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Stéphane Schlesinger
Elle n’a guère apprécié de se faire réveiller à 6 h du matin… En 1989 ou 1990, je ne me souviens plus très bien, ma tante, qui a horreur de se lever tôt, a dû répondre à des hordes de téléphonistes flairant la bonne affaire. Elle avait mis en vente son Opel Corsa 1.2 Viva de 1986 à 12 000 F, sauf qu’au lieu de mentionner 120 000 km, l’annonce n’en indiquait que 12 000… Alors, ça a attisé les convoitises ! C’était un jeudi, le jour où paraissait La Centrale des Particuliers, ce journal papier qui était l’outil de référence pour rechercher sa voiture d’occasion. Vous vous direz, oui mais à cette heure matinale, les marchands de journaux ne sont pas encore ouverts.
Certes, mais il y avait le Minitel (certes, c’est déjà digital), où on pouvait consulter très tôt les annonces (en payant environ 1 franc la minute) en tapant 3615 Lacentrale. Cela dit, ça n’était pas avant 7 h du matin si je me rappelle bien. En fait, certains avancent que les bonnes affaires fuitaient dès l’impression des journaux, avant même qu’ils ne soient distribués donc, moyennant quelques avantages sonnants et trébuchants accordés aux personnes bien placées.Toutes les combines étaient bonnes pour appeler le premier !
Autre particularité de l’époque, il fallait payer pour publier l’annonce de sa voiture dans les périodiques, et le prix variait selon qu’on voulait l’agrémenter d’une photo ou pas. Les meilleures affaires n’étaient bien sûr pas illustrées, et il fallait éplucher des centaines de lignes garnies de mentions absconses « pr.m, ve, fc » qui signifiaient « première main, vitres électriques et fermeture centralisée », pour ne citer que celles-ci.
On se méfiait des « km compteur », car cela impliquait que le kilométrage réel pouvait être différent, et des « mot. neuf », pour moteur neuf, celui-ci pouvant n’avoir subi qu’un changement de joint de culasse. On ne pouvait pas, comme maintenant, demander des photos car cela aurait impliqué pour le vendeur d’en prendre (tout le monde n’avait pas d’appareil), de les faire développer, ce qui était cher, puis de vous les envoyer par La Poste. Trop long ! Alors, on fixait rendez-vous et là, on avait des surprises. Bien plus que maintenant.
C’est avec consternation que j’ai vu arriver celle que je comptais acheter en 1993. J’avais repéré une petite annonce dans La Centrale pour une Fiat Uno 70 SL (oui, déjà…) de 1985, affichée à
16 000 F pour 60 000 km. Très intéressant, d’autant que cette version était rare. En fait, j’ai vu arriver à Porte d’Italie une 70 S (pas le même modèle donc), de 1984, et affublée d’un horrible reflet rose sur sa peinture verte hâtivement appliquée, qui débordait sur les joints. J’ai refusé ne serait-ce que de l’essayer.
Par la suite, je suis tombé dans les colonnes de La Centrale sur une VW Polo 1.3 CL de 1985, en première main et affichée à 15 000 F pour moins de 80 0000 km. J’appelle le vendeur, qui m’assure de son bon entretien, son historique complet et l’authenticité du kilométrage, celui-ci étant dûment vérifié car il était justement assuré au kilomètre. In petto, je jubile en me disant que c’est la bonne, puis le propriétaire me révèle, sur un ton un rien goguenard : « il y a un seul problème : vous êtes le 72e à m’appeler aujourd’hui ».
Finalement, j’ai acheté une Peugeot 205 GT de 1984 (13 000 F pour 68 000 km si ça vous intéresse), comportant son lot de vices plus ou moins cachés, résolus après quelques menaces bien senties adressées au vendeur. Celui-ci, un professionnel tentant de se faire passer pour un particulier, ne s’attendait pas à être retrouvé sur son lieu de travail…
A l’époque, les petites annonces d’automobiles abondaient dans la presse papier : j’adorais commencer la lecture de magazines d’anciennes comme Auto Retro ou Rétroviseur justement par les pages dédiées aux voitures à vendre, et il y en avait beaucoup ! On en trouvait aussi dans des magazines généralistes tels qu’Auto Plus, des quotidiens comme Le Parisien si on habitait en Ile de France (mais il n’y en avait que très peu), et surtout l’Argus.
Ce dernier s’adressait plutôt aux professionnels, mais outre les annonces, il produisait une cote qui faisait référence depuis des décennies. Elle était très basse, et pour la concurrencer, La Centrale avait créé la sienne, plus avantageuse pour les vendeurs particuliers. Alors, des petits malins s’amusaient à utiliser la première pour négocier l’achat d’une voiture, et la seconde quand il s’agissait de la vendre…
Plus tard est apparu Jannonce, qui a sérieusement concurrencé La Centrale : on pouvait y annoncer son auto (ou autre) gratuitement. Vous l’aurez compris, rechercher la « bonne occaze » impliquait alors d’acheter pas mal de presse, et de poireauter une bonne semaine entre deux publications. Une chose à peine concevable à l’heure actuelle.
Internet a fini par redistribuer les cartes, ce qui n’est que logique. Quel progrès ! Désormais, les annonces sont presque toutes illustrées, on reçoit chaque jour sa sélection en temps quasi-réel sur sa boîte mail, on peut consulter en ligne une partie de l’historique des autos, voire effectuer des recherches à l’étranger, et cela ne coûte rien la plupart du temps. Avec cette profusion d’offres consultables sans bourse délier, les comparaisons se font immédiatement. Par conséquent, la notion de cote officielle est désormais nettement moins pertinente.
Tant pis pour les magazines qui ne peuvent plus tellement gagner d’argent en publiant des petites annonces payantes, perdant en sus un peu de leur intérêt, mais ainsi va le monde. Il est certainement plus simple de ne pas se tromper à l’heure actuelle, même si certains vendeurs sont très forts pour n’envoyer que des photos ne montrant pas les défauts de leur auto.
Je me souviens d’un professionnel allemand très connu, sis à Cologne, qui m’avait assuré que la sellerie de l’ancienne qui m’intéressait ne réclamait qu’une petite couture. Une fois sur place, j’ai vu qu’elle était ravagée… La méfiance doit rester de mise !
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