Marylin Maeso. Philosopher chez les Elfes – Philosophie magazine

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©Everett/Aurimages
 
L’œuvre de Tolkien est tissée de questions métaphysiques, éthiques et politiques. Avec, au premier rang d’entre elles, la tension entre la mortalité des uns et l’immortalité des autres. Quel est le prix à payer pour sortir de la condition humaine ? Voilà, souligne Marylin Maeso, ce que Tolkien considérait comme le motif central du Seigneur des anneaux. Pour la philosophe et spécialiste d’Albert Camus, il y a une communauté d’interrogation entre le philologue d’Oxford et l’auteur de La Peste : des réponses différentes mais des questions communes sur le sens de la vie et notre place dans l’Univers. Tous deux, dit-elle, réenchantent le monde à leur manière.
 
Qu’y a-t-il de philosophique dans l’œuvre de Tolkien ?
Marylin Maeso — L’œuvre de Tolkien est tissée de questionnements qui explorent tous les sillons du champ philosophique. Métaphysiques et existentiels, d’abord, avec la création de différentes espèces (Elfes, Nains, Humains, Hobbits, etc.), chacune dotée de sa propre condition et de ses caractéristiques qui définissent sa place dans le monde. Mais aussi politiques et éthiques : Aragorn redoute de dévaler la même pente funeste que son ancêtre Isildur, qui garda l’Anneau pour lui alors qu’il aurait pu le détruire, et cela amène plusieurs questions : qu’est-ce qu’être un bon gouvernant ? Le pouvoir corrompt-il nécessairement ? Peut-on choisir librement son destin ? Etc.
Les aventures des Hobbits (Bilbo, Frodo, Sam, Merry et Pippin) qui choisissent de s’écarter de la vie tranquille à laquelle ils semblaient voués pour se lancer dans une quête périlleuse soulèvent l’hégélienne question : que signifie « entrer dans l’Histoire » ? L’attitude de Gollum qui, sous l’influence de l’Anneau, se met à creuser fébrilement la terre et les montagnes pour découvrir leurs secrets, s’enfonçant par-là toujours plus dans les ténèbres, fait écho aux réflexions épistémologiques de l’auteur sur l’insuffisance de l’analyse pour engendrer une connaissance solide (« Celui qui brise un objet pour en découvrir la nature a déserté la voie de la sagesse », mettait-il en garde dans La Communauté de l’Anneau).
Enfin, la création d’Arda (la Terre du Milieu) sous la forme d’un « Fiat musica » [« Que la musique soit », en latin] lancé par le dieu Eru Ilúvatar et repris par ses anges (les Ainur) qui filent la mélodie à l’exception de Melkor, bientôt ange déchu et futur Morgoth (lequel aspire à prendre la place du chef d’orchestre), amène des considérations esthétiques sur l’harmonie et la dysharmonie.
 
