Peut-on offrir un cadeau de Noël à son psy ? – Psychologies.com

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Mis à jour le 22 décembre 2022 à 18:15

Est-ce déplacé pour un patient d’offrir un cadeau de Noël à son psy ? Le psy doit-il l’accepter ou le refuser ? Cela dépend-il du cadeau en soi ? Cinq patients et trois psys témoignent.


Est-ce déplacé pour un patient d’offrir un cadeau de Noël à son psy ? Le psy doit-il l’accepter ou le refuser ? Cela dépend-il du cadeau en soi ? Cinq patients et trois psys témoignent.
Par reconnaissance et gratitude, en particulier dans ces périodes de fête, certains patients veulent offrir un cadeau à leur psy. Mais beaucoup se demandent si ce geste est approprié dans une relation de travail thérapeutique. De plus, quel cadeau offrir et comment interpréter la réaction de son thérapeute ? 
« En fin d’année, on offre des cadeaux à ceux qu’on "aime" ou du moins que l’on estime beaucoup. Je ne suis plus dans un transfert très "fusionnel" avec mon psy, mais nos séances sont pour moi des moments très importants car il m’aide à avancer. Depuis 4 ans, je lui apporte des chocolats à chaque fin d’année, mais en n’attendant pas pour autant un retour. Il me remercie et son sourire me suffit. »
« Un jour, j’ai présenté à ma psy une boîte de chocolats en sortant de son cabinet. Elle ne l’a pas ouvert et l’a repoussée en argumentant qu’elle n’avait pas dans l’habitude de recevoir des cadeaux, et qu’ainsi, la relation était plus saine pour chacune de nous. Un an et demi après, je lui ai offert des vieux livres de psychologie dont je voulais me débarrasser. Elle a accepté "pour la science". Les a-t-elle jetés ou mis en décoration dans son bureau ? Si j’y pense, je regarderai à la prochaine séance, mais je ne me formaliserai pas plus que cela. »
" Ma psy a refusé, par déontologie, une boite de calissons que je lui offrais en remerciement. Je n’ai pas été vexée, comprenant tout à fait son éthique professionnelle. Je n’ai pas renouvelé ma tentative à la fin de ma thérapie car je pense que le meilleur cadeau qu’on puisse faire à une personne dont on se sent attaché par ce biais très personnel, c’est d’aller vraiment mieux." 
Je voulais remercier mon psychanalyste et mon psychiatre, qui sont tous les deux amateurs d’arts. Comme je suis plutôt douée de mes mains, j’ai modelé une statuette pour mon psychiatre et j’ai créé un dessin pour mon psychanalyste. Les deux sont exposés dans leurs cabinets respectifs.
« Pour remercier ma psychologue après notre première année de travail, je lui ai offert une bonne bouteille de vin, d’une trentaine d’euros, à Noël. L’année suivante, c’était un verre à vin avec une jolie pensée inscrite dessus. Elle a toujours dit que ce n’était pas nécessaire mais je crois qu’elle apprécie que son travail soit reconnu. Professionnel de la santé ou pas, un cadeau fait toujours plaisir, quand il est donné de bon coeur et sans arrière pensée. »
« Un refus systématiques du psy peut faire manquer des occasions », selon l’auteur de Petit traité de lucidité (Payot, 2014)
Votre avis :
Si le patient veut vraiment offrir un cadeau, il vaut mieux viser un petit présent symbolique, car un cadeau coûteux pourrait rendre le psy redevable, ce qui compromettrait le travail. Eviter ceux qui pourraient impliquer une sorte de mépris pour le praticien, comme une machine à expresso, qui signalerait que son café est mauvais.
Pour le psy, le plus simple est de refuser avec grâce, en demandant au patient ce que signifie le cadeau pour lui. Mais un refus systématique peut faire manquer des occasions. Pour certains patients, il est crucial de pouvoir exprimer sa gratitude, par exemple s’il a été maintenu "petit" ou s’il a été dévalorisé. Un cadeau peut alors enrichir la relation s’il signe l’accès du patient au pouvoir de donner, ou s’il lui donne le sentiment de laisser une trace chez le psy et de ne pas être oublié.
Votre vécu :
