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Coudre son identité, entre tradition et modernité – Radio-Canada.ca

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Des laboratoires de couture dans des communautés autochtones à travers le pays permettent le partage de pratiques ancestrales et l’expression créatrice, d’une génération à l’autre.
Le plus récent laboratoire de couture de l’organisme J’aime les Premiers Peuples, installé à Kitigan Zibi, est en pleine ébullition.
Photo : Radio-Canada / Simon Blais
Les machines à coudre neuves bourdonnent. Dix adolescents s’affairent à rendre hommage à un survivant des pensionnats leur tenant à cœur. Le plus récent laboratoire de couture de l’organisme de l'Outaouais, J’aime les Premiers Peuples, installé à Kitigan Zibi, est en pleine ébullition.
Le programme Sew & Sew, mis sur pied par l’organisme dirigé par la Montebelloise Josée Lusignan depuis 10 ans, est implanté dans une douzaine de communautés autochtones d’un bout à l’autre du pays, du nord du Labrador au Nunavut, en passant par le nord de la Saskatchewan.
Grâce à des partenaires tels Calvin Klein, Tommy Hilfiger et Janome, ce programme permet aux élèves des écoles ciblées d’avoir accès à tout le matériel de couture nécessaire afin de renouer avec un savoir-faire traditionnel, voire de pousser leurs talents de créateurs plus loin.
La présidente et cofondatrice de J’aime les Premiers Peuples, Josée Lusignan, et l’enseignante de l’école Kitigan Zibi Kikinamadinan, Kelly Diabo.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Depuis septembre dernier, l’école Kitigan Zibi Kikinamadinan accueille le plus gros laboratoire de Sew & Sew, et le premier à proximité d’un grand centre urbain et accessible autrement que par avion.
Les laboratoires qu’on installe sont toujours en fonction de la population étudiante, soutient la présidente et cofondatrice de J’aime les Premiers Peuples, Josée Lusignan. Ici, à Kitigan Zibi, on a un laboratoire avec 20 machines […], qui sont assez résistantes pour coudre les peaux, coudre du matériel très, très robuste pour faire des tentes, etc. On fournit à l’école le nombre de machines qui sont requises et ensuite, chaque année, on fournit aussi tout le tissu et les accessoires nécessaires pour soutenir le programme de couture.
Songidaye Cote coud un cœur sur une main en guise pour imager ce que représente pour elle Tony Quedent, chauffeur d’autobus scolaire et survivant des pensionnats.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
D’aussi loin qu’il se rappelle, Maxie Meness a toujours vu sa mère et sa grand-mère maternelle coudre, notamment des régalias ou d’autres vêtements cérémoniels que les membres de sa famille portent lors des pow-wows, par exemple.
J’ai toujours été fasciné par ce qu’elles arrivaient à créer, alors c’est cool que je puisse apprendre à coudre moi aussi. J’aime l’idée de pouvoir produire un vêtement que je pourrais porter. J’aime savoir que si j’en ai envie, j’aurai développé les habiletés pour le faire, soutient l’adolescent de 16 ans.
Après avoir observé sa mère et sa grand-mère, c’est au tour de Maxie Meness d’apprendre les rudiments de la couture à l’école.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
« Créer des régalias, c’est pour moi une manière incroyable d’exprimer notre culture. Si j’avais à concevoir la mienne, elle serait pleine de petits détails, d’éléments complexes qui représentent bien qui je suis. »
Kelly Diabo écoute Maxie en souriant. Cette dernière enseigne la couture aux élèves du secondaire de l’école Kitigan Zibi Kikinamadinan, discipline qui s’inscrit dans le cursus de ses cours d’études autochtones et d’arts.
Traditionnellement, nous avons toujours conçu et cousu nos propres vêtements, rappelle-t-elle. C’est une tâche qui peut être fastidieuse, mais qui peut aider à développer la patience chez les élèves. En pratiquant la couture, ils peuvent intégrer les histoires et tout ce que leurs proches leur ont transmis. Cette appropriation de soi permet également une réappropriation de leur culture.
Tous les élèves n’ont pas la même motivation à coudre, mais ils semblent néanmoins trouver dans cette matière obligatoire une façon d’exprimer leurs émotions ou ce qu’ils ont retenu des cours de Kelly Diabo.
Nolan Maranda Budge a représenté le trait d’union entre les élèves et Tony : l’autobus que ce dernier conduit pour les mener chaque jour de la maison à l’école et vice-versa.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Ses 10 étudiants de cinquième secondaire travaillent à l’élaboration d’une courtepointe. Ils ont individuellement la responsabilité d’un premier carré de l'œuvre collective, qu’ils offriront en juin à un survivant des pensionnats autochtones de leur communauté.