Y a-t-il un thème philosophique majeur dans Le Seigneur des anneaux ? Celui de la lutte entre le bien, incarné par les Hobbits et leurs compagnons d’aventure, et le mal engendré par Sauron ?
Bien sûr, ce thème saute aux yeux. Tolkien disait que, étant chrétien, sa vision de l’Histoire était forcément pessimiste. C’est pourquoi celle de la Terre du Milieu est une succession de guerres contre des forces occultes, et de figures jadis grandioses qui chutent tandis que d’autres luttent pour faire mieux que leurs prédécesseurs (Aragorn) ou que ce que l’on attend d’eux, en raison de leur taille (les Hobbits), de leur sexe (Éowyn) ou de leur espèce (Legolas, qui, au lieu de rejoindre les terres immortelles avec ses congénères, défend la Terre du Milieu contre Sauron alors que le temps des Elfes est révolu).
Pourtant, la question que Tolkien considérait comme étant la plus centrale dans son œuvre n’est pas celle-ci, mais, confie-t-il dans sa correspondance, celle de la mortalité et de l’immortalité. Les deux questions ne sont cependant pas aussi éloignées l’une de l’autre qu’il y paraît au premier abord. Car le désir d’immortalité équivaut, pour les êtres mortels, à une volonté de conquérir leur propre condition en maîtrisant leur limite ultime : la mort. Tel Caligula qui, dans la pièce de Camus, constatant que « les hommes meurent et [qu’]ils ne sont pas heureux », fait le serment de bâtir un monde « où l’impossible est roi », le porteur de l’Anneau voit sa longévité accrue bien au-delà de ce que sa nature autorise, et, grisé par le pouvoir surnaturel qu’il lui confère, le chérit comme son bien le plus « précieux » (Gollum).
Mais, tout comme le pouvoir, cette immortalité de façade est un leurre ; un piège, même. Elle ronge de l’intérieur celui qui en bénéficie, jusqu’à ce qu’il ne soit plus que l’ombre de lui-même, esclave de sa propre soif de domination. Cela rappelle un précepte pascalien bien connu : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. » Celui qui, désirant l’immortalité des anges, cherche à nier sa propre condition, finira privé non seulement du pouvoir supérieur qu’il convoitait, mais aussi de celui qu’il possédait sur sa propre existence : en dehors de son seul vrai maître, Sauron, l’Anneau n’a que des serviteurs. C’est également un motif faustien, qu’illustre le sort des Nazgûl, ces neuf rois porteurs d’anneaux de pouvoir offerts par Sauron. Loin de les rendre plus puissants, les anneaux ont changé ces derniers en spectres, incapables de mourir mais plus tout à fait vivants. Un vrai pacte avec le Diable.
 
Un rapport avec l’anneau de Gygès ?
Oui, bien sûr, même si Tolkien s’en défendait. À un critique qui comparaît l’Anneau de Sauron à celui des Niebelungen, il aurait répondu : « Ces deux anneaux sont ronds, et c’est là leur seule ressemblance. » Je ne peux pas me prononcer pour Wagner, mais en ce qui concerne Platon, il est évident que Tolkien l’a lu, tant son œuvre est truffée d’échos platoniciens. À commencer par l’Anneau unique qui, comme celui de Gygès, rend son porteur invisible et le corrompt. Dans La République de Platon, Glaucon expose ce mythe pour prouver que, face à l’opportunité de faire tout ce qu’on veut sans craindre la moindre punition, homme de bien comme méchant céderont également à la tentation.
À la fin du Seigneur des anneaux, même un cœur aussi pur que celui de Frodo n’est pas de taille à lutter contre le pouvoir de l’Anneau unique, et, le moment venu, le Hobbit ne parvient pas à s’en séparer pour le détruire (il faudra l’intervention de Gollum pour que l’Anneau tombe accidentellement dans le volcan). La spécificité de l’anneau tolkiénien tient au fait que son influence n’est pas absolue, contrairement à l’anneau de Gygès, puisque la rapidité et l’intensité avec lesquelles cette influence s’impose varient en fonction de qui le porte. C’est pourquoi son effet est instantané chez les âmes les plus faibles (Sméagol, qui deviendra Gollum, assassine son ami Déagol à l’instant où il aperçoit l’Anneau dans ses mains pour le lui dérober), alors que son emprise sur Frodo ou sur Bilbo est plus progressive. La corruption est universelle, mais face au chant des sirènes, chaque personnage est amené à choisir une voie, celle de la résistance ou celle du renoncement.
“Comment un monde qui m’était inconnu pouvait-il me sembler aussi familier ?”
Marylin Maeso

