Entrevue avec Marie-Claude Nichols – 1ère partie | Vaudreuil-Soulanges – Néomedia – Néomédia

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Figure de la vie publique locale, le 3 octobre prochain, Marie-Claude Nichols sollicitera un 3ème mandat comme députée de Vaudreuil. Dans l'entretien accordé à Néomédia, elle revient successivement sur ses précédents mandats, ses deux dernières années en pandémie avant de développer ses projets pour Vaudreuil et sa vision pour le Québec.
Entrevue avec Marie-Claude Nichols – Partie 1/2
(cet entretien est disponible en version audio sur le site web de Néomédia Vaudreuil-Soulanges)

Néomédia : Marie Claude Nichols, bonjour. Le 3 octobre prochain, vous solliciterez un troisième mandat en tant que députée de Vaudreuil. Lors de votre premier mandat, vous étiez dans la majorité et durant le second, vous étiez cette fois-ci dans l'opposition (deuxième mandat qui a été traversé par une pandémie mondiale totalement inédite pour notre génération).
Comment avez-vous vécu ces quatre années ? 

Marie-Claude Nichols : « En effet, j'ai eu la chance de connaître un mandat au gouvernement, puis un mandat dans l'opposition. Bien sûr, le mandat dans l'opposition a été percuté par cette pandémie de Covid. Ça a été particulier et j'ai l'impression qu’au niveau politique, cette pandémie est venue beaucoup affecter la démocratie.

Je parle de la démocratie, je parle de l'institution de l'Assemblée nationale, nos façons de faire, nos façons de fonctionner au Parlement, les règles parlementaires… Tout a été suspendu pour un nouveau mode de fonctionnement qui, selon moi, a vraiment beaucoup affecté la démocratie. 

Vous savez, on a un gouvernement majoritaire qui a décidé de fonctionner par décret parlementaire. Donc c'est un décret du conseil des ministres qui étaient renouvelés aux dix jours. D'ailleurs, on est toujours sur les décrets d'urgence jusqu'en décembre 2022. Et ce, même si on est dans une septième vague, même si on sait comment maintenant réagir face au Covid 19. Donc j'ai trouvé particulièrement difficile ce mandat-là dans l'opposition.  Pas tant parce que j’étais dans l'opposition, mais parce que ça a été difficile de s'exprimer sur les enjeux du comté, de s'exprimer sur les enjeux nationaux dans nos dossiers de porte-parole aussi. 

On était en nombre restreint à l'Assemblée nationale, puis, de toute façon disons-le comme ça, on a un gouvernement qui a gouverné de façon unilatérale, qui se moquait bien de l’opinion des oppositions. »

Pendant presque deux ans, ça a été très compliqué de rencontrer vos administrés, vos concitoyens, de prendre le pouls de la population. Est-ce que vous avez l'impression d'avoir pu exercer à pleinement votre mandat de députée ?

Marie-Claude Nichols : « Oui, j'ai exercé pleinement mes fonctions de députée, mais c'était vraiment un travail totalement différent. Pour moi comme pour l'équipe au bureau de comté. 

J'ai l'impression d'être plus une travailleuse sociale qu'une députée. Je n’ai pas fait de politique pendant près de trois ans.  Habituellement nous, les députés, on travaille avec les organismes et les associations de la MRC, nos municipalités. Mais, les trois dernières années, on a vraiment fait du service directement aux citoyens, en fonction de leurs besoins. 

Je suis avocate en droit familial. Cela fait que j’ai l’habitude de gérer des divorces, des pensions alimentaires, des gardes d'argent et même des dossiers plus sensibles encore.

Pourtant dans les dernières années, je n'ai jamais vu de ma vie autant de détresse humaine. Moi, ça fait dix-huit mois que je fais des paniers alimentaires, que je sers des paniers alimentaires. Normalement ça ne fait pas partie de ma job de députée. Mais je le fais parce que je vois cette détresse. Parce qu’on est venu me solliciter pour de l'aide. Et je ne suis juste pas capable de lâcher, parce que, cette détresse, elle est encore là.

Alors je continue. Je fais les paniers alimentaires, je vais livrer. Puis évidemment, ça me permet de garder le pouls du comté. C'est quelque chose que j'avais jamais fait avant comme députée. Donc, c’est vrai, ça a été difficile de garder ce contact. 

