L'Amérique se comporte comme un «hôte stupide» en permettant à Raïssi de s'exprimer à l'ONU, selon Nikki Haley – Arabnews fr

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NEW YORK: Nikki Haley, ancienne ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, a déclaré à un public de New York que les États-Unis se comportaient comme un «hôte stupide» en autorisant le président iranien, Ebrahim Raïssi, à assister à l’Assemblée générale des Nations Unies tenue à New York et à y prononcer un discours.
S’exprimant lors du sommet 2022 de l’organisation United Against Nuclear Iran, en marge de la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU, l’ancienne gouverneure du Caroline du Sud a déclaré que l’Iran est le «premier État parrain du terrorisme» et que, l’administration américaine actuelle «se met en quatre» pour relancer l’accord nucléaire de 2015 avec Téhéran.
L’ancien président Donald Trump a retiré les États-Unis de l’accord, plus officiellement connu sous le nom de Plan global d’action conjoint, en 2018.
Lors d’une conversation avec Joseph Lieberman, un ancien sénateur américain qui a représenté le Connecticut pendant plus de vingt ans, Haley a indiqué que l’Iran «ne cherche pas à conclure un accord» et a souligné le bilan du régime en matière de violence et de violations des droits de l’homme.
Elle a signalé que Téhéran n’a «jamais tenu une promesse», tout en expliquant à l’audience comble d’un hôtel du centre de Manhattan que les représentants du régime scandent «“mort à l’Amérique, mort à Israël” tous les jours», ce qui devrait sérieusement limiter la mesure dans laquelle les États-Unis traitent avec l’Iran sur la scène diplomatique.
Haley a affirmé que les Iraniens «prétendent être excellents en matière de droits de l’homme» mais que le monde «doit les voir pour les voyous qu’ils sont». Elle a souligné la mort vendredi de Mahsa Amini, une femme de 22 ans, qui a été battue par la police en Iran après avoir été arrêtée en raison du port «incorrect» du hijab.
Décrivant les «tentatives d’assassinat d’Américains, ici dans notre pays» organisées par Téhéran, elle a demandé: «Pourquoi le président Biden a-t-il approuvé que Raïssi prononce un discours mondial à New York? Il est impensable que nous lui ayons offert cela.»
«Le régime de Téhéran a continué d’être le premier État à soutenir le terrorisme dans le monde, apportant la mort et la destruction au Moyen-Orient», avait martelé Lieberman au début du sommet de l’UANI.
Nikki Haley a rappelé le changement de posture diplomatique qu’avait adopté le Royaume-Uni envers la Russie à la suite du double meurtre commis à Salisbury en 2018. Un ancien officier militaire russe, agent double pour les services de sécurité britanniques, et sa fille avaient été empoisonnés à l’aide d’un agent neurotoxique Novichok.
Les services de renseignement britanniques avaient conclu que l’attaque avait été autorisée et organisée par Moscou. Haley a affirmé que la réponse britannique devrait servir d’inspiration aux États-Unis, qui continuent de faire face aux menaces de Téhéran.
«Tout l’argent qu’on donne à Téhéran n’est pas dépensé pour nourrir son peuple, il alimente son programme nucléaire… il faut donc sanctionner l’Iran et l’isoler de manière à ce que le peuple gagne… mais aussi de manière à ce que le régime ne puisse faire aucune des mauvaises choses qu’il compte faire», a-t-elle ajouté.
«Ils veulent de l’argent, il serait stupide de notre part de leur en donner. Ils ont une seule intention: Continuer à battre l’Occident et les démocraties à l’extérieur, et faire passer leur idéologie», a-t-elle poursuivi.
Haley a demandé que les relations internationales avec l’Iran et les efforts déployés dans le but de traiter avec le régime de Téhéran se tournent davantage vers les voisins régionaux tels que l’Arabie saoudite et Israël, et se détournent des États-Unis et de l’Europe, soutenant que cela entraînerait une réponse plus ferme face aux dirigeants iraniens.