 
Y a-t-il d’autres pistes philosophiques à explorer dans son œuvre ?
Je pense à l’une, en particulier, qui m’a saisie dès le départ : celle du retour paradoxal en Terre du Milieu. Comment un monde qui m’était inconnu, puisque mon esprit le parcourait pour la première fois, pouvait-il me sembler aussi familier ? Cette impression, que Tolkien partageait, peut s’expliquer par le biais de sa théorie de la réminiscence (recovery, en anglais). La force de la fantasy est, à ses yeux, non pas de fabriquer un univers parallèle, une pure fiction, mais de nous faire percevoir le monde de manière plus authentique en aidant notre regard à percer au-delà du familier. C’est l’art de défamiliariser le monde, dans le bon sens du terme, en nous restituant notre capacité d’étonnement. C’est pourquoi, dans ses écrits, rien n’est inanimé. Les montagnes ne sont pas juste des pierres, elles ont une intention. Les épées ne sont pas juste du métal, elles ont une histoire. Et chaque forêt, loin d’être une simple étendue végétale, possède son identité distincte. Tout conspire à inviter le lecteur à percevoir au-delà des apparences.
À titre personnel, depuis que j’ai découvert Tolkien, chaque fois que j’entre dans une forêt, ou que je découvre un nouveau paysage, je ne peux m’empêcher de songer à la Comté ou à la forêt de Fangorn, tant se dégage de ces dernières une qualité plus vraie que nature. C’est le sens du sentiment de réminiscence, qui a, chez Tolkien, un ancrage philosophico-religieux, chrétien et néoplatonicien.
 
Ancrage religieux, mais dans un monde sans dieux ?
Cela dépend de l’œuvre dans laquelle on se situe. Si la présence des dieux est flagrante dès les premières pages du Silmarillion, où la création du monde par le tout-puissant Ilúvatar rappelle la Genèse biblique, force est de constater qu’elle n’est que suggérée dans Le Seigneur des anneaux. Nulle référence au divin dans ce roman, mais seulement une forme de main invisible qui intervient à des moments clés de l’intrigue, un je-ne-sais-quoi que les personnages devinent sans toutefois parvenir à le nommer. Ce qui est propre à l’écriture de Tolkien, et qui, aujourd’hui encore, explique, à mon sens, son succès généralisé, c’est qu’elle n’est pas apologétique. Tout y est suggéré, y compris le travail de la providence, et l’auteur laisse au lecteur le soin d’en tirer les leçons qui se présentent à lui. Ainsi, s’il s’agit de comprendre pourquoi ni Bilbo ni Frodo n’ont tué Gollum quand ils en avaient l’occasion, en dépit de la nature perfide et de la dangerosité de ce dernier, le non-croyant dira que c’est la pitié ou la grandeur d’âme des Hobbits qui retiennent leur main, là où le croyant verra la marque d’une providence préservant la vie d’une créature. Celle-ci, en dépit de sa déchéance irrémédiable, possède encore un rôle à jouer dans le salut du monde – rappelons que c’est Gollum qui, à la fin, fera tomber, malgré lui, l’Anneau dans les flammes du mont Destin. Contrairement à son ami C. S. Lewis, l’auteur du Monde de Narnia qui confère une tonalité religieuse très marquée à son œuvre, Tolkien considère que ce n’est pas son rôle d’édifier ou de convertir les autres. Le divin est partout, mais comme infusé dans le texte, ce qui laisse une grande liberté d’interprétation, y compris a-religieuse.
 
Ancrage mythologique également ?
Ce qui frappe chez Tolkien, c’est d’abord le souffle historique qui se dégage de certaines de ses œuvres. Il a une manière de raconter, notamment dans son travail sur les annexes, la chronologie, les langues, qui le rapproche davantage par certains aspects de l’historien que du romancier. A-t-il pour autant produit ce qu’on pourrait appeler une mythologie ? La réponse dépend de la définition qu’on en donne. Si l’on pense, avec Lévi-Strauss, que les mythes ont une fonction explicative, qu’ils sont les tentatives de chaque société pour « comprendre comment elle est faite, les rapports de ses membres avec le monde extérieur et la position de l’homme dans l’ensemble de l’univers », alors on pourra difficilement qualifier les récits tolkiéniens de « mythologiques ». Tolkien considère avoir écrit des histoires dont la force et la beauté viennent de ce qu’elles tirent d’elles-mêmes leur propre valeur ; de leur gratuité, sans avoir besoin de servir une fin plus noble pour justifier leur existence.
“Tolkien voit l’homme comme le défenseur de la nature et des générations futures”
Marylin Maeso

