Conversation avec ces jeunes qui ne veulent pas d'enfants – Masculin.com

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Charles Aznavour chantait qu’à 20 ans, on critique le monde avec désinvolture et les promesses que l’on fait finissent par dans les airs s’évaporer. Inspirée par l’auteur et par sa plume, la jeunesse R’n’B reprend le titre en 2007 par les voix d’Amel Bent et Diam’s sur la piste « A 20 ans ». Elles, racontent qu’à cet âge, « nous grandirons et nous verrons ». Et d’ajouter : « Je vous le dis rien ne va, avec le temps va tout va mal. »
Et en dehors de la musique ? La vingtaine est-elle si pessimiste ? Considère-t-elle son avenir comme un cauchemar ? Les générations futures s’imaginent-elles vivre ?
Pour Masculin, mes amis et moi nous sommes assis autour d’une table et avons parlé, beaucoup de tout, surtout de rien. Et d’un thème central : qui veut… ou ne veut surtout pas avoir des enfants ? Et pourquoi ?
Après avoir passé les débuts de la glace brisée, nous sommes attablés et nous regardons en chien de faïence. Mon entrée en matière doit être assurée : je n’ai pas le choix, vu les sujets que nous allons aborder. Autour de cette grande table en chêne, j’ai réuni des connaissances, des amis et des potes de tout horizon. Parmi eux, il y en a une qui est végétalienne, que seule l’ironie du hasard a placée à côté d’un boucher/carnivore. Quelques centimètres plus loin, mon ami Charles qui vient de s’acheter une voiture flambant neuve est engagé dans une conversation endiablée avec Sarah, qui se déplace quotidiennement à vélo pour limiter son empreinte carbone. C’est un tableau si atypique, que Manet pourrait en être jaloux.
Voilà, c’est le moment. Nos verres sont servis, nos notes sont sorties et nous sommes prêts à (gentiment) en découdre. J’amorce avec cette fameuse question « Autour de cette table, qui souhaite avoir des enfants ?« . 2 ou 3 mains se lèvent timidement. En même temps, j’ai tendu le bâton pour me faire battre : je reformule. « Qui souhaite ne pas avoir d’enfants pour une raison ou pour une autre ? » Ah ! Un taux de mains levées bien supérieur au précédent.
Julie la végétalienne embraye sur ses motivations « Tu sais, je n’ai jamais vraiment eu cette fibre maternelle. Logiquement, je ne me suis jamais vraiment posé la question des enfants, alors que ça fait 6 ans que je suis avec mon copain et un bon bout de temps que maman et belle-maman ont fait alliance pour nous harceler avec les enfants. » La pression familiale, on y a tous pensé. J’échange un regard complice avec l’un de mes amis, qui lui non plus n’hésite pas à harceler sa pauvre sœur quant aux neveux qu’il souhaite. 
Alice, mon amie photographe qui écoute toujours très attentivement ce qu’elle entend, renchérit « Je vois tout à fait ce que Julie veut dire. Personnellement depuis que j’ai su ce qu’était procréer, j’ai toujours été catégorique sur le sujet. Je n’ai jamais été la petite fille qui rêvait de devenir maman, l’idée même d’y jouer ne m’effleurait même pas. »
Julie étaye son propos et confirme celui d’Alice : « Je pense que la notion de prise de conscience concernant la procréation est trop négligée. Comme Alice vient de le dire, c’est également penser aux conséquences que peuvent provoquer la naissance d’un enfant. Ce n’est pas rien. »
J’ai réellement pris conscience depuis peut-être 3 ans que, faire des enfants au vu de l’état de dégradation de l’écologie et de la non prise en compte de nos dirigeants de ce sujet, c’était un truc ultra égoïste.
Mes autres convives sont attentifs et silencieux. Parfois, ils regardent leurs notes comme pour ne surtout pas oublier leurs idées. Au moment où je me dis qu’Alice et Julie vont finir par s’échanger leur numéro, Shéhérazade fait mine de prendre la parole. « Pour ma part, je considère qu’amener une vie supplémentaire pour mon simple désir égoïste de succession n’a pas de sens dans le contexte actuel. Quand bien même la future génération pourrait vivre décemment, à quel prix le fera-t-elle ? On sait déjà que notre survie s’organisera en dépit des classes les plus précaires : le modèle de société sur lequel on repose n’est pas prêt à effectuer de réels changements.»