«Laissons les voisins de l’Iran mener la charge sur ce qu’il faut faire avec l’Iran… une fois qu’ils commenceront à faire le nécessaire, la responsabilité viendra des voisins de l’Iran et c’est alors que nous aboutirons à des progrès», a-t-elle soutenu.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
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NEW YORK: Les dirigeants des Etats ouest-africains réunis en sommet extraordinaire jeudi soir à New York ont décidé de prendre des “sanctions progressives” contre la junte militaire en Guinée face à l’inflexibilité des militaires pour une date de retour des civils au pouvoir.
“Nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée”, a déclaré le président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) Omar Aliou Touray, après un sommet à huis clos à New York, en marge de l’Assemblé générale de l’ONU.
Selon un document résumant cette réunion de chefs d’Etat, consulté par l’AFP, “il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne”.
“Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions”, selon ce texte confirmé par plusieurs participants.
Les leaders de la Cédéao se sont réunis plusieurs heures jeudi soir à New York dans un climat envenimé entre certains de ses membres. La rencontre avait été précédée par les invectives de la junte guinéenne contre le président en exercice de l’organisation.
Tous les dirigeants ouest-africains réunis à New York – à l’exception du Mali, de la Guinée et du Burkina dirigés par des juntes et suspendus de la Cédéao – ont également réclamé la libération de 46 militaires ivoiriens détenus au Mali, ce qui avait déclenché une grave querelle entre les deux pays.
“Nous condamnons l’arrestation des militaires ivoiriens. Mardi (27 septembre, ndlr), la Cédéao dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération. (…) L’heure des coups d’Etat est révolue”, a martelé Omar Aliou Touray.
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NATIONS UNIES: Le face-à-face tant attendu n’a pas vraiment eu lieu: les ministres des Affaires étrangères du Conseil de sécurité de l’ONU ont exigé jeudi que la Russie de Vladimir Poutine rende des comptes pour son invasion de l’Ukraine, devant leur homologue russe Sergueï Lavrov qui les a globalement snobés.
“Je ne crois pas que quiconque dans la salle du Conseil de sécurité, de Wang Yi (le chef de la diplomatie chinoise) à Tony Blinken (l’Américain), n’ait un tant soit peu ménagé Vladimir Poutine ou Lavrov”, a commenté un haut responsable américain à l’issue de la réunion, sous couvert de l’anonymat.
Présent dans la salle pour prononcer son discours, Sergueï Lavrov, le visage fermé, n’a pas assisté aux discours des autres ministres, cédant sa place à la table du Conseil à son adjoint, et a quitté la salle après son discours, ont confirmé des sources diplomatiques.
“Il ne souhaite pas entendre”, a lancé le Britannique James Cleverly, tandis que l’Ukrainien Dmytro Kouleba, invité, jugeait qu'”à l’image des soldats russes sur le champ de bataille, les diplomates russes fuient eux aussi”.
Convoquée par la présidence française du Conseil de sécurité, la réunion avait pour thème la situation en Ukraine et l'”impunité” des crimes commis depuis l’invasion du pays par la Russie en février dernier.
Russie prise à partie
Prenant tour à tour la parole, les ministres, à commencer par la Française Catherine Colonna, ont pris à partie la Russie de Poutine, dénonçant son agression de l’Ukraine et la récente escalade, dont la prochaine tenue de référendums d’annexion dans les territoires ukrainiens sous contrôle russe.
“Il n’y a pas de paix sans justice”, a-t-elle assuré, notant que les responsables devraient “répondre” de leurs crimes.
“On ne peut pas laisser le président Poutine s’en tirer comme ça”, a affirmé pour sa part le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.
“Cet ordre international qui nous réunit ici aujourd’hui et qu’on s’efforce de sauvegarder est mis en pièces devant nos yeux”, a-t-il affirmé en accusant le président russe d’avoir “mis de l’huile sur le feu qu’il a allumé”, démontrant “son mépris total pour la Charte des Nations unies”.
M. Blinken, qui a refusé toute rencontre avec son homologue russe depuis l’invasion, a jugé essentiel qu'”aucun pays ne puisse redessiner les frontières d’un autre pays par la force”.
En réponse, le ministre russe des Affaires étrangères a rejeté les accusations occidentales et dénoncé “l’impunité” de Kiev.
“Il y a une tentative aujourd’hui de nous imposer une narration complètement différente parlant d’une agression russe comme étant à l’origine de cette tragédie”, a-t-il plaidé, accusant l’Ukraine de “russophobie” et d’être un “Etat totalitaire nazi”.