Les élèves ont choisi de rendre hommage à un homme qu’ils côtoient tous les jours : leur chauffeur d’autobus, Tony Quedent.
Tony, je le connais depuis que je suis bébé, raconte Audrey Decontie-Carpentier. Il est toujours là pour nous autres.
Grâce à la démonstration de son enseignante, Audrey Decontie-Carpentier (à droite) pourra bientôt finaliser son carré de courtepointe imageant le parcours de Tony, qui a survécu aux pensionnats.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Le design de l’adolescente de 16 ans évoque le parcours de ce survivant : une rivière orange traversant un carré brun, symbolisant ce qu’il a réussi à surmonter.
Il n’était pas capable de parler sa langue, [ni] de porter ses cheveux longs. […] La rivière orange, ça signifie toutes les personnes qui ont été dans les écoles, qui cassent ça et reprennent notre langue, la culture, explique Audrey. C’est quand même simple, mais j’aime ça.
Pour Kailey-Jo Whiteduck-Wallingford, il y a quelque chose d’émouvant dans le geste concret de faire à son tour quelque chose pour Tony.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
Un peu plus loin, les yeux plissés de concentration, Kailey-Jo Whiteduck-Wallingford s’applique à donner les derniers coups de ciseaux pour ciseler la plume d’aigle qu’elle surpiquera ensuite au centre de son carré de courtepointe.
On pense tous à Tony en créant notre morceau, souligne-t-elle. Ça me rend heureuse de penser que c’est à mon tour maintenant de faire quelque chose pour lui. J’essaie que tout soit parfait.
Daniel Beaudoin a puisé dans ce qu’il a appris dans d’autres cours de Kelly Diabo pour créer sa pièce de courtepointe.
Photo : Radio-Canada / Olivier Plante
Daniel Beaudoin, lui, ne cache pas que coudre s’avère plutôt une manière de moins jouer aux jeux vidéo. Cela ne l’a pas empêché de mûrement réfléchir à l’hommage qu’il souhaite rendre à Tony.
Ce n’est pas seulement de reconnaître [ce qu’il a vécu], mais de lui faire comprendre que je tiens à lui, mentionne Daniel, dont le design inclut sept plumes nouées à une roue de médecine traditionnelle, en référence aux sept valeurs enseignées par les ancêtres et rattachées au Créateur.
À mes yeux, Tony incarne les sept enseignements sacrés (Seven Grandfather Teachings) : honnêteté, vérité, respect, courage, humilité, sagesse et… amour, énumère-t-il avec l’aide discrète de sa professeure, qui lui souffle le dernier mot.
Kelly Diabo en a les larmes aux yeux. J’ai parfois l’impression qu’ils ne m’écoutent pas, en classe, mais à les entendre aujourd’hui parler de leur création, je réalise qu’ils écoutent plus que je ne le pense, confie-t-elle, émue.
Un des critères permettant par ailleurs à Josée Lusignan et son équipe d’évaluer la faisabilité du projet dans une école s’avère particulièrement important : la capacité de rendre accessibles les machines à coudre et le matériel à l’ensemble de la communauté, afin de favoriser les partages de connaissances entre les générations.
C’est vraiment important qu’on puisse faciliter ça, à tous les niveaux dans la communauté, pas seulement dans le cours de couture comme tel. […] Dans les écoles où on a des labos, les aînés viennent régulièrement aussi partager leur savoir, fait valoir Mme Lusignan.
Les machines à coudre et le matériel sont accessibles à l’ensemble de la communauté.
Photo : Radio-Canada / Valérie Lessard
À Kitigan Zibi, un groupe de femmes, dont fait partie Kelly Diabo, se réunit tous les jeudis soirs depuis le début de l’année. Elles se sont donné comme mandat de confectionner des jupes à rubans pour les filles, adolescentes et autres femmes de la communauté n’ayant ni les moyens ni le savoir-faire pour les coudre elles-mêmes.
Nous voulons que ces filles et femmes puissent porter ces jupes lors de cérémonies et de rassemblements. Nous souhaitons en coudre le plus grand nombre possible d’ici au 24 février prochain, à temps pour la danse de cercle (round dance) de notre communauté, soutient Mme Diabo.
Elle espère surtout piquer l’intérêt de plus de femmes pour leur culture et, qui sait, leur donner envie de venir coudre leur propre jupe avec nous.
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