Contrairement au gouvernement de la CAQ, qui lui avait des points de presse à tous les jours. Mais nous, dans les différentes oppositions, on n’en avait pas. On n'avait pas de travail politique. Vraiment là, c'était du travail de bureau de comté. C'était vraiment du travail pour nos citoyens, un beaucoup moins de visibilité évidemment, parce qu'habituellement on travaille sur des groupes. Mais là, c'était du contact humain direct. »

On a vu, notamment au sein du Parti libéral que beaucoup de députés sortants avaient fait le choix de ne pas se représenter. Est-ce que vous, vous avez hésité ?

Marie-Claude Nichols : « C'est sûr que quand on s'en va vers une campagne électorale, quand on se dirige vers un renouvellement de mandat, on commence d’abord par s’asseoir. Puis on prend le temps de réfléchir. Est-ce que je fais le saut en politique provinciale ou pas ? J’ai eu cette réflexion-là.
Et ce pour différentes raisons : L'âge à laquelle je suis rendu. J'ai un background professionnel qui me permettrait de faire d'autres choses. Puis je me dis que si je fais encore un mandat dans quatre ans, je vais peut-être être un peu trop vieille pour aller faire d'autres choses. Alors oui, j'ai eu cette réflexion. J'ai eu cette pause pour réfléchir à mon avenir professionnel.

Puis c'est sûr que quand on ne se présente en politique, on ne fait pas ça pour le salaire ou la rémunération. On le fait parce que justement on est dévouée, parce qu’on veut servir notre population et parce que l’on connaît les enjeux de notre comté.

Il y a tellement de monde qui nous dit « je ne ferai jamais ta job ». Mais quand on la fait, c'est difficile de s'en détacher. Concernant mes collègues qui prennent leur retraite, la plupart ont beaucoup donné.

Je pense à ma collègue Lise Thériault qui a quand même fait vingt ans. Elle était vice-première ministre. Je pense qu'elle avait vraiment fait le tour du jardin. Je pense à Pierre Arcand. Je pense que pour eux, c'est une retraite bien méritée. Mais je pense que la Covid a certainement beaucoup joué dans la balance. » 

À vous entendre parler, vous semblez véritablement passionnée par ce métier. J'aimerais vous faire réagir aux déclarations de la députée du parti conservateur Claire Samson, qui définit son travail de députée de manière un petit peu différente :  elle s'est elle-même qualifiée de députée « Plante verte », précisant  même « qu'elle n'a jamais si peu travaillé dans sa vie qu’en tant que députée à l'Assemblée nationale ». Est-ce que ça vous semble possible ?

Marie-Claude Nichols : « Je connais très bien Claire. C’est une femme qui a une bonne tête. Claire s'est ramassée toute seule comme députée indépendante.Alors, c'est vraiment par choix qu'elle a décidé de faire « la plante verte ». Parce qu’au contraire, quand on est indépendant, on est en communication directe avec le gouvernement, on est porte-parole sur tous les dossiers et on peut aller dans toutes les commissions pour faire entendre sa voix.

C'est sûr qu’on n’a pas beaucoup de temps de parole à la période de questions, mais elle peut s’exprimer partout ailleurs, dans toutes les commissions. Puis elle a un rôle important, comme ce fut le cas sur le dernier projet de loi qu'on a eu. C'était un omnibus municipal qui avait été déposé hors délai. Si on n’avait pas eu son consentement, le projet de loi n’aurait pas pu être étudié.

Alors, vous voyez, elle avait un rôle important à jouer. C'est tout simplement qu'elle n'a pas pris son rôle au sérieux.

Puis, je pense qu'elle voulait aussi provoquer un peu. Je pense qu'elle et son nouveau chef aiment bien provoquer. Donc je pense que c'est réussi. 

On a un rôle tellement important à l'Assemblée nationale. On est privilégiés. On est seulement 125 députés au Québec et moi, oui je suis passionnée, et à chaque fois que j'arrive à l'Assemblée nationale, je me dis « Je suis une des 125. Je suis là pour représenter la population dans ces murs. Et peut-être que je m’assois au bureau de Robert Bourassa ! »  

Je pense que Claire a atteint son objectif de vouloir faire parler. » 

Vous le disiez il y a quelques instants, vous avez été au gouvernement. Si, il y a quatre ans, vous avez été personnellement réélue, le Parti Libéral a lui dû céder la place ou à la Coalition Avenir Québec. Est-ce que vous avez compris pourquoi les électeurs ont décidé de ne pas de vous faire collectivement confiance il y a quatre ans ?