 
Il raconte un monde où les arbres se défendent, où la nature est valorisée, en feriez-vous un écologiste avant la lettre ou un antimoderne ?
Je n’aime guère ce terme. « Antimoderne », ça veut dire être contre la modernité, avec une volonté de revenir en arrière. Tolkien, je ne le vois pas comme un auteur « anti » quoi que ce soit. Quand je le lis, je vois d’abord un penseur inquiet. Un écrivain conservateur par souci de préserver un monde qu’il estime à la merci de l’orgueil humain. Il n’est pas question d’ânonner vainement que c’était mieux avant. Mais d’exprimer un sentiment de responsabilité vis-à-vis du monde et du vivant, accru par une conscience aiguë de notre capacité de nuisance à leur encontre. C’est à la fois vieux comme saint François d’Assise, et profondément moderne, si on songe à l’importance que la cause écologique a prise aux yeux des jeunes générations.
En tant qu’auteur chrétien, Tolkien voit l’homme comme un berger biblique, dont le rôle n’est pas de se proclamer, selon les mots de Descartes, « comme maître et possesseur de la nature », mais plutôt d’agir comme le défenseur de ce qui n’a pas voix au chapitre, que ce soit la nature ou les générations futures, une approche qui, des années plus tard, l’aurait inscrit dans la logique du « principe responsabilité » énoncé par Hans Jonas.
Il y a, chez l’auteur du Seigneur des anneaux, l’idée que les facultés supérieures dont nous avons été dotés n’ont pas vocation à être simplement exploitées pour notre agrément, mais à servir le bien commun, celui de l’ensemble du vivant dont nous ne sommes qu’une partie. Prenez les Hobbits, par exemple. Ce sont des jouisseurs par excellence : ils aiment bien manger, bien boire, fumer et cultiver leur jardin loin des soubresauts de l’Histoire, et considèrent, lovés dans leurs trous confortables, que le sort du monde extérieur ne les concerne pas. Or, cette approche hédoniste et nombriliste de l’existence vient se briser sur une vérité amère qui a poussé Frodo, Sam, Merry et Pippin à laisser derrière eux leur foyer et leurs illusions : en temps de guerre, quand le monde brûle, il n’y a plus d’extériorité vis-à-vis de l’Histoire, tout le monde est concerné. Comme Camus le fait dire au narrateur de La Peste, un fléau qui frappe tout le monde indistinctement, qui se moque des frontières socio-économiques ou géographiques, est forcément l’« affaire de tous ».
 
