Arnaud Vanneste, nouveau directeur du CHRU de Nancy : « Offrir les meilleurs soins tout en prenant soin des personnels » – La Semaine

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De gauche à droite : Dr Marc Braun, Doyen de la faculté de médecine ; Pr Christian Rabaud, président de la commission médicale d’établissement ; Arnaud Vanneste, directeur général ; Sandrine Joray, coordinatrice générale des soins. Photo DR
La nouvelle s’est aussi vite répandue qu’elle était attendue. Arnaud Vanneste a pris officiellement la succession de Bernard Dupont à la direction générale du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy. Passionné, expérimenté, l’homme est à l’écoute et prêt à approfondir les dossiers posés sur son bureau. Découverte.
Faire la rencontre du nouveau directeur général du CHRU n’est pas un rendez-vous à prendre à la légère. C’est avoir face à vous le capitaine d’un paquebot qui navigue sur des flots pas toujours calmes, mais qui doit savoir mener les équipes, diriger les projets et se frayer un chemin entre les tempêtes. Pas une mince affaire dans un contexte sanitaire toujours fragile, et alors que l’hôpital public connaît des vagues successives qui secouent un peu plus les unes que les autres : pénurie de personnels, engorgement des urgences ou encore, dernièrement, un épisode sévère de bronchiolite.
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— CHRU de Nancy (@CHRU_de_Nancy) November 25, 2022

Vous y ajoutez des pressions supplémentaires. Un CHRU de Nancy qui occupe une place considérable dans le territoire en étant le premier employeur local, rien que ça. Un CHRU, toujours, qui caracole dans les hauteurs des classements, notamment celui édité par Le Point, venant souligner les compétences mais aussi le rythme d’exigences qui a été instauré depuis plusieurs années. La santé comme facteur à part entière de l’identité nancéienne. Entre pôle de référence et d’excellence pour tout un territoire lorrain et bien au-delà, des savoir-faire dans des disciplines médicales fruits d’un dévouement et d’un professionnalisme sans limites des équipes, des prouesses dans la recherche, des projets emblématiques et d’avenir, des partenariats noués avec de nombreuses structures : tout autant d’axes qui permettent de renforcer Nancy comme place forte de la santé. Et s’il fallait y ajouter une ultime pression : succéder à Bernard Dupont qui a fait valoir ses droits à la retraite. Bernanrd Dupont qui, au fil des années, de sa personnalité et de son immuable sens du dialogue, a su opérer des transformations nécessaires et majeures, dans le domaine de la réorganisation comme de la restructuration de l’hôpital. Mais aussi dans sa capacité à emmener toutes les équipes à bon port : celui d’exercer leur métier au service de la population. Si Francis Bruneau, directeur général adjoint, a assuré efficacement l’intérim et fait tourner la maison entre ces deux périodes, c’est désormais à Arnaud Vanneste de saisir le gouvernail et de définir le cap.
Quelques minutes suffisent pour se faire une idée de la personnalité qui s’avance devant soi. L’homme semble plutôt à l’aise. Il est avenant, sympathique et ne lésine pas sur les explications et les argumentations. C’est déjà brillant. Quelques indices renseignent sur sa façon d’agir : pas question pour lui de prendre la lumière et encore moins en solitaire. Arnaud Vanneste veut montrer que c’est une équipe, que c’est un collectif, une communauté tout entière qui fait avancer ce vaisseau amiral. La solidarité, une valeur qui lui est chère, très certainement le fruit de son éducation familiale. L’homme est pudique et on le respecte. Qui est-il est lorsqu’il franchit les soirs, souvent tard, les portes du CHRU ? Il se laisse aller malgré tout à quelques confidences.
La quarantaine tout juste passée, Arnaud Vanneste est issu d’une famille originaire du nord de la France. « Un univers ouvrier où mes grands-parents mais aussi mes parents m’ont beaucoup apporté. Je ne serais pas l’homme que je suis aujourd’hui si je n’avais pas reçu des valeurs fortes d’unité, de solidarité de leur part. Ces valeurs sont profondément ancrées en moi. Elles ont toujours guidé mon parcours et cela va continuer. Si je devais vraiment dresser très brièvement mon portrait, je crois que je pourrais me définir comme quelqu’un de très simple et à l’écoute », parvient-il à résumer.
