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L’acteur Pascal Greggory est à l’affiche du nouveau long-métrage de Mia Hansen-Løve, « Un beau matin », où il incarne un père atteint d’une maladie neurodégénérative.
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Il parle d’une voix basse et soyeuse qui a le don de rendre instantanément chaleureuse la rencontre. Observant la même discrétion depuis quarante ans, Pascal Greggory nous a toujours accompagnés. Par sa présence au cinéma, d’Eric Rohmer à Patrice Chéreau, de Jacques Doillon à Raoul Ruiz, de Luc Besson à Maïwenn ; et au théâtre, dirigé par Chéreau, Luc Bondy et plus récemment par Arthur Nauzyciel. Aujourd’hui, il est à l’affiche du nouveau long-métrage de Mia Hansen-Løve, Un beau matin, où il tient le rôle d’un ancien professeur de philosophie atteint d’une maladie neurodégénérative. Un personnage inspiré par le père de la cinéaste.
J’ai été très méfiant. Je ne me voyais pas tourner ce rôle. C’est quand même très compliqué pour un acteur d’imaginer la façon dont il va pouvoir faire exister un personnage dont les capacités mentales et le langage sont diminués. J’avais toujours fait l’inverse. Avec Rohmer, Chéreau, au théâtre en général, mon jeu s’est toujours structuré sur un texte. Là, j’étais face à une langue inconnue. J’avais vu les films de Mia Hansen-Løve mais je ne la connaissais pas. Elle m’a convaincu lorsqu’elle m’a dit posséder des enregistrements de son père quand il était malade. En écoutant ses mots, j’ai pu saisir qui il était. Et puis Mia a réussi à me faire comprendre la complexité de ce monde dans lequel se trouve le personnage.
Un peu des deux, je dois dire. Le père de Mia était prof de philo et ses élèves l’adoraient. Et de mon côté, je suis plutôt quelqu’un de bien élevé, de sociable. J’ai souvent constaté que les personnes qui se consacraient à la pensée dégageaient quelque chose de paisible. Comme si la réflexion vous apprenait qu’au fond il n’y a guère de solution au destin des hommes.
Notre relation a été exceptionnelle. Nous venons tous les deux d’un milieu bourgeois et protestant, on s’est retrouvé là-dessus. Je ne la connaissais pas et ce fut comme si j’étais destiné à la rencontrer. Léa est très intelligente, très construite, malgré une famille très compliquée. Elle me passionne comme femme et comme actrice. Dans la seconde, elle est au bon endroit. Avec elle, il n’y a pas de complication, on ne sent pas le travail, c’est rare. Et puis ce que j’aime, c’est qu’en la voyant à l’écran on l’imagine en dehors. Léa est aussi hors champ. Dans ce film, où elle apparaît sans sophistication, je l’ai trouvée encore plus belle et désirable. C’est la magie de la photogénie. D’immenses comédiens de théâtre le savent, qui ne feront jamais de cinéma car leur physique n’imprime pas.
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