J’ai bien évidemment écouté ce qu’elle a dit et l’ai même retranscrit. Mais mon cerveau divague. Je pense à tous les autres facteurs que nous n’avons pas abordés et qui contribuent à ce désir de non-reproduction. Je fais passer ma question de mon cerveau à ma bouche et leur demande, de but en blanc, s’ils sont certains que le sort de la planète bleue est le seul élément qui les a décidés. Au fond, je connais déjà la réponse, mais je veux les faire causer. 
C’est l’occasion pour ma timide amie Elodie de s’exprimer : « Depuis que je suis toute petite, j’ai voulu adopter. J’ai toujours voulu élever un enfant vu le nombre d’enfants maltraités, abandonnés, en foyer etc., à travers le monde ; ce n’est malheureusement pas ça qui manque.
J’ai été confortée dans cette idée là au fil du temps, à cause des dérèglements climatiques bien sûr qu’on a pu observer ces dernières années, mais aussi parce que les enfants sont le futur de notre survie. Si ce sont de mauvais humains, c’est certain que rien ne changera .. ».
Mon songe quant aux dires d’Elodie est interrompu par une Shéhérazade passionnée, presque meurtrie.
« …L’Occident laisse et laissera mourir le reste du monde tant qu’il pourra continuer d’assurer son propre confort. Il continuera à puiser dans les ressources de la Terre tant que ça sera possible, en dépit de toute autre population. Je ne peux pas arracher une âme du néant et l’amener à la vie en sachant l’impact écologique et sociologique que cette vie implique, en sachant l’avenir à laquelle je la condamne.
En sachant qu’on fait déjà face à un problème de surpopulation, qu’avec le changement climatique, nourrir l’humanité va commencer à être un vrai problème et l’éthique douteuse des scientifiques et dirigeants. »
Trop de raisons qui font que je ne vois pas pourquoi je déciderais de mettre au monde un enfant. Je serais incertaine de l’avenir que le monde lui réserve.
De concert,Shéhérazade et Elodie martèlent : « Pourquoi mettre une nouvelle âme au monde quand il y a plein d’enfants qui ne demandent qu’à trouver une famille ? » et« A quoi bon mettre au monde un enfant si c’est pour vivre sur une planète aussi meurtrie et qui n’a presque aucune chance de s’améliorer avec le temps ? ».
Un silence court mais intense s’installe, rapidement rompu par Julie ; « De toute façon, commence-t-elle, je trouve quenotre génération est déjà bien en galère, on est une génération de super angoissés, les riches s’enrichissent encore plus, les pauvres sont encore plus pauvres, et l’écologie qui couronne le tout m’a fait vraiment valider ce choix :  si en plus de ça ils doivent mourir dans 20 ans d’un cancer ou à cause des changements climatiques. »
Marine, ce personnage haut en couleurs et à l’apparence désinvolte étouffe un rire. Il faut dire que, c’est une des seules qui n’a pas interagi avant la conversation. Elle avait l’air si soucieuse ! C’est lorsqu’elle ouvre la bouche que l’on comprend : « Perso, je veux pas d’enfant mais pas forcément par rapport à l’écologie. Bien sûr que ça me touche. C’est inévitable et la planète a pris trop cher : tout ça, c’est de la faute des guerres précédentes. On ne peut rien y faire de plus à part ‘reculer’ peut-être l’échéance en faisant des petites actions, mais quoi qu’il en soit c’est trop tard », ajoute-t-elle en souriant. Elle reprend : « Après, le fait de pas vouloir avoir d’enfant -au-delà du fait que ce soit relativement odorant et dépendant-, c’est surtout que la vie est très dure sur de très nombreux plans. Plus que les générations précédentes, notamment à cause des réseaux sociaux à mon sens, et de l’éducation qui laisse à désirer. Je ne veux pas, je refuse que mes enfants naissent et soient obligés de passer par des étapes auxquelles j’ai dû faire face, et qu’ils se sentent comme j’ai pu me sentir. La vie est vraiment dure.
Mais elle ne sourit plus et préfère conclure par cette phrase : « J’ai l’air détaché mais croyez-moi, je m’entraine.»
Je me rends compte que ces gens me parlent à cœur plus qu’ouvert, ils l’ont posé sur la table. Ces gens, mes amis comme les inconnus ont besoin de parler et de se sentir soutenus. Tout le monde peut sentir que l’atmosphère devient solennelle.
