Ajouter France 24 à votre écran d'accueil
© 2022 Copyright France 24 – Tous droits réservés. France 24 n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes. Fréquentation certifiée par l'ACPM/OJD.
Publié le : Modifié le :
Après avoir affirmé que la Russie était responsable d’un tir de missile qui a fait deux morts en Pologne mardi, Volodymyr Zelensky semble rétropédaler jeudi expliquant qu’il était “impossible d’affirmer quelque chose de précis aujourd’hui”. Sur le terrain, Moscou a lancé une nouvelle campagne de frappes pour endommager les installations énergétiques ukrainiennes alors qu’un froid intense est en train de s’abattre sur le pays. Suivez en direct les derniers développements du conflit.
Le gouvernement français considère que les frappes russes contre des objectifs civils en Ukraine peuvent constituer des crimes de guerre dont les auteurs devront rendre compte, a déclaré jeudi 17 novembre le ministère français des Affaires étrangères.
“La France condamne avec la plus grande fermeté la poursuite des frappes russes contre de nombreuses villes ukrainiennes, dont Kiev, a déclaré le Quai d’Orsay lors d’un point presse. Ces frappes ont de nouveau visé délibérément des infrastructures civiles, affectant l’alimentation en électricité des foyers en Ukraine. Ces frappes irresponsables ont également un impact sur la sécurité énergétique de la Moldavie voisine”.
“Ces frappes ont de nouveau visé délibérément des infrastructures civiles, affectant l’alimentation en électricité des foyers en Ukraine. (…) Ces frappes contre des objectifs civils peuvent constituer des crimes de guerre dont les auteurs devront rendre compte”.
La Russie a de nouveau lancé des frappes contre plusieurs villes d’Ukraine, dont la capitale Kiev, des bombardements qui coïncident avec de premières chutes de neige dans un pays miné par les coupures d’électricité provoquées par la Russie.
La répétition des frappes russes depuis octobre sur les infrastructures énergétiques de l’Ukraine prive régulièrement de courant et aussi d’eau des millions d’Ukrainiens.
Le pays avait déjà été touché mardi par des frappes massives, qui interviennent après une nouvelle humiliante retraite russe.
La Russie, sous pression d’une contre-offensive ukrainienne, a abandonné le 11 novembre le nord de la région de Kherson (sud) dont elle revendique pourtant l’annexion.
Ces nouvelles frappes interviennent au moment où Kiev a connu ses premières chutes de neige qui ont recouvert le matin les voitures stationnées dans les rues. Le gouverneur régional, Oleksiï Kouleba, avait averti la veille que la semaine à venir serait “difficile”, avec des températures qui pourront descendre “jusqu’à -10 °C”.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a assuré que la Russie portait la “responsabilité ultime” pour la chute meurtrière d’un missile en Pologne, alors qu’une enquête doit déterminer d’où celui-ci a été tiré.
“Quelle que soit la conclusion de l’enquête, nous savons déjà la partie qui porte la responsabilité ultime pour cet incident tragique : la Russie”, a-t-il déclaré depuis Bangkok, avant un sommet de dirigeants de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec).
“L’Ukraine a le droit de se défendre et nous sommes engagés à soutenir l’Ukraine”, a-t-il encore insisté.
Antony Blinken a répété que les États-Unis “n’avaient rien vu qui contredisent” l’hypothèse avancée par Varsovie, selon laquelle ce missile provenait selon toute probabilité de la défense anti-aérienne ukrainienne.
Le secrétaire d’État, qui s’est entretenu dans la journée avec son homologue ukrainien Dmytro Kouleba, a dit que Washington “continue d’évaluer la situation et de partager les nouvelles informations” sur l’incident avec Kiev.
Les souffrances de civils en Ukraine, confrontés en plein hiver à des coupures d’électricité après les frappes russes sur les infrastructures énergétiques, sont la “conséquence” du refus de Kiev de négocier avec Moscou, a affirmé le Kremlin.
“C’est la conséquence du manque de la volonté de la partie ukrainienne de régler le problème, d’entamer des négociations, son refus de chercher un terrain d’entente”, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé sur les coupures d’électricité dont souffrent des millions d’Ukrainiens.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré “ne pas savoir ce qu’il s’est passé” en Pologne où un missile est tombé mardi, tuant deux personnes, après avoir pourtant affirmé que le projectile était “russe”.
“Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Nous ne savons pas avec certitude. Le monde ne le sait pas. Mais je suis sûr que c’était un missile russe, je suis sûr que nous avons tiré depuis des systèmes de défense aérienne”, a-t-il déclaré, cité dans un communiqué de la présidence ukrainienne.
>> À lire aussi : Tir meurtrier sur un village en Pologne, remonter la piste du missile pour éviter l’escalade
“Il est impossible d’affirmer quelque chose de précis aujourd’hui”, a-t-il dit en réponse à une question sur l’incident.
