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Elles étaient redoutées depuis de longs mois, et même annoncées dès l’été dernier. Mais cette fois, les conséquences pour la Région Bourgogne – Franche-Comté de l’explosion des coûts de l’énergie sont chiffrées. Et vertigineuses… Et nul doute qu’elles alimenteront grandement le débat d’orientation budgétaire, qui se déroulera ce mercredi – une fois n’est pas coutume – à Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, dans le cadre des séances plénières décentralisées une fois l’an.
C’est donc en jonglant avec les millions d’euros évaporés cette année que le vice-président aux Finances et à l’Économie, Nicolas Soret, a présenté la « douloureuse », lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Dijon, aux côtés de la présidente Marie-Guite Dufay.
Prenez un surcoût de 58 M€ rien que pour le fonctionnement des TER dans le cadre de la convention d’exploitation avec la SNCF. Ajoutez une hausse de 10 M€ du chauffage et des denrées alimentaires des lycées. Puis 10 M€ d’augmentation de la facture des transports routiers. Et encore 25 M€ envolés, avec le remboursement de la dette, suite aux trois corrections successives des taux directeurs par la Banque centrale européenne. Et 6 M€ manquants enfin, après la hausse du point d’indice des fonctionnaires par le gouvernement…
« Vous obtenez 109 M€ d’augmentation de dépenses directement liées à l’inflation », résume Nicolas Soret. « Dans le même temps, les recettes, générées en grande partie par la TVA, ont, elles aussi progressé en raison de l’inflation. Mais de seulement 17 M€ ». Bilan : une somme de 92 M€ manque à l’appel, à l’heure où, en début d’année, la collectivité construit son budget, en décidant notamment de la hauteur de ses investissements.
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« Cette hausse considérable des dépenses représente la moitié de notre épargne et de fait, de nos capacités d’investissement », complète Marie-Guite Dufay. « Il nous faut prendre des mesures de prudence, dès maintenant, en attendant de sortir du brouillard ». Mesures qui se matérialiseront dès le vote du budget fin janvier : il n’y aura pas d’investissements nouveaux qui y seront inscrits, « hormis ceux qui concernent des travaux déjà engagés », précise la présidente. « On ne va pas démonter les grues sur nos chantiers », image-t-elle, en rappelant qu’environ 600 M€ d’investissements, décidés lors d’exercices passés, seront tout de même assumés.
Sur le poste le plus coûteux – celui des TER – Marie-Guite Dufay se dit, là encore, « dans le flou » sur les effets, pour la Région, des mesures prises par le gouvernement, destinées à amortir le choc énergétique à la SNCF. « Est-ce qu’elles feront diminuer nos charges pour les TER ? Pour l’heure, on ne sait pas ». Mais l’élue sait en revanche que les trains régionaux pèsent financièrement lourd en BFC, « plus qu’ailleurs, en raison de la densité du réseau ». Alors, dit-elle, « il faudra probablement entrer en négociation avec la SNCF pour amoindrir le coût qui nous revient ».
Quant au projet de mise en concurrence du réseau TER, qui avait fait des remous y compris au sein de la majorité régionale , lui aussi fait les frais des affres budgétaires de la collectivité. Avançant d’assez obscurs « problèmes techniques » dans la mise en place d’un atelier de maintenance et la livraison de nouveaux matériels, Mme Dufay annonce ainsi le report d’un an de l’ouverture à des opérateurs privés. « Le plan Rail 2026 devient Rail 2027 », conclut-elle.
Enfin, toujours en raison de la flambée de l’énergie, la Région annonce qu’elle va démultiplier ses démarches d’économie. En encourageant encore le télétravail, et en fermant et ne chauffant pas les bâtiments trop peu occupés, quand un grand nombre d’employés travaillent chez eux, sont en RTT ou en vacances, par exemple. À Besançon, cette décision concernera dès janvier le bâtiment La Fayette.