Marie-Claude Nichols : « Tout d’abord je veux dire que je me trouve particulièrement privilégiée d'avoir eu la confiance des électeurs du comté de Vaudreuil en 2018. Parce que je sais que cela n’a pas été facile, mes collègues de Soulanges, de Châteauguay, de Beauharnois sont « tombés au combat », mais je pense qu'il y a eu vraiment une vague qui a déferlé.

La raison ? C'est sûr qu'on a beau essayer de faire des débriefings et essayer de comprendre, mais on ne met jamais le doigt sur la raison. Si on le pouvait, ce serait facile de corriger le tir. Mais je pense que la campagne électorale un grand rôle. Les gens votent beaucoup pour les chefs plus que pour les candidats dans chacun des comtés. La meilleure preuve c’est Lucie qui a été ministre de la Santé, qui a fait beaucoup et qui a travaillé fort pour le dossier de l'hôpital. Ce projet, on l'a mis ensemble dans un projet de loi. Pierre Moreau a travaillé aussi beaucoup. On a apporté beaucoup à ces concitoyens, à ces municipalités. Mais je pense qu’il y a peut-être eu des erreurs pendant la campagne électorale.

Et c'est ça qui fait mal. On dirait que les gens s'intéressent pas tant à la politique durant l'année. Mais ils regardent la campagne et évidemment les communications. 

Mais je pense qu'en 2018, les 75 dollars par semaine de Philippe Couillard ont peut-être été un point tournant.

Si je reviens en 2014, le poing levé de Pierre-Karl Péladeau a peut être aussi était un point tournant. C’est pourquoi j'ai l'impression que le moment de la campagne électorale y est pour beaucoup. Joue pour beaucoup. 

Mon but dans la campagne électorale, moi, c'est évidemment de faire voter Marie-Claude Nichols, car je connais mon coin, je connais les enjeux. Et j’ai aussi mon bilan et tout ce que j'ai fait au cours des quatre dernières années.
C'est ça le gros défi. Rentrer en contact avec notre population et trouver une place entre les discours des chefs qui eux, auront droit au bulletin de dix-huit heures. » 

Parlons des enjeux locaux : la construction du nouvel Hôpital de Vaudreuil-Soulanges qui semble être sur les rails. Avez encore des sujets d'inquiétudes sur ce projet ? 

Marie-Claude Nichols : « Construire un hôpital c'est une planification complète qui va de la planification jusqu'à la réalisation. C'est dix ans de travail là où un pont, par exemple, c'est quatre ans. C’est long parce quand on est au gouvernement, on se doit de faire des appels d'offres ; c'est complexe.

Donc un hôpital, c'est dix ans et là, on est dans la dernière phase, celle de la réalisation qui va durer quatre ans. Toutes les phases précédentes ont été accomplies et donc l'hôpital va voir le jour en 2026. On est deux comtés en explosion démographique et le besoin est là. 

Mais je ne vous cacherai pas que ça tiraille, ça tiraille entre l'hôpital du Suroît, puis l'hôpital de Vaudreuil-Soulanges. L'hôpital du Suroît déborde. Aujourd’hui ils ont un taux d'occupation de 127%. Alors c'est clair qu'on a besoin d'un hôpital à Vaudreuil-Soulanges, mais l’Hôpital de Suroît ne veut pas perdre des services. Et je ne pense pas qu'ils vont perdre des services. Je pense que ça va être un complémentaire ou sinon que ça va être un bonus parce que le nouvel hôpital va être à la fine pointe de la technologie. Je pense qu'on vient offrir à notre population des services complémentaires ou supplémentaires, avec une qualité de fine pointe qu'on aurait peut être pas ou qui n'est pas possible d'avoir au Suroît.