“Ce n’est qu’après l’enquête qu’il sera possible de tirer des conclusions” sur l’origine du tir, a ajouté M. Zelensky.
La Russie a nié à plusieurs reprises avoir tiré mardi un missile qui a terminé sa trajectoire en Pologne en tombant sur un village près de la frontière avec l’Ukraine. Varsovie, de son côté, a jugé “hautement probable” qu’il s’agisse d’un projectile antiaérien ukrainien.
Aucun responsable russe n’envisage de recourir aux armes nucléaires, a déclaré le Kremlin. Lors d’une rencontre en Turquie, le directeur de la CIA américaine, William Burns, a transmis à son homologue du SVR russe, Sergueï Narichkine, un message adressé au président nVladimir Poutine sur les conséquences qu’aurait une décision de Moscou de recourir à l’arme nucléaire.
Le président russe Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises ces derniers mois que la Russie défendrait son territoire par tous les moyens dont elle dispose, y compris l’arme nucléaire si nécessaire, suscitant les inquiétudes de la communauté internationale.
La Russie a confirmé la reconduite “sans aucun changement” de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, après que la Turquie, l’ONU et l’Ukraine ont annoncé sa prolongation plus tôt jeudi.
“La partie russe autorise l’extension technique de +l’Initiative de la mer Noire+ sans aucun changement dans ses termes et sa portée”, a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué. Moscou s’était brièvement retiré fin octobre de l’accord, dénonçant l’utilisation du couloir humanitaire par Kiev “à des fins militaires”.
“C’est la première fois qu’un pays signataire du traité d’interdiction des mines est confronté à l’utilisation de mines sur son territoire par un autre pays”, a expliqué Mary Wareham, membre de l’équipe de recherche de l’Observatoire des mines, en conférence de presse.
C’est la première fois qu’un pays signataire du traité d’interdiction des mines est confronté à l’utilisation de mines sur son territoire par un autre pays”, a expliqué Mary Wareham, membre de l’équipe de recherche de l’Observatoire des mines, en conférence de presse.
“C’est un recul majeur pour le traité sur les mines antipersonnel”, a ajouté l’experte, également membre de l’ONG Human Rights Watch.
L’utilisation par la Russie – pays qui a le plus gros stock mondial de mines antipersonnel (26,5 millions) – de ce type d’armes en Ukraine a été fermement condamnée par divers pays.
La Russie est “entièrement responsable” de la chute d’un missile en Pologne, qui a tué mardi deux personnes, a affirmé le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, à la suite d’un entretien téléphonique avec son homologue américain, Antony Blinken.
“Nous partageons le point de vue selon lequel la Russie porte l’entière responsabilité de sa terreur par missiles et de ses conséquences sur le territoire de l’Ukraine, de la Pologne et de la Moldavie”, a indiqué le ministre ukrainien sur Twitter.
I had a call with @SecBlinken right during another massive missile attack on Ukraine this morning. We share the view that Russia bears full responsibility for its missile terror and its consequences on the territory of Ukraine, Poland, and Moldova. 1/2
Kiev a réaffirmé mercredi que le missile ayant tué deux personnes la veille dans un village polonais près de la frontière avec l’Ukraine était “russe”, contredisant l’Otan et Washington qui accréditent plutôt la thèse d’un missile de défense ukrainien.
Regardez le décryptage de notre chroniqueuse internationale, Armelle Charrier.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “salué” la reconduite de l’accord sur les céréales ukrainiennes en Mer noire.
Dans un communiqué transmis à l’AFP par le Centre de coordination conjointe (JCC) qui supervise les exportations, basé à Istanbul, Antonio Guterres affirme que “l’ONU est pleinement engagée à lever les obstacles qui entravent les exportations de produits agricoles et engrais de la Fédération de Russie”.
Une nouvelle vague de frappes russes a touché plusieurs régions d’Ukraine, faisant au moins un blessé, ont annoncé les autorités ukrainiennes.
À Dnipro (centre-est), deux sites d’infrastructure ont été touchés et une personne a été blessée, a indiqué la présidence. À Kiev, deux missiles de croisière ont été abattus par la défense ukrainienne alors que près d’Odessa (sud), des infrastructures ont été touchées, selon les autorités régionales respectives.
Un léger manteau neigeux recouvrait Kiev, la capitale de l’Ukraine, alors que le pays subit d’importantes coupures d’électricité après de lourdes frappes russes sur les infrastructures énergétiques, a constaté l’AFP.
La neige recouvrait notamment les voitures stationnées dans les rues de la capitale, où de nombreux quartiers étaient privés de courant dans la matinée. Le gouverneur régional, Oleksiï Kouleba, a prévenu que la semaine à venir serait “difficile”, avec des températures qui pourront descendre “jusqu’à -10°C”.
Le ministre ukrainien des Infrastructures, Oleksandr Kubrakov, a annoncé sur Twitter l’extension pour 120 jours de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes.
