2022, l'année de l'explosion du serverless – JDN

2022, l'année de l'explosion du serverless Sur les clouds d’AWS, de Google et de Microsoft, la majorité des utilisateurs utilisent des technologies sans serveur, des micro-fonctions aux applications containerisées.
"Les clients nous demandent toujours plus d'automatisation en matière de serveur", nous confiait Julien Groues, directeur AWS France lors d'un podcast enregistré en juin 2022. Un mouvement qui ne date pas d'hier. La tendance en faveur des technologies serverless avait déjà été identifiée par Datadog à l'occasion de son baromètre 2020, The State of Serverless. Mais dans l'édition 2022 de son étude parue en juin dernier, le spécialiste de la cybersécurité en mode cloud constate que l'usage a atteint une nouvelle étape. Désormais, plus de la moitié des utilisateurs de Datadog, quel que soit le cloud utilisé (AWS, Google Cloud, Microsoft Azure), misent sur des services sans serveur, que ce soit via l'exécution de micro-fonctions ou via les architectures containérisées. 
Hébergement du backend de site web, gestion de flotte d'objets connectés, d'application mobile, traitement analytics, de fichiers, application de gestion par événements… Les cas d'usage du Functions as a Service (FaaS) sont variés. Principal avantage du modèle ? Il permet d'exécuter le code d'une application sans avoir à installer ni maintenir les serveurs physiques ou virtuels sous-jacents. Quant à la facturation, elle se cale sur la ressource IT réellement consommée (lire l'article Plus flexible, moins cher : le serverless est la prochaine étape du cloud).
Côté français, Scaleway demeure le seul cloud positionné dans le FaaS. OVHCloud avait bien lancé une expérimentation, mais elle a été abandonnée. Baptisé Serverless Functions, le FaaS de Scaleway est disponible en version finale depuis novembre 2021. "En France, il s'agit d'un marché encore timide compte tenu de la faible maturité des clients sur cette technologie", reconnait Arnaud de Bermingham. Le segment n'en reste pas moins plein d'avenir. "Selon une étude d'IDC réalisée auprès de 8 000 à 9 000 décideurs IT à travers le monde, 40% à 50% des organisation auront adopté ce mode d'architecture d'ici 2024", ajoute le président de Scaleway.
Toujours d'après le baromètre de Datadog, les utilisateurs de l'offre de FaaS d'Amazon (AWS Lambda) ont de plus en plus recours au service ECS Fargate du même provider pour automatiser le lancement et l'orchestration de containers logiciels. Fin 2021, 20% d'entre eux étaient dans ce cas, contre moins de 10% un an auparavant (voir le graphique ci-dessus). Une manière pour ces clients d'étendre l'emprunte serverless de leurs applications cloud.
Mais le serverless ne concerne pas seulement le Function as a Service. Il s'étend aussi au Kubernetes as a Service (KaaS). Un domaine où la dynamique d'adoption est nettement plus forte, y compris en France. Pour preuve : l'offre de KaaS de Scaleway enregistre des croissances de 100%, et représente désormais plus de 50% du chiffre d'affaires du cloud d'Iliad sur le créneau du cloud public. "En l'espace de trois ans, Kubernetes a complément percé en France", commente Arnaud de Bermingham. Principal avantage du FaaS de Scaleway : il intègre systématiquement la dernière version de la distribution open source de Kubernetes (K8s). Ce qui est loin d'être le cas des offres équivalentes chez AWS, Azure et même Google. Objectif de Scaleway : tendre vers la solution la plus standard possible.
Conscient de l'avantage qu'apporte le serverless en matière d'automatisation, AWS ne s'y est pas trompé. Le cloud de Seattle concentre une grosse partie de ses efforts de R&D en vue de retirer l'utilisateur de la gestion des serveurs et des containers. Ces derniers mois, Amazon a déroulé les sorties à un rythme soutenu avec cette ambition en point de mire. A commencer par Amazon Redshift Serverless, une version sans serveur de son entrepôt de données du même nom. Idem pour son service d'infrastructure big data Amazon EMR, ou encore pour son infrastructure de calcul distribué Spark Amazon MSK.
Autre annonce réalisée par AWS au premier semestre : Amazon SageMaker Serverless Inference. Un module qui automatise le dimensionnement des ressources machine en vue d'exécuter tel ou tel modèle de machine learning, en fonction de la taille de ce dernier et du nombre d'utilisateurs à encaisser.
Côté fonctions Lambda, Amazon a annoncé en mars dernier le support de 10 Gb de stockage éphémère, soit 20 fois plus que l'ancienne limite de 512 Mo. "Pour les applications de calcul financier ou de traitement multimédia, les clients ont souvent besoin de lire et d'écrire un grand nombre de données sur du magasin éphémère. D'où ce redimensionnement", argue-t-on chez Amazon. Une fois n'est pas coutume. AWS n'est ici pas à la pointe. Les fonctions Azure de Microsoft prennent en charge, elles, jusqu'à 14 Gb de stockage éphémère, avec un délai d'expiration maximal de 30 minutes, contre 15 minutes pour AWS. Avec leur 4 Gb de mémoire éphémère et leurs 9 minutes de délai, les fonctions de Google Cloud font pâle figure. Quant à Scaleway, le FaaS se limite pour le moment à 2 Gb de stockage.
Au global, le marché des architectures serverless va passer de 7,6 milliards en 2020 à 21,1 milliards de dollars en 2025 selon le cabinet américain Market and Markets. Soit une hausse annuelle de 22,7% sur la période. "Les grandes entreprises adoptent largement les architectures sans serveur en vue de réduire les dépenses d'investissement (Capex) et de fonctionnement (Opex) dans une logique toujours plus grande d'automatisation numérique", synthétise le cabinet.

"Les clients nous demandent toujours plus d'automatisation en matière de serveur", nous confiait Julien Groues, directeur AWS France lors d'un podcast enregistré en juin 2022 . Un mouvement qui ne date pas d'hier. La tendance en faveur des…
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