Chaque professionnel de santé que vous interrogerez vous apportera la même réponse lorsque vous le questionnez sur l’élément qui a pu guider son choix de carrière : la passion de servir les autres. Si ce champ disciplinaire exigeant nécessite de nombreux sacrifices dès les premières années, il doit aussi d’une certaine manière être une vocation. À balayer rapidement – pourtant il est épais – le CV d’Arnaud Vanneste, on se rend très vite compte que le secteur de la santé est la colonne vertébrale de son parcours professionnel. « Je vais vous faire une confidence qui commence chaque jour un peu plus à dater. Lorsque j’étais au lycée, à la fin de ma terminale, je me suis posé une question centrale sur mon avenir professionnel : devais-je me diriger vers des études de médecine ou vers Polytechnique avec l’objectif quand même de faire médecine après ? Il s’est avéré que mon tirage au sort personnel mais pas biaisé m’a dirigé vers des études à Polytechnique. À l’époque, il n’existait pas de passerelles très faciles entre les deux secteurs, je me suis contenté de Polytechnique », lâche-t-il avec le sourire.
Très vite, il a inscrit ses compétences dans l’univers de la santé et des solidarités. Une évidence pour celui qui reste impressionné par toutes les disciplines de la santé et par l’engagement de ceux qui la font vivre au quotidien. « Quand vous y travaillez, vous savez pourquoi vous vous levez le matin. C’est en vous, cela devient une partie de votre ADN. La santé reste un champ porteur d’espoirs tellement énormes. C’est génialissime de se dire que tant de choses restent encore à découvrir et vont ainsi permettre d’améliorer le quotidien de l’Homme. Tout cet univers titille inlassablement ma curiosité. Des sujets génétiques en passant par l’imagerie, la médecine nucléaire qui me rappelle mes années à Polytechnique, la médecine clinique jusqu’aux projets scientifiques à l’image de celui développé par le Professeur Laurent Peyrin-Biroulet ou encore ceux en cardiologie. Je trouve tout cela passionnant et très exaltant intellectuellement. Je m’y retrouve et je m’y épanouis pleinement », poursuit Arnaud Vanneste.
Ancien élève de l’École polytechnique, diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique et de l’École nationale des Ponts et Chaussées, Arnaud Vanneste a très vite rejoint les instances décisionnaires en occupant différents postes au sein du ministère de la Santé et des Solidarités. S’il a débuté par des fonctions administratives, l’homme a rapidement gravi les échelons et pénétré les cabinets ministériels. « Mes bifurcations de parcours s’expliquent très souvent par des rencontres avec des personnalités très intéressantes. En sortant de mon parcours universitaire, j’ai ainsi flashé sur Dominique Libault qui a été pendant près de dix ans directeur de la Sécurité sociale. Travailler auprès de lui a été une opportunité exceptionnelle pour apprendre le métier, quelles politiques publiques mettre en place, comment l’évaluer aussi. Et comment on les fait évoluer au rythme des mouvements de la société. Cette première expérience m’a donné envie de poursuivre et m’a ainsi embarqué très rapidement dans tout ce qui a suivi derrière », raconte Arnaud Vanneste. Ce dernier est donc passé par la case de conseiller technique au cabinet de Xavier Bertrand et membre de l’Inspection générale des Affaires sociales. Qui a d’ailleurs été l’occasion pour lui d’effectuer une première mission au sein du CHRU de Nancy en 2014.
Dès 2015, Arnaud Vanneste quitte les arcanes du pouvoir pour mettre les mains dans le cambouis, sur le terrain. Cap au sud pour assurer la mission de directeur général adjoint à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM). Il avait alors en charge le pilotage des pôles finances, performance, recherche et innovation, travaux et biomédical. Une expérience aussi enrichissante qu’éreintante. « On a l’habitude de dire que les années passées à AP-HM comptent triple. Je confirme ! Nous avons collectivement déployé énormément d’énergie pour obtenir des résultats. Les difficultés de fonctionnement sont multiples. Vous n’avez alors pas d’autre choix que d’effectuer un travail minutieux pour mettre le doigt sur les nombreux grains de sable qui viennent enrayer la machine. Je peux vous assurer que l’on apprend énormément dans ces situations. Ce sont aussi des rencontres passionnantes avec une communauté médicale, des personnalités, qui décuplent leurs efforts pour y arriver coûte que coûte, malgré un travail quotidien dans des conditions loin d’être idéales. Vous y voyez des professionnels qui portent la baraque sur leurs épaules, qui ne comptent pas leurs temps, qui regorgent de créativité, qui travaillent comme des couteaux suisses et l’élastique dans la main pour toujours trouver une solution. Vous vous y attachez forcément davantage. Et quand vous arrivez à décrocher des projets, des investissements et vous vous arrachez le temps de quelques instants du quotidien, c’est salvateur », se remémore Arnaud Vanneste.