Je ne dénigre pas l'hôpital du Suroît, mais je vous le dis, celui de Vaudreuil-Soulanges est nécessaire. J'ai les chiffres. Mais oui, ça m'agace de savoir qu'il y a des pressions pour que ça ne fonctionne pas. » 

Restons dans le domaine de la santé. Dans une récente publicité, votre chef Dominique Anglade, se met en scène et promet un médecin de famille à chaque Québécois. Alors que le Québec accuse encore un retard en termes d'infrastructures, qu'il manque des médecins, notamment des médecins de famille, de spécialistes, d’infirmières, d’ambulanciers et que pour toutes ces professions, les délais de formation sont évidemment très longs, par quel miracle peut-elle arriver à faire en sorte que demain, tout le monde ait un médecin de famille ?

Marie-Claude Nichols: « Oui, c'est vrai. C'était une de nos promesses électorales en 2018. On était en train de le faire. Je pense que ça allait bien. Un médecin de famille à tous les Québécois, ça allait de l'avant. Pour cela, on avait créé le guichet d'accès aux médecins de famille ou bien sûr, il y avait une liste d'attente, mais on y arrivait. 

En 2018 en Montérégie, on avait 81 978 personnes qui étaient inscrites au guichet d'accès. Aujourd'hui en avril 2022, il y a un million de personnes. Ca montre bien que ça a vraiment été abandonné par la CAQ même s'ils sont en train de créer une autre structure qui s'appelle le « guichet d'accès à la première ligne »… peut-être  pour pouvoir diluer les données. 

Mais, moi, je pense qu’un médecin de famille pour chaque Québécois, c'est possible.

J'en ai parlé aussi avec les médecins de la région pour prendre le pouls, et ma cheffe le fait aussi, car quand on prend ce genre d'engagement là, on a fait ce qu'il faut. Alors n a consulté le réseau de la santé, puis on a regardé avec pour un plan de match et diverses possibilités. Les citoyens demandent. Les citoyens n'ont pas de médecin. D’ailleurs ça, c'est probablement le plus de coups de téléphone qu'on reçoit de la part des citoyens « je n’ai pas de médecin de famille je fais quoi ? Ça fait quatre ans que je suis sur la liste d'attente, mon médecin prends sa retraite… ». Parce que oui, en plus, on a beaucoup de médecins qui ont décidé de partir à la retraite.

Mais c'est possible. C'est possible d'offrir à chaque citoyen un médecin de famille. » 

Les Premiers ministres des provinces, François Legault en tête, demandent des transferts en santé beaucoup plus importants de la part du fédéral. Certains souhaitant même que la santé soit un domaine qui relève exclusivement du gouvernement provincial. Ont-ils raison?

Marie-Claude Nichols : « Je pense que le Québec est capable de bien gérer le domaine de la santé.

Mais en fait, je pense que notre gouvernement n’aime pas beaucoup ça se faire dire ou mettre les sommes d'argent. En fait, je pense que c'est pour ça que François Legault confronte Justin Trudeau, le Premier ministre du Canada. 
Par exemple. Le fédéral nous a donné 268 millions de dollars pour la ventilation dans les écoles. Et on ne sait toujours pas comment ont été utilisés ces millions. Malgré les nombreuses questions au salon bleu, on ne sait toujours pas et surtout, il n’ y a toujours pas de ventilation dans les écoles.  La CAQ,  c'est un gouvernement qui n’aime pas qu’on lui dise quoi faire. Ça, c'est clair.

Moi, je pense qu'on a besoin de plus d'argent du fédéral pour la santé. Après ça, n'importe quel gouvernement provincial un peu habile est capable d'utiliser les sommes en les justifiant. Il y a tellement de possibilités ou les investir au Québec. Alors, c'est un drôle de combat. Sincèrement, le combat pour les sommes, j’y crois, mais le combat pour dire « mêlez-vous de vos affaires »… »

Ces derniers mois, on a beaucoup parlé d'infrastructure, notamment des infrastructures de transport. Il y à l'extension du REM, le métro de Montréal, le tramway à Québec, le troisième lien. Et localement, il y a un sujet qui préoccupe beaucoup, c'est la reconstruction du Pont de l’île aux tourtes et la voie de contournement de l'autoroute 20 dans Vaudreuil-Dorion. Quelle est votre vision et votre proposition sur ce projet-là ?

