement qui aura lieu en septembre 2023. Il me semblerait intéressant de montrer, au travers d’exemples extérieurs, comment une commune peut agir sur la transition écologique. On n’est pas mauvais dans les Vosges, au regard notamment de ce que fait La Grande Fosse qui est plutôt exemplaire, à son échelle, en matière de sobriété énergétique et d’EnR. Mais je pense que cela peut être intéressant de montrer aux élus qu’ils peuvent se nourrir des ingénieries développées par d’autres territoires en organisant un colloque, par exemple, qui mette en avant les bonnes pratiques d’une commune de 1 500 habitants comme Tramayes, dans le Beaujolais, qui est aujourd’hui une des premières communes totalement autonome d’un point de vue énergétique en France.
Difficile d’évoquer la question des énergies, sans aborder celle de l’eau, surtout après l’été 2022. Quelle sera la conduite du Département sur ce plan ?
Le Département, contrairement à d’autres, est resté très présent sur cette question en proposant un système d’aides assez pertinent à destination de ses collectivités, avec l’aide aux adductions d’eaux, aux réseaux d’assainissement collectifs et non collectifs (des fois très pertinents dans les zones peu peuplées). Suite au stress hydrique que nous avons connu cet été, nous avons lancé, dès septembre, un Observatoire de l’eau (voir p. 46, ndlr). L’objectif est d’abord d’avoir une bonne connaissance de l’état des lieux et des besoins et pouvoir, peut-être, avoir un rôle pour faciliter les interconnexions entre les réseaux. Nous avons un autre sujet important : le portage du SAGE GTI sur le secteur de Vittel, sur lequel nous sommes à la manœuvre depuis plusieurs années, et que nous continuons d’animer, pour lequel nous créons un Observatoire de l’eau relativement conséquent afin d’aborder de gros enjeux liés au partage de la ressource entre différents acteurs, dans un secteur où l’industrie est un gros consommateur d’eau avec Nestlé Waters et la Fromagerie l’Hermitage. Le projet de SAGE GTI, devrait dans les semaines à venir, se traduire par un arrêté préfectoral.
La transition écologique, c’est aussi l’affaire de tous les citoyens…
Le Département mène effectivement des actions en matière d’éducation et de pédagogie à l’environnement en étant présent depuis des années, notamment en animant la plateforme Ter’O auprès des associations et de la jeunesse sur les thèmes de la protection de la biodiversité, de l’eau ou de la gestion des déchets, mais aussi sur la transition énergétique. Nous subventionnons également un certain nombre d’actions portées par des associations et des collectivités locales qui visent à sensibiliser le grand public à ces questions. Au-delà même de la nécessité impérieuse de réussir la transition énergétique et écologique, ce que nous a bien rappelé l’été 2022, il faut entendre que c’est aussi un facteur d’attractivité pour le territoire qui se joue. Être vertueux sur les questions de l’énergie, du développement durable et de l’environnement sera également un marqueur positif en termes de communication pour Je Vois la Vie en Vosges, la marque du département.

Les émissions de GES du Département, contre 11 671 teq CO2 en 2012 (date du premier bilan réalisé par la collectivité). Une baisse remarquable de 1 632 teq CO2 due aux efforts sur le parc immobilier et les déplacements (des agents et des élus) mais qui devra s’intensifier pour s’aligner sur l’ambition nationale : diviser par 6 les émissions de GES d’ici à 2050 comparées à 2012 (un objectif voté par les élus en décembre 2022). Un plan Vosges Ambition Spécial Transition 2 est en construction. Il vise à définir la stratégie et les actions phares permettant de généraliser la transition écologique.
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Article rédigé par :
Francoise Fontanelle
Rédactrice et responsable éditorial
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