Arnaud Vanneste, nouveau directeur général du CHRU de Nancy. Photo DR
Grâce au travail de l’ensemble de la communauté hospitalière, l’AP-HM a progressivement retrouvé une dynamique positive et est devenue bénéficiaire en 2019. Le grand projet de modernisation de l’ensemble des sites de l’AP-HM et le biogénopole ont été validés par le Copermo, respectivement en 2020 et 2016, représentant 400 millions d’euros d’investissements, accompagnés de plus de 300 millions d’euros d’aides. Les équipements biomédicaux ont été progressivement renouvelés. À ce titre, une petite dizaine de partenariats innovants de douze ans ont été conclus avec les industriels pour le renouvellement de plus de 100 équipements d’imagerie et de médecine nucléaire. Sur le versant recherche, Arnaud Vanneste a aussi contribué durant son passage à l’obtention de trois lauréats RHU et à l’amélioration globale des conditions de recherche clinique des principales équipes d’investigateurs. « C’était un poste très concret, vous enchaînez tous les jours les petits pas pour améliorer le fonctionnement. Tout en y associant le versant stratégique qui doit être aussi sur le même chemin. Nous avons réussi à ne pas être en faillite, à retrouver une dynamique avec l’ensemble des équipes médicales, à se refaire confiance les uns les autres. Tout ceci a beaucoup joué dans l’ambiance de travail », rappelle Arnaud Vanneste.
Retour dans la capitale pour Arnaud Vanneste dès 2020 où il rejoint l’équipe de Nicole Notat pour la conduite du Ségur de la Santé. « Quand on m’a proposé de travailler auprès de Nicole Notat sur le Ségur, j’y ai immédiatement vu une opportunité de réécrire de nouvelles pages du système de santé mais aussi hospitalier. La première vague du Covid-19 est venue balayer toutes les habitudes de fonctionnements que nous avions auparavant. Nous avons alors tous opéré un alignement : offrir encore plus les meilleurs soins à nos patients. En écoutant les soignants, les personnels et il est vrai, avec moins de contraintes budgétaires, nous avons pu changer des choses », reconnaît-il.
Au gré de ses expériences, Arnaud Vanneste a pu acquérir une connaissance plus fine des besoins actuels de l’hôpital. Il déroule donc très facilement une analyse sur un secteur toujours très fragile. « Depuis 2008, nous avons demandé des économies à l’hôpital beaucoup trop rapides par rapport aux capacités d’adaptation du système public hospitalier. Pouvoir réécrire les choses, les ajuster, être créatif, libérer la parole au moment du Ségur de la santé a été une occasion saluée par tous, je crois », poursuit-il.
Ses capacités de travail et ses facultés sont repérées par celui qui est alors ministre de la Santé et des Solidarités dans le gouvernement de Jean Castex, Olivier Véran. Rien de mieux pour appliquer les engagements pris pendant le Ségur de la santé que d’avoir dans sa garde rapprochée les forces vives qui ont participé à son élaboration. Arnaud Vanneste intègre donc le cabinet d’Olivier Véran comme conseiller chargé de l’offre de soins, des financements et de l’organisation hospitalière, notamment pour piloter la mise en œuvre des engagements du Ségur et du dispositif Ma Santé 2022. « C’était pour moi l’opportunité de travailler à bouger ces lignes, réécrire de nouveaux chapitres aussi bien dans l’offre de soins que dans les conditions de travail offertes aux professionnels de santé. Avec un objectif : offrir les meilleurs soins tout en prenant soin de nos personnels. Je vais m’appliquer cette même maxime à la tête du CHRU de Nancy », assure-t-il.
Nouvelle étape dans le parcours de ce brillant quadragénaire avec son arrivée à la tête du CHRU de Nancy. Des terres lorraines qu’il avait déjà foulées puisque, au sein du cabinet d’Olivier Véran, il a veillé à l’instruction du schéma directeur immobilier, pierre angulaire de l’avenir de l’établissement et de son fonctionnement. « Le CHRU de Nancy et moi, c’est une histoire en plusieurs épisodes. Bernard Dupont m’a sollicité à plusieurs reprises lorsque j’étais en poste au cabinet du ministre. Je tiens tout d’abord à dire que j’ai une immense admiration et que je salue le travail mené par Bernard Dupont tout au long de ces années depuis 2013. C’est rare qu’un directeur général reste aussi longtemps et il a traversé toute cette période avec maestria. Difficultés financières, construction au long cours, Covid-19, il a réussi avec ses équipes à surmonter tout cela. Depuis mon arrivée il y a quelques jours, j’observe une communauté unie et c’est important de le souligner. Chapeau bien bas à tout ce qu’il a pu faire ! », livre Arnaud Vanneste.