“Kiev doit son impunité à ses partenaires occidentaux”, a encore affirmé M. Lavrov, accusant “les Etats-Unis et leurs alliés, avec la connivence d’organisations internationales des droits humains, de couvrir les crimes commis par le régime de Kiev”.
«Catalogue de cruautés»
Le Conseil a par ailleurs pu entendre détailler nombre d’exactions commises en Ukraine.
Intervenant le premier, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé à enquêter sur le “catalogue de cruautés” qui ont lieu en Ukraine.
Les rapports des services humanitaires de l’ONU énumèrent “un catalogue de cruautés: exécutions sommaires, violences sexuelles, torture et autres traitements inhumains et dégradants contre les civils et les prisonniers de guerre”, a déclaré M. Guterres à l’ouverture de cette réunion.
“Toutes ces accusations doivent faire l’objet d’enquêtes, pour garantir la responsabilité”, a-t-il ajouté.
Dmytro Kouleba a, lui, insisté sur la nécessité pour l’Occident de continuer à fournir des armes à son pays.
“Le meilleur moyen de prévenir d’autres atrocités par les Russes est d’envoyer à l’Ukraine plus d’armes”, a-t-il plaidé, en réitérant l’appel du président ukrainien Volodymyr Zelensky visant à créer un tribunal spécial pour juger M. Poutine.
Egalement présent à cette réunion, le procureur de la Cour pénale internationale, Karim Khan, qui a ouvert une enquête en Ukraine sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés quelques jours seulement après l’invasion russe du 24 février.
“De mon point de vue, les échos de Nuremberg devraient être entendus aujourd’hui”, a-t-il dit, en référence à la ville allemande où s’étaient tenus les procès contre les nazis pour crimes contre l’humanité.
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BRUXELLES: La Turquie et le Royaume-Uni font partie des 44 pays invités à la première réunion de la Communauté politique européenne qui se tiendra le 6 octobre à Prague, a annoncé jeudi un responsable européen.
Ce projet de plateforme de dialogue politique et de coopération a été lancé par le président français Emmanuel Macron en mai.
La lettre d’invitation aux dirigeants des Vingt-Sept et de pays candidats à l’adhésion ou voisins du bloc a été envoyée de la part du président du Conseil européen Charles Michel et du Premier ministre tchèque Petr Fiala, dont le pays occupe la présidence tournante du Conseil de l’UE.
Outre les Etats membres de l’Union, sont conviés les dirigeants des six pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et Serbie), du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suisse, de l’Ukraine, de la Moldavie, de l’Islande, de la Géorgie, de la Turquie, de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan et du Liechtenstein. Outre Charles Michel, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sera également présente.
La première réunion a lieu au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement le 6 octobre à Prague à la veille d’un sommet des Vingt-Sept le 7 octobre.
La CPE vise à discuter de “questions d’intérêt commun” et à “renforcer la sécurité, la stabilité et la prospérité du continent européen”, selon la même source, précisant qu’elle avait vocation à se réunir au niveau des dirigeants “une à deux fois par an”.
Elle doit consister en une session plénière, des tables rondes, des rencontres bilatérales et un dîner de clôture. L’UE assure que cette CPE n’est pas une solution alternative à l’élargissement du bloc.
La CPE est “le miroir positif de ce que font la Russie et la Chine de façon négative dans des pays qui sont dans le voisinage de l’UE”, a commenté la ministre française chargée de l’Europe Laurence Boone le 6 septembre.
La question de l’invitation du président turc Recep Tayyip Erdogan – que de vifs différends frontaliers opposent à la Grèce et à Chypre – a suscité des débats entre Européens.
Côté Royaume-Uni, qui a quitté le bloc, reste à savoir quelle sera la réponse de la Première ministre Liz Truss. La dirigeante conservatrice a souvent adopté un ton virulent à l’égard de l’UE et a été l’architecte de la loi visant à passer outre l’accord post-Brexit sur l’Irlande du Nord, qui suscite des tensions avec Bruxelles.

source

https://seo-consult.fr/page/communiquer-en-exprimant-ses-besoins-et-en-controlant-ses-emotions

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