#BlackSeaGrainInitiative will be prolonged for 120 days. 🇺🇦 @ZelenskyyUa together w/ @antonioguterres 🇺🇳@UN, 🇹🇷 @RTErdogan & Minister of Defence Hulusi Akar @tcsavunma made another important step in the global fight against the food crisis.
La Turquie a confirmé la reconduite de l’accord “selon les mêmes conditions” que celles observées depuis le mois de juillet, a annoncé un haut responsable à l’AFP sous couvert d’anonymat.
L’Initiative sur les céréales en mer Noire, qui expire vendredi soir, a permis de sortir plus de 11 millions de tonnes des ports ukrainiens en quatre mois.
Alors que le président Volodymyr Zelensky persiste à dire que le missile tombé en Pologne n’était pas ukrainien, Joe Biden, de retour d’Asie, a rappelé que ne c’était pas “ce que montraient les preuves”.
Je ne veux pas me prononcer avant que nous n’ayons terminé l’enquête mais, selon la trajectoire (du missile), il semble peu probable qu’il ait été tiré de Russie. Nous verrons.”
Les États-Unis et les pays membres de l’Otan mèneront une enquête complète avant d’agir, a-t-il ajouté.
“Nous sommes convenus d’aider la Pologne dans son enquête sur l’explosion qui s’est produite dans la campagne polonaise, près de la frontière ukrainienne, et ils vont faire en sorte que nous sachions exactement ce qu’il s’est passé”, a annoncé Joe Biden.
“Nous déciderons collectivement ensuite de notre réponse avant de la mettre en œuvre. Toutes les personnes rassemblées autour de la table étaient unanimes sur ce point.”
Le service de sécurité de l’Ukraine a annoncé, mercredi soir, la découverte d’une “autre chambre de torture des occupants russes” à Kherson. “Les Russes y ont gardé des patriotes locaux qui refusaient de coopérer avec l’ennemi dans des conditions inhumaines. Les habitants de Kherson ont été interrogés et brutalement torturés”, a ajouté cette source.
Le ministre ukrainien des Affaires intérieures, Denys Monastyrskyi, a indiqué que 436 procédures avaient été ouvertes après la découverte dans cette région d’éléments pouvant être qualifiés de crimes de guerre, notamment onze sites d’emprisonnement dont “quatre” ayant des traces de salles de torture.
Jusqu’à présent, “63 corps” ont été retrouvés “mais les recherches ne font que commencer et beaucoup plus de sites de torture et de mises en terre seront découverts”, a-t-il relevé, selon le site du gouvernement ukrainien.
Les États-Unis et leurs alliés ont critiqué la Russie, mercredi 16 novembre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies organisée au lendemain de l’explosion qui a fait deux morts dans un village polonais proche de la frontière ukrainienne.
L’Otan et les autorités polonaises ont estimé que l’explosion était vraisemblablement due à un tir de missile de la défense aérienne ukrainienne, rien n’indiquant qu’il s’agissait d’une attaque délibérée.
“Cette tragédie ne se serait jamais produite si la Russie n’avait pas inutilement envahi l’Ukraine, et si elle n’avait pas récemment tiré des missiles sur les infrastructures ukrainiennes”, a déclaré l’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, devant le Conseil. “L’Ukraine a tous les droits de se défendre après ces bombardements”, a-t-elle ajouté.
Les ambassadeurs polonais et britannique ont également estimé que l’invasion russe de l’Ukraine était à blâmer pour l’explosion en Pologne.
“Cela fait bien longtemps que nous avons cessé d’être surpris par vos tentatives, en toute circonstance et en dépit des faits ou du bon sens, de blâmer la Russie pour tout”, a répondu l’ambassadeur russe auprès de l’ONU, Vassili Nebenzia.
Avec AFP et Reuters
Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine
Emportez l'actualité internationale partout avec vous ! Téléchargez l'application France 24
Les nouvelles frappes russes sur l'Ukraine sont "une gifle au G20", assure Zelensky
L'explosion en Pologne "vraisemblablement due à un missile ukrainien", selon Stoltenberg
Exactions des forces russes en Ukraine : témoignages glaçants de civils à Balaklia
Procès du crash du vol MH17 : trois suspects condamnés à la perpétuité, un quatrième acquitté
Tir meurtrier sur un village en Pologne : remonter la piste du missile pour éviter l'escalade
Evguéni Prigojine, l’offensive du "cuisinier" de Poutine pour s’imposer en Russie
Giorgia Meloni contre Roberto Saviano : une "menace" pour la liberté d'expression en Italie
Recours à l'arme nucléaire : le chef de la CIA rencontre son homologue russe en Turquie
En images : Kherson n'en finit pas de fêter la libération de l'occupant russe
Paris et Londres signent un nouvel accord contre les traversées de migrants dans la Manche
L'Ukraine a payé un "prix élevé" pour reprendre Kherson, dit Volodymyr Zelensky
En Slovénie, une avocate médiatique devient la première femme présidente
Dans Kherson libérée, l'heure est au déminage
Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.