Marie-Claude Nichols : « Ce sont deux enjeux importants, pour lesquels j'ai fait beaucoup de représentations devant le ministre des Transports François Bonnard. Tant pendant la période de questions au Salon bleu que pendant la période des crédits.

Nous comme députée de l’opposition, on peut aller poser des questions pour savoir est-ce qu'il y a des sommes prévues dans notre côté dans tel ou tel projet ? C'est là que j'ai eu la grande déception de voir que le Pont de l’île aux tourtes qui était prévu pour un début des travaux en 2021 et une fin en 2024 avait été enlevé du plan quinquennal. 

En plus, la CAQ a décidé de refaire le schéma et de refaire le tracé du pont de l’île aux tourtes et de le prévoir en 2024 pour une ouverture en 2028. Mais le nouveau tracé du pont de l’île aux tourtes n'a aucun sens.  On est en 2022, et alors qu’on essaie de réduire les gaz à effet de serre, alors qu’on essaie de dire aux gens d'utiliser le transport collectif, alors qu’on est deux comtés en explosion démographique… on a un gouvernement qui vient de nous dire « on va faire le pont de l’île aux tourtes, on a un nouveau tracé, on enlève les voies de transport collectif ». Pour moi, ça n'a aucun sens ! C'est un enjeu de campagne électorale. Puis je veux avoir des engagements de la candidate de la CAQ. 

Je veux avoir un engagement du gouvernement de la CAQ comme quoi ils vont remettre les voies de transport de transports collectifs dédiés aux autobus. 

Donc on a tout un défi. Il y a 87 000 véhicules qui passent par jour, c'est 2 kilomètres, plus un petit tablier en avant. La structure a été construite en 1965. C'est un peu la même structure que l'ancien pont Champlain donc, puis, on l'a vu, ça pose quelques problématiques. Présentement, il y a des travaux en permanence sous la structure du pont, alors je me dis pourquoi « on repousse quatre ans ? ». Ça presse ! Quand on les ferme comme c'est arrivé dans la dernière année, ça fait une congestion monstre. Ce n'est pas justifié de repousser sa construction. Puis le nouveau tracé pas n’est pas adéquat non plus. 

Pour la voie de contournement de l'autoroute 20, j'ai une super bonne idée. Ça fait des années qu’il est promis, mais il y a tout le temps des petites embûches que nos citoyens connaissent un peu moins. C'est un tronçon de sept kilomètres qui va traverser cinq municipalités. Alors c'est sûr que c'est l'occasion de certains débats… que le gouvernement ne veut jamais trancher.

Alors ce que je propose, c'est de le faire en deux tronçons. De faire commencer par faire la partie Vaudreuil-Dorion qui a déjà déposé un plan pour sa voie de contournement. Les terrains sont déjà expropriés. Ça fait des années que les terrains sont expropriés et qu'elle a proposées au gouvernement. Resterait la phase deux qui serait la voie de contournement pour l'autre partie qui est de Pincourt jusqu'à aller L’Île-Perrot.

Moi je trouve que c'est une belle façon d’avancer. Dire « oui, c'est un projet d'envergure, mais on peut le faire en deux phases ». Faisons la première phase, faisons la deuxième phase, puis même pour un gouvernement, je trouve que c'est intéressant d'aller comme ça.

Puis ça permet aussi d'aller chercher l'acceptabilité sociale du projet pour la deuxième phase, qui est peut-être un peu problématique parce que ce sont quatre villes qui sont concernées. »

Cette méthode pourrait être une méthode à généraliser au niveau du Québec, afin d’accélérer des projets d’infrastructures qui semblent toujours interminables aux yeux des citoyens ?

Marie-Claude Nichols : « Oui. J'en ai d’ailleurs parlé au caucus, parce que je suis allé la proposer la méthode au ministre François Bonnardel. Parce que justement, ça permet d'étaler les coûts et de lisser des sommes importantes sur le plusieurs budgets.

Moi, j'aime travailler comme ça. C'est une façon différente et ça permet peut-être de débloquer des dossiers quand on arrive avec des solutions comme ça. Mais je comprends qu'il y en a qui sont réfractaires. J’ai été confronté à des élus qui étaient plutôt réfractaires. Mais bon, j'aime cette façon de présenter un dossier, de travailler autrement. »

La suite de cette entrevue demain à Néomédia.
 
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