J’ai déjà reçu des cadeaux (une pomme en bois, un panier africain, quelques jolies cartes…).Je montre souvent le plaisir que je ressens, et surtout la curiosité qu’il m’inspire. Parfois, lorsque je sais que ce don est vraiment important pour le patient, je me contente de l’accepter en laissant transparaître mon émotion.Il n’y a qu’un cadeau que je regrette avoir accepté. J’étais toute jeune praticienne et un patient qui me courtisait un peu est arrivé vers Noël avec un livre et une énorme boîte de chocolats. J’étais horriblement gênée. J’ai apporté les chocolats dans l’institution où je travaillais comme psychologue. J’ai un peu fui ma culpabilité en partageant l’objet du délit !
« Le cadeau peut s’inscrire dans le cadre d’un travail thérapeutique partagé », selon la formatrice aux métiers de la petite enfance
Votre avis :
Le patient doit se demander : « à qui vais-je offrir ce cadeau, à l’humain ou au psy ? » Car si c’est à l’humain, il est important que le patient réalise qu’il ne sait rien de son thérapeute, de ses goûts, de ses choix et de ses désirs… En revanche, si c’est au psy qui nous fait du bien, alors c’est à la thérapie menée par lui que nous cherchons à faire plaisir. La rencontre thérapeutique est avant tout une aventure humaine avec tous ses possibles, mais c’est indéniablement une relation de travail où les désirs se croisent dans les actes et dans les mots, sans jamais ne se confondre. Offrir un cadeau à son psy est en quelque sorte une jolie tentative de distorsion du cadre. C’est à chacun de composer avec ce qu’il peut donner et prendre, comprendre et permettre.
Votre vécu :
Je n’en ai jamais reçu, mais cela a failli m’arriver. Une patiente a abordé son conflit entre le désir et la peur de m’offrir un cadeau en séance. Je me suis interrogée sur la question du « déontologiquement » correct. J’ai réalisé au fil des années que comprendre et envisager la possibilité que le cadeau s’inscrive dans le cadre d’un travail partagé est essentiel. Aujourd’hui, si la situation se présentait, j’accepterais le cadeau. Moi-même, en tant qu’analysante, je n’aurais pas apprécié que mon psy refuse le livre que je lui avais offert.
« Le contexte de Noël rend les cadeaux plus acceptables », selon l’auteur de Comment améliorer mon médecin ? Le patient efficace (Editions Fides, 2012)
Votre avis :
Il est préférable d’offrir un cadeau d’une faible valeur pécuniaire, comme les biscuits, les chocolats et autres cadeaux faits à la main par le patient. Il ne faut pas que le psy ait la sensation d’être rémunéré une seconde fois. Ensuite, le professionnel prend aussi en compte le contexte culturel de Noël, qui rend les présents plus acceptables. Ceux de fin de thérapie sont considérés comme une expression valable de gratitude. En revanche, il ne faut pas exiger de son psy qu’il expose ce cadeau dans son bureau, à la vue de tous. Cela y donnerait un caractère intime, sensuel, voire même sexuel, dépassant les frontières de la psychothérapie.
Votre vécu :
Il y a le cas particulier d’une patiente qui ne cessait de m’offrir des cadeaux de plus en plus chers. Et lorsque je lui ai dit qu’elle ne pouvait pas continuer, elle a réagi violemment, comme à un rejet de sa personne, et a fait une tentative de suicide. J’ai dû lui expliquer que des mots, voire une carte, étaient suffisants pour exprimer sa gratitude. Une autre patiente m’a remis des corrections d’un de mes livres en me proposant de devenir ma correctrice. Je lui ai expliqué le problème d’éthique associé au fait de changer notre relation. J’ai choisi de demeurer son thérapeute. De façon générale, je n’ouvre pas le cadeau devant le patient. Et lorsqu’il coûte cher ou me rend mal à l’aise, j’avise le patient que je vais l’accepter mais le remettre à la fondation de l’Hôpital où je travaille. 
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https://seo-consult.fr/page/communiquer-en-exprimant-ses-besoins-et-en-controlant-ses-emotions

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