C’est vrai que vous êtes camusienne : quel rapport entre Camus et Tolkien ? N’est-ce pas le mariage impossible de la carpe et du lapin ?
On m’a déjà fait la remarque : comment puis-je me retrouver à la fois chez celui qui déclare, dans Noces, que « le monde est beau, et hors de lui, point de salut », et chez l’auteur chrétien qui considère au contraire que le monde est brisé, qu’il n’est « pas assez » et a, pour cette raison, besoin de la providence ? Je répondrais que, à mes yeux, les questions que l’on se pose comptent plus que les réponses que l’on se donne, et que si Camus et Tolkien diffèrent radicalement sur ce dernier point, les interrogations qui les animent, sur le sens de la vie, sur notre place dans l’univers, les rapprochent fondamentalement.
J’irais même jusqu’à dire que tous deux incarnent, chacun à sa manière, deux façons de réenchanter le monde. L’une passe, chez Camus, par un réenchantement du regard, qui s’exprime dans le bouleversement affectif que lui procure la vue des paysages algériens et italiens. Cette capacité à se dire que le monde est tel que je le vois, qu’il n’y a rien au-delà mais que c’est suffisant et digne de célébration. C’est un travail sur soi. Une éthique « immanentiste » du rapport au réel, d’influence à la fois épicurienne et stoïcienne, qui consiste à se changer soi plutôt que l’ordre du monde, à éduquer le regard qu’on porte sur lui. Tolkien esquisse, lui, le cheminement inverse : chez lui, le réenchantement passe par l’instillation de la magie dans le monde pour nous amener à le voir différemment – et à deviner un au-delà à travers lui, ce qui n’est évidemment pas le cas chez Camus.
Étrangement, j’ai tendance à considérer – c’est mon côté camusien – que « réenchanter le monde » n’implique pas forcément de lui découvrir une dimension cachée. Mais je dois à Tolkien mes plus beaux voyages imaginaires. Que m’importe si, à la manière d’Aristote et de Platon dans le tableau de Raphaël L’École d’Athènes, l’Algérois pointe la terre tandis que le Britannique regarde vers le ciel ? Pourvu qu’on chemine ensemble, et que « la route se poursui[ve] sans fin ».
La rencontre avec Albert Camus a sauvé la vie de Marylin Maeso. Alors qu’adolescente, elle est hantée par la question du suicide, elle découvre en Camus un compagnon de solitude. Aujourd’hui, sa pensée, qui est tout sauf un juste milieu confortable, constitue un guide éthique pour mener dans la cité un débat réel où l’on refuse de « simplifier l’adversaire ».  
« Féérique » : le facteur Ferdinand Cheval, concepteur du Palais idéal, et J. R .R. Tolkien, auteur du Seigneur des anneaux – qui font l’objet d’une exposition croisée – revendiquent tous les deux le terme pour caractériser leur œuvre. Leurs conceptions, pourtant, divergent. Qu’est-ce donc que le « féérique » ?  
[À relire] Albert Camus est à l’honneur dans ce hors-série de Philosophie magazine, qui s’ouvre avec l’absurde de la condition humaine, se poursuit avec un slogan qui résonne aujourd’hui à travers la planète – «Je me révolte donc nous sommes» – et s’achève sur une vibrante et sensuelle déclaration d’amour à la vie. Camus fut romancier, journaliste, intellectuel engagé, mais avant tout philosophe – aujourd’hui réévalué, et plus actuel que jamais.
Parmi les antiracistes, deux « camps » ont renoncé à se parler. Entre ceux qui défendent l’État de droit et ceux qui dénoncent le racisme d’État, entre les défenseurs de la liberté individuelle et les « racisés » qui revendiquent une essence communautaire, on n’est d’accord sur rien. Raison pour laquelle nous avons réuni deux philosophes de chaque bord, Marylin Maeso et Norman Ajari, qui ont accepté d’exposer leurs désaccords et leurs arguments. Une vraie discussion, enfin !
Il est député, elle est philosophe. Tous deux ont une vision de ce que pourrait être l’appartenance à une nation qui ne soit pas crispée sur l’identité. Aurélien Taché, élu du Val-d’Oise et auteur d’un récent essai aux accents autobiographiques sur sa conception de l’intégration, défend une approche moins culturalisée des appartenances à la citoyenneté. Marylin Maeso, réfléchissant à l’essentialisme en politique, défend un universalisme critique, fidèle à l’esprit républicain. Ils ont accepté de dialoguer en commençant par répondre à cette question : qu’est-ce qu’être français ?  
Qui veut faire l’ange fait la bête : Tolkien pourrait paraphraser Pascal, tant il se méfie de ceux qui veulent le bien et font le mal. Le philologue sait de quoi il parle. Éprouvé par la Grande Guerre, Tolkien n’a cessé de se demander comment résister à la corruption du pouvoir par la violence. Dans l’espoir de retirer, d’une lutte perdue d’avance, un bien supérieur ?  
La Commune de Paris est sans nul doute la grande révolte prolétarienne du XIXe siècle. Que pensèrent de cet événement inédit les grandes figures intellectuelles de l’époque ? Suite de notre tour d’horizon des philosophes face à la Commune : après les marxistes, les anarchistes, les radicaux, et les montagnards, aujourd’hui, pour le dernier épisode de la série : les féministes. Florilège de leurs analyses, en quatre extraits.  
Dans La Peste (1947) d’Albert Camus, de toutes les mesures imposées pour lutter contre le fléau dans la ville d’Oran, l’instauration du couvre-feu est l’une de celles qui suscite le plus de méfiance de la part des habitants. Si le monde nocturne n’a pas grand-chose à voir avec l’animation du jour, il maintient cependant une forme de vie dans les rues, les bars, les restaurants. Privée de ce souffle, la ville devient le règne de l’immobilité minérale. Une véritable « nécropole ».  

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