Alice, que nous n’avions pas entendue depuis longtemps, se rassied dans son siège et, les yeux baissés, se confie : « J’ai vécu de la violence infantile, pose-t-elle en marquant un temps d’arrêt.  Je pense que ça a eu un impact sur ma vision de la maternité. Je suis née hypersensible et j’ai très peur d’être enceinte, d’être le pilier de quelqu’un, de me consacrer à quelqu’un, j’ai très peur de reproduire des schémas néfastes sur un enfant et de le traumatiser.»
Tous les yeux sont tournés vers elle, toutes les oreilles se tendent et les mouches ont arrêté de voler. Quelque part, même si nous avons tous conscience qu’il s’agit d’un réel sujet et en outre, d’un facteur indéniable dans ce débat, on ne peut s’empêcher d’en faire un tabou. On préfère chasser ces pensées plutôt que de les considérer et considérer la réalité de l’autre. Qu’Alice nous confie ces choses, c’est comme une preuve de confiance.
« Adolescente déjà, la gestation me débectait. Puis, en devenant adulte (qui aime les enfants) j’ai juste conscientisé le fait de ne pas être disponible à la parentalité, psychologiquement parlant. Je préfère savoir ne pas pouvoir et ne pas faire que faire par volonté arbitraire.»
Après ces phrases, les filles baissent la tête, comme si le poids de leurs mots s’était ajouté à leurs épaules. Derechef, je jette un coup d’œil aux visages qui composent la table. Oh oui, ils ont l’air dépités.
Faisant partie des âmes discrètes, j’aperçois malgré tout Malo s’agiter sur sa chaise, comme une bouée que la pesanteur des phrases ferait chavirer : je devine seulement qu’il cherche à détendre l’atmosphère quand il lance d’une voix douce et interdite : « Pour ma part, c’est un peu particulier. J’oscille entre des périodes où je me résigne totalement à l’idée d’avoir des enfants, à cause des problématiques aussi bien écologiques qu’humaines, et des périodes où je me dis que donner la vie est quelque chose de très beau, et que finalement chaque époque rencontre son lot de problématiques. J’aime à penser que (il soupire) … j’aime à penser que notre époque n’est pas pire que celle du Moyen-Âge par exemple, sur certains aspects.»
C’est dur de se dire qu’on ne va jamais… jamais avoir d’enfants.
Sentant sans mal aucun le poids des âmes s’alourdir au rythme des phrases, je cherche mon ami Esteban et sa légendaire temporisation. Lui ne me regarde pas du tout. Dominant largement l’assemblée de son presque double mètre, il regarde simplement les gens et leurs émotions vagabonder de ça de là. Je lui lance une bouteille à la mer :
« Et toi, Esteban ? Un mot sage à nous adresser ?» 
Sans crier gare, il débite « Malgré la problématique de surpopulation,  j’ai très envie d’avoir des enfants. Juste parce que je suis un fan de l’amour. Pour moi, fonder une famille, c’est le summum de l’amour. Créer sa petite bulle avec la personne qu’on aime le plus au monde, avec des mini soi, les éduquer comme il faut pour faire des humains qui feront du bien aux autres. L’idée est trop cool, l’état du monde actuel dans lequel ils vivront peut être, moins…
Du coup, qu’est-ce qu’on fait ? Deux choix, on abandonne l’idée selon laquelle le monde va aller mieux et on abandonne aussi l’idée de créer une famille. Ou, les grands décideurs (entreprises, politiques, États…) se bougent les fesses, les mentalités changent, on vit plus sobrement, on consomme moins et on meurt pas et du coup on fait l’amour. C’est trop bien.
Je reste optimiste et penche pour la deuxième option. Le truc maintenant c’est que tout le monde pense comme ça, non pas juste pour sauver mon rêve de famille mais pour sauver absolument tout.
Parce que si y’a pas d’écologie, y’a pas de planète et si y’a pas de planète, y’a rien. Ça fait peur, rien. »
Sa diatribe provoque une épidémie de sourires niais et de dents dévoilées : imperceptiblement, il m’adresse un clin d’œil. Il l’a prouvé. Pour que le Soleil réapparaisse après les nuages, il suffit d’une once d’espoir. 
Sur ces dires, nos cœurs ont décidé que le reste de la discussion serait confidentiel. Après ces échanges, mes camarades et moi nous sommes sentis grandis. D’avoir pris la peine d’écouter l’autre. D’avoir exprimé des sentiments humains qui ont l’habitude d’être tabous. De s’être sentis si petit les uns par rapport aux autres mais si grand dans notre conversation.
Nous nous sommes dit que nous recommencerions, avec un plaisir immense.
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