Modern Love : Survivre avec une mère incapable d'exprimer ses sentiments – Courrier international

Chaque semaine, la chronique phénomène du New York Times sur l’amour vous est proposée en exclusivité, traduite en français, par Courrier international. Ce dimanche, une femme s’interroge sur sa mère et ses choix.
Je déjeunais avec ma mère dans un restaurant français du quartier de Glover Park, à Washington, quand je lui déclarai que je me sentais très seule dans l’organisation de mon mariage. Elle hocha la tête en signe de compréhension mais n’exprima pas l’envie de retrousser ses manches et de m’aider.
Elle partageait les frais avec mon père, ce qui aidait, bien sûr. Même si je m’étais demandé plus d’une fois, dans mes pires moments de sale gosse, s’il n’aurait pas été mieux de ne pas avoir d’argent pour le mariage et donc pas de mariage.
S’il n’y avait pas eu de mariage, nous aurions aussi pu tranquillement savourer mes fiançailles en tant que mère et fille. Il y avait en effet un nombre inquiétant de fêtes et de rituels qui projetaient notre relation au premier plan.
Pendant ce déjeuner, j’étudiais le visage de ma mère pour voir si elle était sur le point de faire une ouverture, si elle allait m’expliquer avec passion qu’elle allait se mettre en mode organisation ou qu’elle s’excusait d’être un peu absente. Son visage ne changea pas.
J’avais pris l’habitude d’étudier celui-ci récemment, en personne comme sur FaceTime. Ma mère et moi nous étions disputées toute l’année, après trente ans de paix relative. Pendant mon enfance, j’avais eu des notes parfaites et n’avais jamais violé les règles. Elle me conduisait à tous les entraînements de natation, servait de chaperon à toutes mes excursions et faisait le dîner tous les soirs tout en dirigeant avec succès une entreprise en tant que femme biraciale dans un domaine dominé par les hommes.
Nous avions commencé à nous disputer parce qu’un an et demi auparavant, elle avait vendu sa société, quitté mon père et s’était installée en Angleterre avec un ancien petit ami de la fac. Cette série d’événements avait été un choc et même si plusieurs éléments étaient apparus qui rendaient sa décision plus compréhensible, nous en étions encore à peine à commencer à en réparer les retombées sur notre relation.
Son ami et elle s’étaient récemment réinstallés aux États-Unis, dans la ville où j’habitais, mais dans chaque conversation que j’avais avec elle – où les enjeux me semblaient plus élevés au fur et à mesure que le grand jour approchait –, nous atteignions une sorte d’impasse : je voulais tout le temps parler de mes sentiments et elle non.
Je lui expliquais à chaque fois ce que je pensais de mon enfance, de son mariage avec mon père, de ses refus d’évoquer ce qui se passait vraiment (ne serait-ce que pour me ménager) et de son installation à l’étranger pendant la pandémie. Je tentais de brandir ma conscience de moi et mes talents émotionnels pour qu’elle cède et me rende la pareille. Elle céda, me répéta abondamment qu’elle était désolée mais quand je la suppliais de manifester dav
Katy Gathright
Lire l’article original
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Avec 1 600 journalistes, 35 bureaux à l’étranger, 130 prix Pulitzer et quelque 5 millions d’abonnés au total, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
C’est le journal de référence des États-Unis, dans la mesure où les télévisions ne considèrent qu’un sujet mérite une couverture nationale que si The New York Times l’a traité. Son édition dominicale (1,1 million d’exemplaires) est distribuée dans l’ensemble du pays – on y trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris le contrôle de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique plus de 3,7 millions d’abonnés en octobre 2019, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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