20 ans d'euro, 2 ans de Brexit et dans les deux cas une avancée … – France Inter

La zone Euro d’abord : dans 3 jours, la Croatie va en devenir le 20ème membre. 20 membres pour 20 années.
C’est la preuve que la monnaie européenne conserve son pouvoir d’attraction et que la région des Balkans n’est pas condamnée à l’instabilité.
Pour les 4 millions de Croates, qui entrent aussi dans l’espace de libre circulation Schengen, c’est la consécration de beaucoup d’efforts : lutte contre la corruption, rationalisation du secteur bancaire, maîtrise du chômage.
Pour l’Europe aussi, le symbole politique est fort : le dernier pays à avoir rejoint la zone Euro, c’était la Lituanie en 2015.
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Aujourd’hui, l’Euro apparait comme le socle d’une union solide.
Il a permis de maîtriser les taux d’intérêt. La crise financière du début des années 2010 a été surmontée.
Avec la création du Mécanisme Européen de Stabilité et de procédures d’endettement commun, l’Union a envoyé un message : les marchés savent désormais que si un pays membre de la zone Euro fait défaut, l’Union viendra le sauver.
Comme une Assurance Vie. C’est majeur.
Le Brexit lui aussi a renforcé l’Union. Ça peut sembler paradoxal, mais au bout de deux ans, ça saute aux yeux.
D’une part, l’Europe des 27 est plus cohérente : elle n’est plus freinée en permanence par les atermoiements britanniques.
Certes, des divergences demeurent entre pays du Nord et du Sud (entre fourmis et cigales). Certes le hongrois Orban continue de la jouer perso. Mais globalement, l’Europe est plus efficace.
Les mutualisations de dettes, le plan de relance post Covid, le Green Deal, tout cela n’aurait pas pu se faire aussi vite avec les Britanniques.
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D’autre part, l’état actuel du Royaume-Uni est une publicité pour l’Europe, par le contre-exemple.
Nos voisins vont mal. Inflation, flambée des coûts de l’énergie, endettement, grèves à répétition, PME en souffrance.
La Chambre de Commerce Britannique l’affirme aujourd’hui sans détour : cette situation n’est pas tant une conséquence de la guerre en Ukraine, qu’une conséquence du Brexit.
PIB en baisse de 5 points, investissement en recul de 10 points. Le pays prend l’eau.
Conséquence, ailleurs dans l’Union, plus personne ne veut prendre la poudre d’escampette. Même les Extrêmes droites, longtemps tentées par la bretelle de sortie, n’en parlent plus. Fini le Frexit ou l’Italexit.
Tout compte fait, on est plus au chaud en Europe.
Pour autant, il serait faux de dire que tout va bien pour l’Union.
L’année 2023 s’annonce difficile. De nombreux diplomates sont inquiets. Par exemple l’ancien ministre des Affaires Étrangères Hubert Védrine confie redouter que l’Europe « disparaisse des radars ».
Il y a d’abord le défi économique face au coût de l’énergie et face au protectionnisme américain. Les différences de niveau de vie et d’inflation entre les 20 pays membres de la zone Euro posent question.
Comment s’entendre sur une politique monétaire commune alors que les intérêts divergent ? L’Europe aurait sans doute besoin d’un budget centralisé, d’une fiscalité harmonisée, voire d’un Euro 100% dématérialisé.
Et puis il y a bien sûr le défi sécuritaire et politique posé par la guerre en Ukraine. Le risque de dissensions est élevé, au sein de l’Europe, entre les pays désireux « d’en finir avec la Russie » et ceux prêts à discuter avec Moscou.
Enfin, il y a le risque interne aux institutions européennes.
Ses querelles de personnes, par exemple entre ses deux incarnations, Ursula von der Leyen et Charles Michel. Et son manque de garde-fous face à la corruption, on vient de le voir avec le “Qatargate” au Parlement européen, un scandale qui peut laisser des traces.
Le pire adversaire de l’Europe, c’est elle-même.
L’équipe

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