Maud Tavel (Grenoble capitale verte) : « Nous n’avions pas un budget infini » – Essor Isère

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Le budget de Grenoble capitale verte a-t-il dû être revu à la hausse au regard du contexte inflationniste ?
Non, nous, les trois collectivités (Ville de Grenoble, Métropole, Département) et l’Etat, avons signé, en octobre 2021, un contrat triennal. Nous sommes restés dans le budget (13,5 M€, NDLR) que nous nous étions fixés. Nous avons même, à travers des dépenses qui ont été revues à la baisse sur des événements internationaux, abondé les financements des Coups de pouce verts et des Coups de pouce verts éducation.
Pensez-vous que sans le titre Grenoble capitale verte, la Ville de Grenoble, la Métropole et le Département n’auraient pas pu travailler ensemble ?
Je pense que le titre Capitale verte a créé cette opportunité de se mettre autour d’une table, de réfléchir et de se mettre dans la perspective de construire quelque chose ensemble. Nous avons eu un véritable alignement d’une politique de transition sur laquelle le partage était commun.
Au-delà des clivages politiques ?
Oui. Nous avons créé une agence qui permettait d’avoir une gouvernance partagée en s’appuyant sur des événements portés par chacune des trois collectivités mais en s’interrogeant à chaque fois : est-on capable d’aller plus loin dans la dynamique ? Cet événement coche-t-il toutes les cases respectueuses des transitions ? Ce travail a permis de partager des expériences, d’interroger les niveaux d’ambition des uns et des autres, d’avoir une exigence partagée.
Cette expérience peut-elle faciliter les relations entre les trois collectivités pour d’autres sujets, au-delà de celui des transitions ?
On a tellement de sujets au travers des transitions sociales et environnementales qu’on peut couvrir pas mal de nos compétences partagées et aller dans le bon sens. Si on prend l’exemple du RER grenoblois. Nous avons su trouver l’équilibre pour travailler ensemble et nous aurons besoin d’être alignés au niveau local pour exiger désormais un calendrier et des moyens. C’est quelque chose que les habitants du territoire attendent vivement.
Est-ce que ce titre a permis de débloquer des dossiers plus facilement ?
Cela a créé des effets leviers. Cela a donné un cadre et des habitudes de travail que nous n’avions pas précédemment entre les trois collectivités. C’est positif. Cela a permis de montrer aux autres acteurs du territoire que nous étions capables de travailler ensemble et cela a aussi mis cette dynamique dans le milieu associatif et dans le milieu économique. Certains se sont mis à travailler ensemble alors qu’ils ne se connaissaient pas ou s’ignoraient. Nous allons travailler à rédiger le bilan à six mois pour juin 2023. Cela va nous permettre de tirer les leçons de la dynamique qui a été portée tout au long de l’année.
Un élément intéressant : nous avons dénoté dans le paysage européen. La Commission européenne et les autres villes européennes qui ont eu le titre par le passé, étaient très intéressées par cette dynamique de gouvernance au-delà de la Ville que nous avons su construire. Cette capacité de travailler tout au long de l’année nous permettra de travailler avec l’Union européenne pour aller chercher d’autres appels à projets, du financement. Ce titre va nous permettre de nous appuyer sur les autres villes européennes pour le partage d’expérience.
Avez-vous créé un précédent en devenant le territoire qui a proposé le plus d’animations ?
Oui cela a beaucoup intéressé la Commission européenne. On l’avait mis en avant au moment de l’oral devant jury. On souhaitait mettre en avant la science, la culture et la participation citoyenne. On a construit cette année avec des événements et des défis en se disant qu’on avait besoin que le plus grand nombre d’acteurs, de citoyens, de collectifs, associations s’investissent et agissent à travers les questions des transitions.
Pensez-vous que le fait de proposer un nombre important d’animations sera désormais imposé par la Commission européenne aux prochains candidats au titre ?
Je ne sais pas, mais nous sommes prêts à partager tout ce que nous avons su construire. Je suis persuadée que le changement doit passer de manière collective mais aussi individuelle. Ce travail de sensibilisation et d’explication est essentiel. La participation est importante, c’est aussi comme ça qu’on y arrivera et pas uniquement avec des politiques publiques et la responsabilité des acteurs institutionnels.
Organiser plus d’animations, cela signifie-t-il un coût plus élevé ?
Non. Nous nous sommes beaucoup appuyés sur des événements qui existaient. Nous n’avions pas un budget indéfini. Nous souhaitions concentrer nos efforts. L’idée n’était pas de réinventer les choses. Il y avait aussi une volonté de transformer en profondeur. Le fait de labelliser des événements, cela a permis de réinterroger leur format qui perdurera dans les années suivantes.
En attendant le bilan chiffré de Grenoble capitale verte qui sera réalisé pour juin 2023, suivi d’un deuxième bilan cinq ans plus tard censé montrer les conséquences de l’année capitale verte dans la durée, voici quelques premiers chiffres.
A commencer par le budget de fonctionnement qui s’élève à 5,3 M€.
Ce budget de fonctionnement est financé sur trois ans par l’Etat (2,9 M€), la Ville de Grenoble (1,1M€), Grenoble Alpe Métropole (550 000€), le Département (400 000€) et la Commission européenne (350 000€).
Par ailleurs, l’Ademe a abondé à hauteur de 700 000 € et plusieurs entreprises à hauteur de 80 000€ par le biais du mécénat.
En termes de fréquentation globale, les plus de 700 animations organisées tout au long de l’année auraient attiré, en cumulé, environ 200 000 personnes. Le nombre précis sera communiqué en juin.
Aux 700 animation s’ajoutent 400 défis relevés par des entreprises, associations, écoles, collèges et autres institutions du territoire ainsi que 300 ressources, à savoir des moyens mis à disposition par des acteurs publics ou privés qui permettent à d’autres acteurs ou à des citoyens de passer à l’action.

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