Photo © DR
Il est vrai que la culture CHRU est très forte et loin d’être négligeable dans la dynamique instaurée. Professionnalisme des équipes soignantes, exigence, qualité d’écoute et d’entente, cohésion des équipes, sentiment d’appartenance fort : autant d’atouts précieux découverts par le nouveau directeur général. « Cette culture est un grand trésor. Je vais m’attacher à poursuivre dans cette voie. Je m’inscris pleinement dans la continuité de fonctionnement instaurée par Bernard Dupont. Je n’ai pas la prétention de faire un Bernard Dupont 2, je n’en ai pas les qualités mais je promets que je vais faire de mon mieux ! », lâche, avec le sourire, Arnaud Vanneste.
Alors justement, quelle va être sa patte, sa façon de faire ? Son expérience parle. « En raison de la taille du CHRU, je me vois plutôt comme le maire d’une grande ville qui doit s’assurer que les choses sont bien administrées et que l’ensemble de la communauté peut évoluer dans un environnement propice. Je préfère d’ailleurs me définir comme celui qui va conduire le directoire du CHRU de Nancy plutôt que comme directeur général. Avec le Professeur Christian Rabaud, président de Commission médicale d’établissement, avec le Doyen Marc Braun de la Faculté de médecine, avec la coordinatrice générale des soins, Sandrine Joray, nous sommes dans un exercice collégial de direction. Où j’ai un rôle de coordinateur d’une forme de comité des Sages. Qui prendra les décisions, aucun doute là-dessus. Mais je préfère cette image du collectif plutôt que du fait du prince. Nous allons continuer à creuser et approfondir tout ce qui a été initié ». Voilà qui est dit.
Pour l’avenir, l’homme va droit au but. Il veut continuer à prouver que le CHRU de Nancy est debout et bien debout. Aussi bien dans la pérennité de l’établissement avec sa qualité et son offre de soins, « qui reste le nord de la boussole », que le bien-être des équipes. « Nous verrons ce qu’il est possible de faire en termes de capacités supplémentaires », glisse-t-il.
Même s’il affirme que « le CHRU est en bonne santé », une des faiblesses rencontrées par l’établissement, comme d’autres, reste le manque de personnel. À l’image de la centaine de postes d’infirmiers manquants. « Le CHRU de Nancy a des difficultés en la matière mais beaucoup moins que d’autres établissements de la région. Recruter un maximum de personnels soignants fait partie des objectifs. Je sais que les équipes s’y attellent depuis quelque temps. Nous allons poursuivre. C’est important que le premier employeur du territoire soit en bonne santé, y compris pour la vie économique du territoire. Nous avons d’ailleurs évoqué ce sujet avec Mathieu Klein. On voit très bien que la santé peut devenir encore plus fortement un pôle de développement économique pour le territoire métropolitain. Nous devons travailler là-dessus. Comme sur le fait que le CHRU est un soutien précieux pour l’existence de nombreux hôpitaux environnants. C’est aussi un sujet qu’il faut prendre en compte. Nous avons, d’une manière générale, des points d’excellence qui font rayonner le CHRU localement, nationalement mais aussi internationalement. Nous avons l’impérieuse nécessité de développer ces points, offrir les meilleures conditions aux équipes de chercheurs, les accompagner dans les appels à projets », confirme-t-il.
D’une manière générale, le directeur général veut aussi impulser « une déconcentration ». Explications : « Il faut faire confiance aux personnels et en réinjecter dans l’ensemble des services. Que chacun puisse porter ses projets. C’est un élément important qui permet d’emmener toute la communauté vers demain », poursuit Arnaud Vanneste.
Demain, ce sera aussi le schéma directeur immobilier, avec à l’horizon 2030 des démolitions, des constructions et autres transferts d’activités qui vont se succéder et qui ont d’ores et déjà commencé. L’enjeu va donc d’être la capacité de maintenir une qualité des soins et un bien-être aussi bien dans les équipes que pour les patients. « C’est un sujet majeur qui va en effet nous accompagner durant les huit prochaines années. Nous devons veiller à continuer de faire vivre l’hôpital, à maintenir des conditions de travail exemplaires pour nos personnels comme préserver la qualité des soins et de l’accueil pour nos patients. Il faudra aussi prendre en compte les bouleversements urbanistiques que ce chantier va engendrer afin que les différents flux ne soient pas perturbés. Nos échanges avec les services de l’État à ce sujet sont constants. »
Un directeur général qui continue à prendre ses marques, à se plonger dans les dossiers et qui esquisse le présent comme le futur du CHRU de Nancy. Loin d’être une promenade de santé mais l’homme en a les capacités et surtout l’envie. Bienvenue à Nancy !
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